Russell dénonce la "défense discutable" de Leclerc à Silverstone
George Russell estime que Charles Leclerc a eu recours à un comportement "clairement interdit par le règlement" pour défendre sa position en piste à Silverstone.
George Russell n'a pas apprécié la défense de Charles Leclerc à Silverstone, qualifiant certaines des manœuvres du pilote Ferrari "très limite" lorsque les deux hommes ont croisé le fer en début de course. Le Britannique tentait alors de profiter de la fraîcheur de ses pneus tendres pour faire fructifier une stratégie agressive mais n'a jamais trouvé l'ouverture. Un peu plus tard, après son unique arrêt au stand, le pilote Mercedes est revenu à la charge et a fini par passer, remontant jusqu'au cinquième rang du Grand Prix de Grande-Bretagne.
"Je me sentais bien avec ces pneus [tendres]", explique-t-il. "J'ai passé 28 tours à moins d'une seconde de la voiture devant moi. Je pense que j'aurais pu faire encore plus de tours si j'avais eu le champ libre. Je me sentais vraiment bien avec cette gomme, elle convenait à notre voiture."
"J'ai fait de mon mieux pour dépasser Charles, dont la défense était discutable à certains moments. Mais ça n'aurait pas changé ma course. Si je l'avais dépassé, j'aurais probablement dû m'arrêter encore plus tôt. Les deux McLaren se seraient probablement arrêtées pour couvrir la stratégie et j'aurais donc terminé cinquième."
Interrogé par Motorsport.com sur ses griefs envers le comportement de Charles Leclerc en piste, George Russell apporte des précisions. On l'avait entendu s'en plaindre lors d'une communication radio avec son stand.
"C'était au freinage du virage 16", précise-t-il. "J'étais sur le point de l'attaquer à l'intérieur et, juste au niveau de la zone de freinage, il a décroisé de façon assez agressive. C'est clairement interdit par le règlement. Je crois qu'ils lui ont mis une petite tape sur les doigts. Quand il y a une opportunité de dépassement et que l'autre ne reçoit qu'une sorte d'avertissement, c'est un peu frustrant."
"C'était très limite, il faut que je revoie la vidéo", ajoute-t-il tout en assurant ne pas avoir l'intention d'en rediscuter lors du prochain briefing des pilotes. "Depuis la voiture, j'ai eu l'impression que c'était à la limite, ou peut-être juste au-delà. Ça ne me préoccupe pas trop."
En fin de course, George Russell a surtout été surpris par le rythme qu'ont su tenir en pneus durs les McLaren de Lando Norris et Oscar Piastri pour résister aux Mercedes. L'intervention de la voiture de sécurité et le passage à des pneus tendres offrait une occasion de double podium qui ne s'est finalement pas concrétisée.
"Je pensais que ça allait être évident, Lewis deuxième et moi troisième", admet-il. "Je n'arrivais pas à croire qu'ils aient chaussé ces pneus et que ça fonctionne. Peut-être que s'ils avaient choisi les tendres ça n'aurait pas marché comme pour nous. De même que si l'on avait chaussé les durs, ça n'aurait probablement pas fonctionné de la même manière."
Propos recueillis par Adam Cooper
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