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Le top 5 des GP d'ouverture à Melbourne les plus mémorables

Après plusieurs années à être relégué plus tard dans la saison, le Grand Prix d'Australie à l'Albert Park fait un retour apprécié en tant que première épreuve de la campagne 2025 de F1. Retour sur les cinq meilleures manches d'ouverture qui se sont déroulées à Melbourne.

Ralf Schumacher flies over Rubens Barrichello

Photo de : Motorsport Images

Depuis que Melbourne a remplacé Adélaïde dans le calendrier de la Formule 1, l'Albert Park est devenu (pour les fans d'un certain âge) synonyme pendant plus de 20 ans du "début d'une nouvelle saison". Adélaïde avait accueilli toutes les manches finales du championnat entre 1985 et 1995, avant que l'épreuve ne soit déplacée vers le sud-est de l'Australie, dans l'État de Victoria, et à la première place du calendrier.

À plusieurs reprises, l'Albert Park n'a pas pu remplir sa mission d'ouverture. Melbourne accueillait ainsi les Jeux du Commonwealth en 2006 et sa "rétrogradation" en 2010 s'expliquait par la volonté apparente d'organiser la course à un moment plus propice pour le public européen, en attendant le passage à l'heure d'été.

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Étant donné que le prestige d'organiser la manche d'ouverture est tombé entre les mains du plus offrant, l'Australie n'avait plus accueilli la rentrée de la F1 depuis 2019. Le COVID a entraîné l'annulation de dernière minute de la manche d'ouverture dans le pays en 2020, et a privé l'épreuve d'une apparition au calendrier l'année suivante, pendant que Bahreïn déboursait un peu plus d'argent pour s'assurer l'honneur d'ouvrir le championnat lors des trois dernières années. En raison de la période du ramadan en 2025, Bahreïn et l'Arabie saoudite ont repoussé leurs dates dans le calendrier, redonnant ainsi à l'Australie le rôle d'ouvreur.

Pour célébrer cela, nous avons minutieusement revisité toutes les manches d'ouverture organisées sur le tracé de l'Albert Park et nous avons choisi les cinq meilleures selon nous. Nous ne nous sommes pas allés jusqu'à nous réveiller à 4 ou 5 heures du matin pour les regarder. Mais après tout, il est toujours 5 heures du matin quelque part.

5. 1997 – Villeneuve sorti par Irvine, Frentzen trahi par ses freins

Jacques Villeneuve en pole au moment du départ du GP d'Australie 1997.

Jacques Villeneuve en pole au moment du départ du GP d'Australie 1997.

Photo de: Motorsport Images

Si Jacques Villeneuve voulait une revanche après sa fuite d'huile de la saison précédente, Eddie Irvine l'a vite privé de la possibilité de franchir le premier virage avec une tentative de dépassement que l'on pourrait qualifier d'excessivement optimiste. Le Canadien, qui s'était qualifié en pole avec près de deux secondes d'avance sur son nouveau coéquipier Heinz-Harald Frentzen, s'était quelque peu exposé dans le premier virage avec un départ qui n'avait rien à envier à celui de l'Allemand. Frentzen prenait donc la tête, tandis que Villeneuve devait ferrailler avec le reste du peloton.

Le blocage de roue d'Irvine entraînait Villeneuve dans les graviers, ce qui avait pour effet de précipiter à son tour Johnny Herbert dans le bac de l'Albert Park, alors que le pilote Sauber s'apprêtait à passer de la septième place sur la grille à la troisième. David Coulthard et Michael Schumacher passèrent entre les gouttes, alors que Frentzen pensait pouvoir convertir son avantage initial en une victoire pour son premier GP avec Williams.

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Les choses semblaient prendre une encore meilleure tournure lorsque Coulthard et Schumacher se sont retrouvés bloqués derrière l'Arrows de Pedro Diniz, même si le pilote McLaren restait une menace en raison de sa stratégie à un arrêt contre deux pour Frentzen. C'est d'ailleurs à partir de cet arrêt supplémentaire que les choses ont commencé à virer chocolat puisqu'une roue bloquée a prolongé son passage dans la voie des stands.

Cela permit à Coulthard de reprendre la tête, suivi par Schumacher. Frentzen revenait toutefois sur les deux hommes, se hissant même à la deuxième place lorsque le pilote Ferrari s'arrêta. L'Écossais se trouvant alors dans le collimateur de Frentzen, ce dernier comptait bien profiter de son avantage pneumatique dans les trois derniers tours, avant qu'une défaillance des freins au premier virage n'entraîne finalement le natif de Mönchengladbach dans les graviers, laissant ainsi la victoire à Coulthard.

4. 2002 – Carambolage au 1er tour, Webber fait chavirer Melbourne

Paul Stoddart, le patron de Minardi, et Mark Webber fêtent leur arrivée dans les points.

Paul Stoddart, le patron de Minardi, et Mark Webber fêtent leur arrivée dans les points.

Photo de: Motorsport Images

Sans pour autant tomber dans le piège du "bon vieux temps", il y a quelque chose de plutôt rafraîchissant dans les échanges entre Rubens Barrichello et Ralf Schumacher après leur accrochage du départ du GP d'Australie 2002. Le plus jeune des Schumacher, qui s'est retrouvé dans une très inconfortable situation après que Barrichello ait changé de direction à plusieurs reprises (dans une manœuvre qui serait aujourd'hui sanctionnée), envoyant sa Williams dans les airs, suggérait simplement que le Brésilien n'avait pas agi volontairement et qu'il s'agissait d'un incident de course. Voilà pour l'anecdote.

Quoi qu'il en soit, cette collision a conduit une grande partie du peloton à être éliminée ou à devoir passer par les stands avec de gros dégâts suite à la réaction en chaîne qu'elle a provoquée. Huit voitures au total ont été endommagées dans l'incident, dont celles de Jenson Button, Giancarlo Fisichella ainsi que les deux Sauber.

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Le directeur de course, Charlie Whiting, a préféré déployer une voiture de sécurité plutôt que de brandir le drapeau rouge, privant ainsi ceux qui ont été pris dans le carambolage d'une chance de rejoindre leur voiture de rechange (ou "mulet"). David Coulthard avait pris la tête de la course, tandis que Michael Schumacher s'était joué de Juan Pablo Montoya et Jarno Trulli lorsque les deux pilotes perdirent tour à tour le contrôle de leur voiture sur de l'huile, Trulli heurtant le mur à l'approche du virage 3, mettant ainsi prématurément fin au retour de Renault en tant qu'équipe d'usine.

Schumacher a ensuite dépassé Coulthard lorsque l'Écossais est sorti de piste derrière le Safety Car au virage 14, ce qui a lancé un duel entre Montoya et Kimi Räikkönen pour le gain de la deuxième place. Mais ce n'est pas tout : Mark Webber, le rookie de Minardi, était en quête des premiers points de l'équipe depuis 1999 et a résisté à Mika Salo, au volant de sa Toyota, pour décrocher la cinquième place - le héros national a même eu droit à sa propre apparition sur le podium.

3. 2008 – Hamilton serein dans le chaos

Lewis Hamilton n'a pas vraiment été inquiété par les évènements qui s'accumulaient derrière lui...

Lewis Hamilton n'a pas vraiment été inquiété par les évènements qui s'accumulaient derrière lui...

Photo de: Sutton Images

Reprenez la recette de 2002, mais ajoutez-y un peu plus de folie au-delà des accrochages du premier virage. Cette course a jeté les bases de la conquête de son premier titre par Lewis Hamilton, pour sa deuxième saison en F1, tandis que Felipe Massa prenait le pire départ possible en partant en tête-à-queue dès le deuxième virage.

Il n'a pas été le seul à commettre une erreur au premier tour : Nelson Piquet Jr a envoyé Giancarlo Fisichella dans les graviers au premier virage, puis Mark Webber a été victime d'une altercation à quatre avec Sebastian Vettel, Jenson Button et Anthony Davidson au virage 3. Manifestement, les 37°C dans l'air faisaient des ravages chez les pilotes et au niveau de la fiabilité, car les pannes et les accidents ont commencé à s'accumuler.

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Les malheurs de Massa se sont poursuivis lorsqu'il est entré en collision avec Coulthard et que, trois tours plus tard, il a été victime d'une panne moteur. Kimi Räikkönen, au volant de l'autre Ferrari, ne fut guère mieux loti : le champion en titre se retrouva dans les graviers alors qu'il tentait de se débarrasser de son compatriote Heikki Kovalainen, et il fut également victime d'une glissade dans sa poursuite de Timo Glock. L'Allemand, au volant d'une Toyota, a lui aussi connu un moment désagréable avec une sortie de piste au virage 11 qui a lourdement endommagé sa F1.

Mais ce n'est pas tout ! Kovalainen a perdu la deuxième place au stand en fin de course, puis a cédé une place supplémentaire à Fernando Alonso en appuyant accidentellement sur le limiteur de vitesse en piste ; Robert Kubica s'est accroché avec Kazuki Nakajima ; Barrichello a été disqualifié... et Hamilton est resté serein en tête. C'est la première fois que le Britannique partageait le podium avec Nico Rosberg, et cela n'allait assurément pas être la dernière.

2. 2003 - Montoya gâche sa chance, Coulthard gagne sur une vieille F1

McLaren et Ferrari ont commencé l'année avec leur F1 de la saison précédente.

McLaren et Ferrari ont commencé l'année avec leur F1 de la saison précédente.

Photo de: Steve Etherington / Motorsport Images

Pour la deuxième saison consécutive, Ferrari se présentait au GP d'Australie avec la voiture de l'année précédente et décrochait la pole position. McLaren utilisait également une version révisée de sa F1 de 2002, car sa MP4-18 en cours de développement s'avérait être un concept à problèmes – et ne participera jamais à un seul Grand Prix. Dans des conditions humides, ces deux équipes ont choisi une approche très différente pour le départ : Ferrari a opté pour les pneus intermédiaires, tandis que McLaren a fait rentrer Kimi Räikkönen pour chausser des pneus secs afin de ne pas mettre ses œufs dans le même panier.

La piste de l'Albert Park étant restée grasse en début de course, les Ferrari ont pris une avance écrasante, ce qui a incité Coulthard à suivre l'exemple de Räikkönen à l'issue du premier tour. Juan Pablo Montoya, armé de pneus secs, n'a pas tardé à entrer dans la danse quand ses pneus Michelin se sont mis à fonctionner. En revanche, Rubens Barrichello, qui a avait déjà commis un faux départ, a aggravé son cas en percutant le mur au virage 5...

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Après les accidents des débutants Ralph Firman et Cristiano da Matta, la Safety Car fait son apparition ; Schumacher monta alors les pneus secs et céda les commandes à Montoya. Lorsque le Colombien effectua finalement son premier arrêt, Räikkönen, qui s'était arrêté plus tôt, prit la tête, bien que talonné par Schumacher, Coulthard et un Montoya qui reprenait du poil de la bête.

Une pénalité pour excès de vitesse de Räikkönen dans la pitlane et un déflecteur détaché de Schumacher ont permis à Montoya de retrouver en tête, avec Coulthard à ses trousses, le pilote Williams ayant l'espoir de remporter sa deuxième victoire en F1. Il a toutefois spectaculairement gâché cette chance avec un tête-à-queue au deuxième virage, offrant sur un plateau d'argent le succès à Coulthard. Montoya fut chanceux de ne pas perdre sa deuxième place, Räikkönen se trouvant trop loin derrière lui.

1. 1999 – Irvine brille quand tout le monde s'effondre

Eddie Irvine a remporté son premier GP.

Eddie Irvine a remporté son premier GP.

Photo de: Sutton Images

Lorsque les deux protagonistes du championnat précédent calent sur la grille de départ et que deux autres voitures s'enflamment bien avant l'extinction des feux, on sait que l'on peut s'attendre à une course explosive. Lorsque le GP a finalement démarré, tout portait à croire que les McLaren allaient le dominer jusqu'à ce qu'elles rencontrent des problèmes mécaniques, permettant ainsi à Eddie Irvine de remporter sa toute première victoire. Si le pilote Ferrari y est parvenu, c'est plus grâce à son endurance qu'à sa vitesse, mais il a au moins su saisir l'opportunité qui s'offrait à lui.

Mais ce n'est pas tout. Après leur échange de baquets de l'intersaison, Heinz-Harald Frentzen et Ralf Schumacher ont brillé, tout comme Rubens Barrichello dans le mulet de la Stewart – et ce, après 1. que sa première SF-3 ait spontanément pris feu sur la grille et 2. qu'il ait purgé une pénalité pour avoir dépassé Michael Schumacher sous drapeau jaune.

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Pour une course sur le sec, le taux d'abandon a aussi été étonnamment élevé. Jarno Trulli et Damon Hill se sont accrochés dès le premier tour, l'aileron arrière de Jacques Villeneuve s'est décroché de sa BAR sur Lakeside Drive, les deux McLaren ont rendu l'âme avant la mi-course en raison de la fragilité des V10 Mercedes, le champion CART en titre Alessandro Zanardi a envoyé sa Williams dans le mur, Trulli a connu un nouvel accrochage avec Marc Gené et la majorité des pilotes du milieu de peloton a rencontré des problèmes de fiabilité qui ont permis à Arrows d'inscrire un point avec Pedro de la Rosa.

Le fait que Giancarlo Fisichella ait terminé à une belle quatrième place n'a finalement été qu'une simple note de bas de page au terme d'une folle journée aux antipodes.

 
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