Ricciardo se pensait en très bonne position pour Ferrari ou Mercedes

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Ricciardo se pensait en très bonne position pour Ferrari ou Mercedes
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8 févr. 2019 à 13:48

Daniel Ricciardo a reconnu une certaine frustration à ne pas avoir été choisi par Mercedes et Ferrari alors même qu'il considérait que sa "force d'attraction" était au plus haut niveau possible après le GP de Monaco 2018.

Début 2018, l'Australien semblait devoir être l'une des prises de choix du marché des transferts et, au vu de ce qu'il avait démontré chez Red Bull depuis 2014, sa destination ne pouvait être, en cas de départ, que Maranello ou Brackley.

Finalement, au fil des mois, il est apparu que ni Ferrari, ni Mercedes ne feraient ce choix. Et alors qu'il semblait quasiment acté, devant cet état de fait, qu'il resterait au sein de l'écurie qui lui a permis de remporter toutes ses victoires en F1, il a en fait choisi d'emprunter un autre chemin, le menant vers Renault et Enstone.

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Si ce choix a pu interroger et a mis un certain désordre dans un marché des transferts qui s'annonçait déjà agité, il n'a en tout cas pas effacé une certaine frustration au vu du contexte actuel, comme il l'a expliqué dans le podcast de la journaliste Natalie Pinkham.

"Lors des 12 prochains mois, je pense toujours, et tout le monde peut le dire, que Mercedes et Ferrari vont toujours être les équipes à battre. Ça pourrait être plus long que ça, mais je pense qu'il est raisonnable de parler des 12 prochains mois. Peut-être que d'autres écuries pourraient gagner une course ça et là, mais je pense qu'elles sont toujours les équipes dans lesquelles il faudra être à court terme."

Au sortir du Grand Prix de Monaco 2018, remporté par Ricciardo alors même qu'il a subi un problème technique au début de l'épreuve, Lews Hamilton, Sebastian Vettel et lui comptaient deux victoires chacun sur les six premiers GP de la saison. Et le pilote au numéro 3 pensait que cette situation lui ouvrirait en grand les portes des structures qui se battent pour le titre.

"Seb, Lewis et moi avions remporté deux courses chacun ; à ce stade, d'une certaine façon, personne n'était à notre niveau. J'avais l'impression que ma force d'attraction, pour ainsi dire, ne pouvait pas être plus importante. D'une certaine manière, j'en attendais probablement plus, à juste titre à ce moment-là je pense. Mais de nouveau, à travers tout ce processus, ça prouve qu'à ce niveau rien n'est prévu, garanti ou quoi que ce soit. Il y a toujours des strates."

La jeunesse chez Ferrari, la continuité chez Mercedes

Le processus de prise de décision d'une écurie, surtout pour choisir un pilote alors même que les performances globales sont bonnes, est le fruit d'une réflexion d'ensemble. Pour Ferrari, la situation a été complexifiée par le décès à l'été de Sergio Marchionne. Le président de Ferrari souhaitait en effet faire confiance à Charles Leclerc quand, du côté de la nouvelle direction, c'est plutôt l'option de la continuité avec un Kimi Räikkönen en meilleure forme (et s'entendant très bien avec Vettel) qui était envisagée. Cette dernière n'a finalement pas été retenue, à la fois pour respecter la volonté du président défunt mais aussi en raison d'accords déjà établis.

"Ce que Ferrari a fait, je vois et respecte ça, parce que j'ai vu Red Bull le faire, faire monter des jeunes au travers du programme", explique Ricciardo. "D'une certaine façon, je pense qu'il était temps, par rapport au fait que ça a marché pour Red Bull. Seb était [un jeune pilote], j'en étais un, Max en est un, et nous avons tous gagné des courses voire des championnats dans le cas de Seb. Ce n'est pas comme si ça n'avait pas fonctionné. Donc ça, évidemment je respecte et comprends."

Du côté de Mercedes, la décision a été prise relativement tôt, et annoncée lors du week-end du GP d'Allemagne. Or à ce moment-là, beaucoup pensaient que le début de saison de Valtteri Bottas rendait ce choix logique, tout comme le fait de ne simplement pas toucher à un duo n'ayant pas de problèmes de relations. Il était difficile de prévoir que le Finlandais allait connaître une baisse significative de résultats par la suite. Malgré cela, il aura pleinement joué le rôle de lieutenant dans certains moments importants, favorisant les titres de son équipier et de son écurie.

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"Concernant Merc', c'est une dynamique légèrement différente pour la voie qu'ils ont choisi", continue Ricciardo. "J'imagine que de leur côté c'est plus conservateur, mais je ne peux rien dire parce que ça a fonctionné pour eux. C'est comme ça, et également je ne sais pas tout et ne veux pas faire semblant que c'est le cas. Il y a tellement de choses qui se passent dans cette discipline et une partie de moi choisit de ne pas tout savoir parce que sinon ma tête exploserait."

Enfin, l'Australien réfute la possibilité que son arrivée ait pu être bloquée par Vettel ou Hamilton. "Il y a un argument [pour qu'ils bloquent le transfert], assurément, et il y a probablement un argument consistant à dire 'Eh bien, ce sont deux des meilleurs pilotes du monde, ils sont confiants, ils croient pouvoir battre n'importe qui se présente face à eux'. Et puis évidemment il y a l'argument selon lequel ça fonctionne bien comme ça donc pourquoi changer ?"

"Écoutez, pour être honnête, je ne pense pas qu'ils m'auraient empêché [de venir]. Pour faire court, je pense qu'une organisation aussi grande que Ferrari ou Mercedes, s'ils veulent faire venir quelqu'un, ils le feront. Seb et Lewis, je suis sûr qu'ils ont du pouvoir, mais pas suffisamment pour dire 'Les gars, n'allez pas dans cette direction'."

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