Russell fait un parallèle avec sa saison "risible" de F3 Europe

Si les résultats ne sont pas au rendez-vous pour George Russell, le protégé de Mercedes est convaincu que cela ne l'empêche pas de prouver sa valeur.

Russell fait un parallèle avec sa saison "risible" de F3 Europe

George Russell est le seul pilote du plateau à ne pas avoir marqué le moindre point cette saison, malgré un niveau de performance souvent irréprochable au volant de la Williams FW42 – indéniablement la monoplace la moins compétitive en 2019. Son coéquipier Robert Kubica a profité d'un chaotique Grand Prix d'Allemagne pour ouvrir son compteur de justesse.

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L'on pourrait penser que ce contexte est loin d'être idéal pour le rookie britannique, qui a certainement à cœur de prouver qu'il mérite sa place en Formule 1. Cependant, l'intéressé est convaincu que l'absence de bons résultats bruts ne jouera pas en sa défaveur, et prend l'exemple de sa seconde campagne de F3 Europe en 2016 : après s'être classé sixième avec Carlin l'année précédente, Russell avait fini "seulement" troisième du championnat chez Hitech GP. Il était surtout le premier classé qui ne fasse pas partie de la dominatrice écurie Prema, qui avait placé Lance Stroll, Maximilian Günther et Nick Cassidy aux premier, deuxième et quatrième rangs.

"Mes deux années en Formule 3 ont été très compliquées et – surtout la première année – avaient de quoi forger le caractère, c'est le moins que l'on puisse dire", commente un Russell prompt à faire son autocritique. "Cette mauvaise expérience m'a aidé pour les années suivantes car j'étais assez naïf. Je pensais toujours que j'avais raison et que l'équipe ne savait pas de quoi elle parlait. Je n'ai pas consenti suffisamment d'efforts pour essayer d'améliorer la voiture afin qu'elle convienne à mon style de pilotage, etc, et j'ai commis beaucoup d'erreurs."

"J'ai énormément appris en 2016 quand j'avais une option avec Mercedes F1. Je courais avec Hitech, une nouvelle équipe, et je pense avoir été vraiment performant lors de cette année – j'ai battu mes coéquipiers en qualifications lors de 28 courses sur 30 [plus précisément lors de 15 séances sur 18 : Russell en a manqué deux, et la grille de départ de la troisième course du week-end était déterminée par le second meilleur temps de chacun en Q2, ndlr]. Mais je n'ai quand même fini que troisième du championnat car Lance [Stroll] était là et était supérieur à tout le monde."

Podium : le vainqueur Lance Stroll, Prema Powerteam Dallara F312 – Mercedes-Benz; le deuxième, Joel Eriksson, Motopark Dallara F312 – Volkswagen; le troisième, George Russell, HitechGP Dallara F312 – Mercedes-Benz

Lance Stroll sur le podium aux côtés de Joel Eriksson et de George Russell à Imola

Ce résultat a valu à Russell de rejoindre le programme de jeunes pilotes Mercedes en janvier 2017, juste avant des titres consécutifs en GP3 et en F2. Pour lui, c'est la preuve que même au volant de la monture la moins véloce du plateau, il a les moyens d'impressionner la marque à l'étoile.

"Que Mercedes m'ait fait signer quand je n'avais fini que troisième pour ma seconde année en F3, ça en disait long. C'était presque risible de voir à quel point mon championnat avait mal tourné, à certains égards. S'ils croient que je suis capable de devenir pilote de Formule 1 après n'avoir remporté que deux courses en F3 [sur 30 cette saison-là] et avoir fini troisième du championnat pour ma seconde année, cela montre que les résultats ne sont pas complètement représentatifs. Je suis extrêmement reconnaissant du fait qu'ils sont de véritables racers et sont capables de discerner la réalité. D'une certaine manière, ce pourrait être assez similaire cette saison", conclut l'Anglais.

Propos recueillis par Scott Mitchell

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