Red Bull : La clarification FIA sur le mini-DRS a fait "une différence"
Red Bull estime que la clarification faite par la FIA sur les ailerons arrière avant Austin a pu faire une "différence" sur le plan hiérarchique, alors que McLaren estime que ce n'est pas réellement le cas.
Photo de: Glenn Dunbar / Motorsport Images
Avant le Grand Prix des États-Unis 2024 de F1, la FIA a clarifié ce qu'elle attendait des écuries afin de s'assurer de la conformité de leurs ailerons arrière. Parmi ces points de clarification figuraient notamment la question de la fente du DRS, certaines équipes se servant de la déformation de cette zone de l'aileron pour gagner de la performance en ligne droite.
Cette intervention de la fédération, qui a conduit à la modification d'ailerons chez plusieurs écuries, dont McLaren qui a été la seule à le reconnaître publiquement, faisait suite à la polémique née du "mini-DRS" de la MCL38 lors du GP d'Azerbaïdjan. Même si l'aileron en question avait passé le test statique, sa trop grande déformation une fois en piste a suscité des doutes chez la concurrence et, après discussion avec la FIA, l'écurie britannique avait accepté de le modifier.
Comme d'autres écuries, c'est donc finalement l'ensemble de sa gamme d'ailerons que McLaren a modifié avant Austin. Et d'aucuns n'ont pas manqué de souligner que ces changements étaient intervenus avant un week-end où, pour la première fois depuis longtemps, l'équipe ne semblait pas avoir l'une des meilleures monoplaces.
Ainsi, du côté de Red Bull, où l'on assure qu'aucun changement a été fait sur l'aileron utilisé sur la RB20 au Texas, la conviction est grande que les modifications faites avant l'épreuve américaine ont eu un impact sur la forme des uns et des autres dans un championnat devenu aussi serré.
"De petits détails font la différence, et surtout quand les [performances des] voitures ont convergé comme elles l'ont fait", a ainsi déclaré Christian Horner, quand il lui a été demandé s'il estimait que l'action de la FIA pouvait avoir influencé la hiérarchie. "Tout est question de gains marginaux. C'est la raison d'être de la Formule 1. Alors oui, inévitablement, il y aura une différence liée [la clarification de la FIA]. L'importance de cette différence variera d'un circuit à l'autre."
Christian Horner, Team Principal, Red Bull Racing
Photo de: Andreas Beil
Toutefois, chez McLaren, l'on affiche plus de scepticisme sur le sujet, d'autant plus que plusieurs écuries ont a priori dû faire le même type de modifications : "Je serais surpris qu'il n'y ait que deux ou trois équipes qui aient dû procéder à des adaptations au niveau de l'aileron arrière", a déclaré Andrea Stella, le directeur de la structure de Woking.
"Notre aileron arrière a été ajusté après Bakou, suite à certaines des discussions que nous avons eues, et la FIA a fourni quelques références sur ce qu'ils aimeraient voir. Mais il s'agit d'un élément vraiment mineur en termes de performance de la voiture. Cela n'a rien à voir avec une quelconque variation de performance d'une épreuve à l'autre."
"Aucune des performances que nous observons, qu'elles soient meilleures ou moins bonnes, ne devrait être associée à cela. Et je pense que ce n'est pas seulement vrai pour McLaren, c'est vrai pour n'importe quelle équipe, sachant que certaines équipes ont pu être amenées à ajuster le comportement de l'aileron arrière."
McLaren avait demandé, alors que la polémique faisait rage autour de son aileron de Bakou, que la FIA se montre également attentive à ce qui pouvait se passer chez d'autres écuries concernant l'exploitation de la fente du DRS. Stella estime que la clarification faite par l'instance depuis a motivé des modifications, sans toutefois que cela soit de nature à ralentir les concurrents.
"Il est certain que d'autres équipes réussissaient à agrandir la fente [du DRS]. Je m'attends à ce que ces équipes aient fait l'objet des mêmes requêtes que nous. D'un point de vue technique, même si je vois qu'elles agrandissaient un peu la fente, et que je pense qu'on leur a peut-être demandé d'aller moins loin, je m'attends à ce qu'il n'y ait pas d'effet du type 'ces choses vont modifier leurs performances'. Ce n'est pas ce qui fait la performance d'une F1, du moins pas à un niveau perceptible, mesurable ou quantifiable d'une épreuve à l'autre."
Avec Jonathan Noble
VIDÉO - Le résumé du GP des États-Unis
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