Russell déplore "une course dictée par les pneus"
Moins fringant que son coéquipier Lewis Hamilton au Grand Prix de Mexico, George Russell a pris la sixième place après avoir bataillé avec la température de ses pneumatiques.
La seconde tournée américaine de la saison ne réussit pas à George Russell pour l'instant. Septième du GP des États-Unis avant les disqualifications de Charles Leclerc et son coéquipier Lewis Hamilton, le Britannique a rallié l'arrivée du GP de Mexico au sixième rang, avec près de 30 secondes de débours sur Hamilton toutefois.
La raison du manque de compétitivité de Russell sur l'Autodromo Hermanos Rodriguez se trouve dans les pneumatiques, selon l'intéressé. Les exigences du tracé, qui a l'habitude de mettre à mal la mécanique et les gommes, a conduit à une course de gestion, ce qui n'a pas aidé Russell compte tenu de sa position en piste, derrière des Ferrari moins compétitives que sa W14 le dimanche.
"Une fois de plus, ce n'était qu'une course dictée par les pneus", a résumé le #63 auprès de Motorsport.com. "La voiture était très performante, [j'étais] juste derrière Carlos [Sainz] mais je n'ai pas vraiment pu le dépasser. Nous avons dû lever le pied parce que mes freins surchauffaient, c'était le cas pour de nombreux pilotes. Et dès que j'ai levé le pied, j'ai perdu toute la température de mes pneus et je n'ai jamais pu la récupérer. Pendant les 15 derniers tours, c'était comme rouler sur de la glace et les sensations étaient vraiment désagréables, je me sens très chanceux de finir sixième."
Dans le sillage de Carlos Sainz Jr en début de course, Russell n'a pas eu l'opportunité de se hisser devant son rival en dépit de l'aide du DRS sur une ligne droite principale de plus d'un kilomètre de long. Le pilote Mercedes s'est en fait heurté à des changements de trajectoire de son rival afin de l'empêcher de plonger dans le premier virage en retardant son freinage, ce qui a mené Russell à critiquer cette défense à la radio.
"Les règles sont assez claires. Ce n'était pas agressif et les déplacements n'étaient pas significatifs mais c'était clairement un mouvement", a insisté Russell pour Motorsport.com. "Une fois qu'il freinait, il se déplaçait en quelque sorte pour se protéger de moi, et quand vous freinez à des vitesses aussi élevées, il est très facile de bloquer [les roues] mais pas d'inquiétudes à avoir sur ce point."
Ironie du sort, Russell s'est ensuite trouvé dans la situation inverse, lorsque le pilote Mercedes a dû contenir le retour de Lando Norris dans les derniers kilomètres. La bataille a tourné court toutefois, l'état des pneumatiques du #63 l'empêchant de rester dans le top 5.
Interrogé par Motorsport.com sur cette lutte, il a indiqué : "Ce n'est jamais amusant quand vous êtes le pilote en difficulté qui défend sa position. Encore une fois, j'ai vraiment eu des difficultés avec les pneus tout au long de la course et cela a été assez clair lorsque j'ai levé le pied, j'ai perdu tout le grip et je n'ai pas pu le récupérer."
"Je ne suis pas trop inquiet parce que j'en connais la raison mais cela fait deux week-ends de suite [que je suis en difficulté] pour deux raisons différentes ; la semaine dernière, c'était l'essence et j'avais perdu mes pneus parce que je devais gérer le carburant, ce week-end c'étaient les freins. Il y a au moins un peu de clarté."
Propos recueillis par Adam Cooper
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