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C'était un 20 novembre : Ferrari et Alonso se séparent

Le 20 novembre 2014, Ferrari officialisait une nouvelle qui n'était plus qu'un secret de polichinelle : Fernando Alonso allait quitter Maranello en fin de saison, sans avoir pu remporter de titre avec la Scuderia.

Fernando Alonso, Ferrari F14 T, Kimi Raikkonen, Ferrari F14 T

Rétro : Dans l'Histoire des sports méca

Sur deux ou quatre roues, replongez-vous dans l'Histoire des sports mécaniques, celle qui a écrit la légende des hommes et des machines durant des décennies.

L'annonce du départ de Sebastian Vettel de Red Bull Racing avait été faite dès le Grand Prix du Japon, le 4 octobre 2014, et la destination du quadruple Champion du monde allemand ne laissait guère de doute. Aucun doute non plus sur l'avenir de Fernando Alonso, dont la relation avec l'équipe italienne avait connu une année trop difficile pour survivre. Le jeudi précédant le dernier Grand Prix de la saison, à Abu Dhabi, où le titre mondial allait se jouer entre Lewis Hamilton et Nico Rosberg, un communiqué scellait la rupture, alors même qu'il restait encore une année. 

Marco Mattiacci, éphémère directeur de la Scuderia, qui avait succédé à un Stefano Domenicali démissionnaire en avril et qui allait être remplacé à ce poste par Maurizio Arrivabene au lendemain de la course de Yas Marina, rendait hommage à Alonso : "Au tableau d'honneur des grands pilotes de la Scuderia Ferrari, Fernando Alonso occupera toujours une place à part."

"Nous lui adressons nos sincères remerciements pour ce qui a été une aventure extraordinaire avec la Scuderia, alors qu'au cours des cinq dernières années, il a failli remporter le Championnat du monde à deux reprises. Je suis sûr qu'un grand pilote comme Fernando aura toujours le Cheval cabré à cœur et je m'attends aussi à ce que les fans de Ferrari continuent de le considérer avec beaucoup d'estime dans ses projets futurs."

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Alonso faisait lui part de la difficulté de cette décision, tout en appuyant sur son esprit d'équipe, pourtant largement remis en cause à l'époque dans le paddock : "Aujourd'hui n'est pas facile pour moi, car même si je regarde toujours l'avenir avec beaucoup d'enthousiasme et de détermination, à la fin de cette saison, mon voyage en tant que pilote Ferrari prendra fin. C'était une décision difficile à prendre, mais une décision mûrement réfléchie et, du début à la fin, mon amour pour Ferrari a été une considération primordiale."

"J'ai toujours eu la chance de prendre mes propres décisions concernant mon avenir et j'ai cette possibilité maintenant. Je dois en remercier l'équipe, qui a compris ma position. Je quitte la Scuderia Ferrari après cinq ans, au cours desquels j'ai atteint mon meilleur niveau professionnel, relevant des défis majeurs qui m'ont poussé à trouver de nouvelles limites."

"J'ai aussi prouvé que j'étais un vrai joueur d'équipe, faisant passer les intérêts de la Scuderia avant les miens. Quand j'ai dû prendre des décisions importantes pour mon avenir, je l'ai fait avec Ferrari dans le cœur, guidé par mon amour pour l'équipe."

Après cinq saisons de hauts et de bas pour Alonso, échouant de peu à remporter les titres 2010 et 2012 face à Sebastian Vettel mais vivant aussi des saisons plus compliquées comme 2011 ou encore la deuxième partie d'année 2013, l'échec du tournant turbo hybride de Ferrari en 2014 faisait s'écrouler un édifice rendu fragile par l'omnipotence du double Champion du monde. Ce dernier, ne croyant plus dans le projet italien, écrira son avenir avec McLaren, porté par les espoirs du retour de Honda en tant que motoriste exclusif. Mais c'est une autre histoire... 

Les victoires d'Alonso avec Ferrari

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Bahreïn 2010
Bahreïn 2010
Allemagne 2010
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Italie 2010
Italie 2010
Singapour 2010
Singapour 2010
Corée du Sud 2010
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Grande-Bretagne 2011
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Malaisie 2012
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Europe 2012
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Allemagne 2012
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Chine 2013
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Espagne 2013
Espagne 2013
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