Rowland et Gasly capables de "bien mieux" que certains pilotes de F1

C'est désormais officiel : Pierre Gasly va remplacer Sébastien Buemi chez Renault e.dams pour l'ePrix de New York, le Suisse étant pris par son engagement avec Toyota aux 6 Heures du Nürburgring.

Rowland et Gasly capables de "bien mieux" que certains pilotes de F1
Sébastien Buemi, Renault e.Dams
Pierre Gasly
Nicolas Prost, Renault e.Dams
Oliver Rowland, Mahindra Racing Formula E Team
Oliver Rowland, DAMS
Sébastien Buemi, Renault e.Dams
Pierre Gasly, Team Mugen
Pierre Gasly, pilote d'essais Red Bull Racing
Nicolas Prost, Renault e.Dams
Pierre Gasly
Oliver Rowland, DAMS
Esteban Ocon, Sahara Force India F1 VJM10
Esteban Ocon, Sahara Force India F1 VJM10

Le Français, qui évolue actuellement en Super Formula, va donc découvrir la Formule E, championnat où ont déjà couru 53 pilotes différents, et pas des moindres : on y retrouve de nombreux anciens pilotes de Formule 1 et des fers de lance du WEC.

Actuel dauphin du championnat de Formule 2, Oliver Rowland s'y est essayé la saison dernière, remplaçant Nick Heidfeld chez Mahindra à Punta del Este, avec la 13e place à la clé. De quoi lui donner une idée du niveau de compétitivité de la discipline.

"La course que j'ai faite, j'y ai pris beaucoup de plaisir", se remémore Rowland pour Motorsport.com. "Tout le monde dit que ce n'est pas si rapide, mais quand on est entre deux murs sur un circuit qui ressemble à une piste de karting, c'est très intéressant."

"Et le niveau des pilotes, à mon avis, est aussi élevé que dans ce paddock [qu'en F1, ndlr]. Tous ceux qui sont passés ici et qui n'ont pas eu beaucoup de chance y sont : les Buemi, les Vergne, les Di Grassi sont tous assez bons pour être en Formule 1. Donc ce serait un vrai plaisir de courir contre eux, et je vois vraiment ça comme une option pour l'avenir. Qui sait ?"

Faible préparation pour Gasly

C'est un grand défi qui attend Pierre Gasly au sein de l'écurie double Championne en titre, d'autant que le pilote de réserve Red Bull n'arrivera à New York que le vendredi soir, après deux jours de travail sur le simulateur de Milton Keynes pour préparer le Grand Prix de Grande-Bretagne. Gasly manquera donc le shakedown du vendredi et pilotera la monoplace pour la première fois le samedi matin, en essais libres.

"Le shakedown ne fait vraiment aucune différence, car il y a très peu de puissance et on ne fait que deux tours, sans oublier que la piste n'a aucune adhérence", relativise Rowland. "Cela ne lui posera pas de problème, il a une bonne voiture, il est dans une bonne équipe, il va être bien préparé."

"Franchement, quand j'y ai couru, j'ai fait exactement pareil, je n'ai même pas testé avant. J'ai débarqué pour le shakedown, et j'ai fait septième ou huitième en qualifications, mais j'ai commis une erreur dans le dernier secteur. Et c'était contre Senna, par rapport à qui mon rythme était similaire."

"Je ne vois pas pourquoi Pierre ne pourrait pas sauter dans la voiture et avoir le rythme d'emblée. Le truc, c'est que le rodage est très délicat : plus on attaque, plus on est lent. Il faut qu'il en soit conscient, mais je suis sûr qu'avec son talent, il va faire du bon travail."

L'exemple Ocon

Oliver Rowland et Pierre Gasly se connaissent bien, puisqu'ils se sont côtoyés dès la saison 2012 d'Eurocup FR2.0 avant de s'en disputer le titre en 2013. C'est alors Gasly qui avait été sacré, tandis que l'on retrouvait en troisième place un certain Esteban Ocon, pour l'instant seul pilote de cette promotion à avoir atteint la Formule 1. Le pilote Force India a été sacré en F3 Europe et en GP3 entre-temps, mais aussi recruté par Mercedes au sein du programme de jeunes pilotes de la marque.

"Parfois, on a sa chance, et c'est son cas", affirme Rowland. "Mais il a fait une bonne année en F3, puis en GP3. Vous savez, j'ai fait le pari de passer directement de l'Eurocup à la FR3.5, c'est un plus grand saut. Parfois, on a de la chance et parfois non, mais je pense que Pierre et moi avons fait nos preuves contre des pilotes de son calibre. Le fait est, à mon avis, que les équipes doivent donner leur chance aux jeunes pilotes."

"Tout ce dont nous avons besoin, c'est d'une opportunité de montrer si nous sommes suffisamment bons. Par exemple, si Max [Verstappen] n'avait jamais eu sa chance, qui sait... Peut-être qu'il serait allé en F2 et que son équipe aurait été à une seconde, et le pilote ne peut pas rattraper une seconde, c'est impossible. Il faut juste avoir l'opportunité, pour nous deux, car je pense que nous pouvons faire bien mieux que certains pilotes qui sont déjà en F1", conclut-il sans détour.

Propos recueillis par Valentin Khourounzhiy

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