Tension et insulte suite à l'accrochage Hamilton/Verstappen

Un nom d'oiseau a fusé à Sakhir, suite à l'accrochage entre Lewis Hamilton et Max Verstappen.

L'accrochage entre Lewis Hamilton et Max Verstappen restera l'un des principaux incidents de ce Grand Prix de Bahreïn. Les deux hommes étaient à la lutte pour la dixième place au deuxième tour ; le Néerlandais a plongé à l'intérieur au premier virage mais n'a laissé que peu de place à son rival en sortie de courbe, semblant le tasser sur le vibreur. Les monoplaces se sont touchées, arrière gauche contre avant droit, avec des dégâts terminaux sur la RB14 de Verstappen.

Hamilton n'est pas impressionné par la manœuvre réalisée par son adversaire, bien au contraire. "J'ai eu un accrochage avec Max, et cette collision était évitable", déplore le pilote Mercedes. "Il faut qu'il y ait un certain respect entre les pilotes. Il faut que je revoie l'action, mais ça n'avait pas l'air d'une manœuvre respectueuse. C'était une manœuvre stupide de sa part car il a abandonné, et il a tendance à faire pas mal d'erreurs ces derniers temps. Il n'avait aucunement besoin de faire ça."

Verstappen, en revanche, estime n'avoir rien fait de mal : "Je suis bien sorti du dernier virage et j'ai pris l'intérieur. Lewis tentait de faire l'extérieur, et à un moment, j'étais devant. Je pense qu'il restait suffisamment de place à gauche, mais j'ai été touché à l'arrière gauche et ça a détruit mon différentiel."

Les commissaires ont décidé d'adopter une approche clémente en n'infligeant de pénalité à aucun des belligérants. Lorqu'il lui est demandé s'il s'agissait d'un incident de course, Verstappen approuve le jugement du collège décisionnaire et ajoute : "Je ne sais pas. Je pense que si ça avait été l'inverse, [Hamilton] aurait dit quelque chose."

"Dickhead"

Hamilton a toutefois créé la polémique suite à un mot qui lui a échappé dans la cool-down room, juste avant le podium. Alors qu'il observait une rediffusion de l'accrochage en question sur les écrans, le Britannique a qualifié son concurrent de "dickhead", ce qui peut approximativement se traduire par "connard".

Un journaliste a interrogé le quadruple Champion du monde à ce sujet en conférence de presse, mais un certain pilote également couronné à quatre reprises a volé à son secours.

"Je peux répondre à ça ? Ce n'est pas juste", a asséné Sebastian Vettel, catégorique. "Je ne sais pas ce qu'a fait Lewis, mais nous avons tous été dans cette situation. Nous nous battons, parfois roue contre roue, c'est serré et il y a beaucoup d'adrénaline."

"Pensez-vous, si l'on compare au football, si l'on met un micro devant la bouche d'un footballeur, que tout ce qu'il dit est gentil, que c'est un message gentil quand il se fait tacler ? Je ne pense pas que ce soit justifié de nous poser ce genre de question merdique et de faire des histoires à partir de rien."

"Nous faisons la course, nous sommes pleins d'adrénaline et nous disons ces choses-là. Si je vous mets un coup de poing dans la figure, vous n'allez pas me dire 'Sebastian, ce n'est pas gentil'. C'est humain comme réaction, et parfois je trouve que c'est un peu monté en épingle."

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A propos de cet article
Séries Formule 1
Événement GP de Bahreïn
Circuit Bahrain International Circuit
Pilotes Lewis Hamilton , Sebastian Vettel , Max Verstappen
Équipes Mercedes
Type d'article Actualités