Cette nouveauté testée par Ferrari et Red Bull à Barcelone
Dans les conditions pluvieuses de la journée de mardi aux essais privés de Barcelone, Ferrari et Red Bull ont testé un dispositif entré dernièrement dans le règlement F1, à savoir une activation partielle de l'aérodynamique active. Explications.
Photo de: Formula 1
La journée de mardi a beau avoir été humide, deux écuries ont roulé et eu le circuit pour elles toutes seules, à savoir Ferrari et Red Bull. L'occasion pour elles de tester une nouveauté de la réglementation 2026, à savoir "l'activation partielle" de l'aérodynamique active.
Comme nous vous l'avons déjà expliqué, les Formule 1 version 2026 disposent d'une aérodynamique active. C'est-à-dire que les pilotes vont pouvoir modifier certaines surfaces aérodynamiques en piste, à savoir l'aileron avant et arrière.
L'objectif de base de l'introduction d'un tel système est de permettre aux F1, dans certaines portions désignées à l'avance par la FIA, de réduire l'appui et la traînée en abaissant certains flaps de ces deux ailerons, afin de réduire la résistance à l'air et donc le besoin de puissance moteur dans les lignes droites (soulageant ainsi la partie électrique de celui-ci).
Sur le sec, donc, les pilotes pourront, dans toute zone d'activation et si la direction de course le permet, appuyer sur un bouton qui activera le "Mode ligne droite" ("Straight Line Mode" en anglais), ce qui fera s'abaisser les flaps mobiles des ailerons avant et arrière. Pour rappel, le "Mode ligne droite" s'oppose au "Mode virage" ("Corner Mode" en anglais), c'est-à-dire le mode par défaut des F1 où les deux ailerons sont en position classique et offrent le plus d'appui possible.
Un ajout de dernière minute au règlement F1
Max Verstappen au volantr de la Red Bull RB22 lors des essais privés de Barcelone.
Photo de: Formula 1
Mais ce que l'on sait moins, c'est qu'une activation partielle est désormais prévue par le règlement, depuis sa toute dernière version datant de décembre. Jusqu'alors, il était impossible d'activer l'aérodynamique active sur piste humide, mais cela a changé avec l'introduction d'un troisième état.
En effet, on peut lire au point d de l'article B7.1.1 du Règlement Sportif, rajouté à cette occasion : "La carrosserie ajustable par le pilote [c'est-à-dire les surfaces aérodynamiques mobiles] sera considérée comme partiellement activée lorsque, suite à une commande du pilote, les profils de l'aileron avant sont en position 'Mode Ligne Droite' et que le flap de l'aileron arrière est en position 'Mode Virage'."
Il est indiqué plus loin, dans l'article B7.1.2 (b) : "Pour des raisons de sécurité, le directeur de course peut, à sa seule discrétion, désactiver l'activation totale de la carrosserie ajustable par le pilote, n'autorisant qu'une activation partielle dans les zones d'activation."
Enfin, toujours dans ce même article, il est précisé : "Dans des conditions de faible adhérence, le directeur de course peut désactiver l'activation totale de la carrosserie ajustable par le pilote jusqu'à ce que les conditions s'améliorent."
Il est intéressant de noter que, dans la toute dernière version du règlement, cette dernière phrase débutait par "dans des conditions de faible adhérence ou de mauvaise visibilité", mais que la mention de la "mauvaise visibilité" a été retirée.
Les trois modes de l'aérodynamique active pour la F1 2026.
Photo de: Gianluca D'Alessandro
En gros, dans ce mode, les flaps mobiles de l'aileron avant pourront être abaissés mais l'aileron arrière restera en position fermée. L'idée derrière cet ajout réglementaire est, dans des conditions humides mais pas excessivement détrempées, de continuer à permettre de réduire la traînée aéro et le besoin en énergie.
En effet, dans de telles conditions, les ailerons sont généralement plus chargés pour permettre une meilleure adhérence des monoplaces, notamment en virage, ce qui augmente la résistance à l'air de la voiture. Autoriser à alléger un peu la charge dans les lignes droite, via un abaissement des flaps de l'aileron avant, permettra ainsi d'éviter une surconsommation d'énergie électrique et aussi d'éviter que la voiture ne se colle trop au sol (avec tous les risques, notamment de disqualification en cas d'usure élevée du patin, que cela implique).
Il y a toutefois fort à parier que la direction de course désactivera totalement la possibilité d'utiliser ce système, même partiel, en cas de forte pluie, afin de garantir des F1 disposant de l'appui maximal, notamment pour réduire le risque d'aquaplaning dans les lignes droites.
Pour revenir à Barcelone, les pilotes - dont Charles Leclerc et Max Verstappen - ont testé ce système et certaines images ont notamment montré l'activation des flaps l'aileron avant pendant que l'aileron arrière restait en position par défaut.
Avec Gianluca D'Alessandro
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