L'accrochage avec Tsunoda a coûté "15 à 20 points d'appui" à Piastri
Oscar Piastri et McLaren révèlent que la monoplace de l'Australien a été endommagée dans son accrochage avec Yuki Tsunoda.
Au Grand Prix de Mexico, pendant que Lando Norris remontait de la 17e place au départ à la cinquième à l'arrivée, Oscar Piastri franchissait la ligne d'arrivée huitième en étant parti septième. L'Australien occupait pourtant la sixième position en début d'épreuve, et il était encore septième après le drapeau rouge, mais sa bataille avec Yuki Tsunoda lui a alors coûté cher : deux contacts ont eu lieu entre les deux monoplaces.
Il y a d'abord eu une légère touchette entre la roue avant de l'AlphaTauri, à l'intérieur du virage 2, et la roue arrière de la McLaren ; ensuite un accrochage plus conséquent entre la roue avant de la McLaren et la roue arrière de l'AlphaTauri, qui tentait de faire l'extérieur au premier virage. Aucune sanction n'a été donnée par les commissaires de course, qui ont estimé qu'aucun des deux pilotes n'était majoritairement responsable de l'incident.
Tsunoda est parti en tête-à-queue et a perdu toute chance de points, tandis que Piastri a pu continuer avec une monoplace endommagée mais s'est promptement effacé devant la chevauchée fantastique de son coéquipier Norris, qui avait réalisé cinq dépassements en dix tours.
"Il y a eu de belles manœuvres", commente Piastri sur sa lutte avec le Japonais. "Je pense que c'était une bataille acharnée. À la fin, je ne suis pas vraiment sûr de ce qui s'est passé, je freinais juste et nos roues se sont touchées. Il n'y a rien de plus à dire. J'avais des dégâts à ce stade. Lando était très rapide par rapport à tout le monde, alors ça n'avait pas de sens d'essayer de se battre. Et au final, ça a permis à Lando de gagner deux places de plus. Alors ça s'est bien terminé pour l'écurie."
Oscar Piastri (McLaren) a dû s'effacer devant son coéquipier Lando Norris
Lors des 22 tours qui ont suivi cette collision, Piastri était en moyenne 0"570 plus lent que Norris par tour, et ce n'était manifestement pas qu'une question de dégâts : "La gestion des pneus reste un facteur, assurément. Bien sûr, les dégâts n'ont pas aidé, et bien sûr, je bataillais très fort avec Yuki, ce qui n'aidait pas non plus. Mais ça reste quelque chose à essayer d'améliorer."
"Du côté d'Oscar, avec le contact, nous avons perdu 15 à 20 points d'appui", confirme le directeur d'équipe Andrea Stella. "Sur un tel circuit, ce sont trois ou quatre dixièmes, alors c'était un peu dommage. En même temps, les pneus d'Oscar étaient plus usés que ceux de Lando. C'est similaire à ce que l'on a vu à Austin lors du sprint. Oscar avait des pneus plus dégradés, et on dirait que cela fait une assez grande différence. Alors la pression monte ; il faut gérer, il faut utiliser la batterie pour défendre, et c'est un cercle vicieux où l'on peine à trouver le rythme."
Cette huitième place est en tout cas le pire résultat de Piastri sous le drapeau à damier depuis le Grand Prix des Pays-Bas, au retour de la trêve estivale, alors que la McLaren est très en verve depuis l'apparition d'évolutions majeures au début de l'été. "Avec le rythme que l'on a dans notre voiture désormais, je ne pense pas vraiment qu'il y ait de quoi fanfaronner. On en veut encore et toujours davantage", conclut le jeune loup.
Propos recueillis par Adam Cooper et Filip Cleeren
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