La FIA révèle que plusieurs écuries ont dû modifier l'aileron arrière
Suite à la controverse sur le "mini-DRS" de McLaren, la FIA a décidé de clarifier la limite de flexibilité des ailerons arrière des monoplaces.
La FIA a révélé que plusieurs équipes avaient été contraintes de modifier leurs ailerons arrière pour le Grand Prix des États-Unis en réponse à la volonté de l'instance de mieux encadrer leur flexibilité.
Le comportement de cette partie des monoplaces avait fait l'objet d'une attention particulière ces dernières semaines à la suite de la controverse sur le "mini-DRS" de McLaren lors du Grand Prix d'Azerbaïdjan. Oscar Piastri avait remporté la course à Bakou avec un aileron arrière dont les extrémités du flap supérieur se retroussaient en ligne droite, permettant à la monoplace de gagner en vitesse de pointe.
Les équipes rivales s'étaient plaintes auprès de la FIA et cela avait donné lieu à des discussions entre l'instance dirigeante et McLaren sur le design de son aileron, qui avait toutefois passé avec succès tous les tests statiques et n'enfreignait donc pas le règlement à proprement parler.
La FIA ayant finalement décidé que la flexibilité de l'aileron n'était pas acceptable, notamment en ouvrant la fente que recouvre ce flap quand le DRS n'est pas activé, l'écurie britannique a accepté d'apporter des modifications sur la pièce utilisée en Azerbaïdjan. Il a néanmoins été révélé qu'à la suite de ces discussions avec l'instance, McLaren avait en réalité modifié la totalité de ses ailerons, dont celui utilisé actuellement à Austin.
Il semblerait que la FIA ait clarifié auprès de toutes les équipes la limite considérée comme acceptable en ce qui concerne la flexibilité des ailerons arrière, étant donné que d'autres écuries étaient également soupçonnées de profiter de cette zone floue du règlement au niveau de la fente du DRS.
LA FIA a mis à jour la limite de flexibilité des ailerons arrière.
Photo de: Simon Galloway / Motorsport Images
Le responsable monoplace de la FIA, Nikolas Tombazis, a révélé qu'à la suite des nouvelles directives envoyées aux équipes, plusieurs d'entre elles ont dû procéder à des ajustements pour Austin, McLaren étant la seule à l'avoir admis jusqu'à présent.
"Après Singapour, nous avons envoyé une note sur les ailerons arrière, indiquant ce que nous considérions comme acceptable ou non", a expliqué Tombazis. "Deux ou trois équipes ont dû procéder à de petites modifications pour s'y adapter."
L'identité des autres équipes n'a pas été révélée, mais des sources suggèrent que toutes les écuries ayant remporté une course cette saison pourraient être concernées. Au sujet de ces nouvelles directives, Tombazis a déclaré que la FIA considérait maintenant que toute augmentation de l'écart entre le flap supérieur et la fente de plus de 2 mm lorsque le DRS est fermé ne serait pas conforme au règlement.
"Nous ne voulons pas que l'ouverture dépasse 2 mm", a-t-il déclaré. "Il y a une ouverture naturelle, en raison de la façon dont les flaps sont montés et se déforment, mais certaines équipes les déformaient davantage."
Pour faciliter le contrôle des ailerons, la FIA a augmenté le nombre de points de référence (autocollants qui servent de points de repères) sur les ailerons arrière des voitures à partir de ce week-end. Ces points, vérifiés par les caméras embarquées orientées vers l'arrière, permettront à la FIA de juger avec une certaine précision l'ampleur de la déformation des ailerons.
Tombazis a ajouté : "Nous voulons simplement nous assurer qu'il n'y a pas de tendance qui s'installe dans une certaine direction, mais ce n'est pas parce que nous avons des plans immédiats pour introduire un nouveau test ou quoi que ce soit d'autre."
Bien que l'aileron au "mini-DRS" de McLaren était parfaitement conforme au règlement, Tombazis a révélé que la FIA n'était pas d'accord avec sa conception. À la question de savoir si l'équipe aurait été dénoncée pour infraction au règlement si elle avait continué à utiliser la pièce en question, l'ingénieur grec a répondu : "Oui, nous l'aurions fait, car l'aileron du mini-DRS n'est pas légal."
"Nous leur avons dit : 'Écoutez, nous considérons que c'est quelque chose que vous devez changer'. S'ils nous avaient ignorés, ce qui n'est généralement pas le cas, nous les aurions dénoncés."
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