Williams attend une contrepartie financière "correcte" à l'arrivée de Cadillac
Alors que l'arrivée de Cadillac en tant que 11e écurie en Formule 1 a été récemment officialisée, le directeur de Williams, James Vowles, attend une "proposition correcte" concernant les primes pour éviter de subir les conséquences financières de cette nouvelle donne.
Photo de: Zak Mauger / Motorsport Images
Williams s'attend à ce que l'arrivée en Formule 1 de Cadillac comme 11e écurie à part entière soit compensée financièrement de façon adéquate avec les primes distribuées aux écuries actuelles.
Dans le cadre des Accords Concorde, la Formule 1 et les écuries s'entendent sur la répartition des revenus tout en fixant une somme (le fonds anti-dilution) que chaque nouvel entrant dans la discipline doit payer pour compenser les pertes futures subies par les autres structures du fait de la création d'une nouvelle part du gâteau. Pour la période actuelle des accords, cette somme a été fixée à 200 millions de dollars, que chaque nouvel entrant doit obligatoirement payer.
Toutefois, les Accords Concorde actuels courent jusqu'à la fin de la saison 2025 et le fonds anti-dilution pour la période qui s'ouvrira à compter de 2026 n'a pas encore été fixé. Le consensus global parmi les écuries était d'augmenter sensiblement cette somme (en passant au moins à 600 millions de dollars) qui, selon elles, ne reflète actuellement pas la valeur réelle de ce qu'elles peuvent perdre au vu de la croissance importante de la discipline.
Dans la lignée d'autres responsables d'écuries, James Vowles n'avait pas caché son opposition à l'arrivée d'Andretti-Cadillac l'an passé en raison de la perte sèche que cela aurait représenté pour Williams. Toutefois, il assure qu'il a toujours soutenu le projet d'arrivée dans la discipline de General Motors. En tout cas, désormais pour le Britannique, c'est clair : à charge pour le détenteur des droits commerciaux de la F1, la FOM, d'amortir pour les dix écuries actuelles le coût de la venue d'un 11e acteur dans le paddock.
Ce que j'ai toujours dit, c'est qu'il y aura des pertes financières pour les équipes existantes.
"Je pense que le fait qu'un grand constructeur comme GM nous rejoigne est un signe de croissance, un signe de la direction que prend la Formule 1. Je ne crois pas qu'il y ait réellement un montant défini pour les frais de dilution. Cela fait partie des Accords Concorde 2026, qui n'ont pas encore été ratifiés à ce stade."
"Ce que j'ai toujours dit, c'est qu'il y aura des pertes financières pour les équipes existantes. Ce que nous devons faire maintenant, c'est développer suffisamment la discipline, et la FOM doit en être consciente pour que tout le monde y trouve son compte. C'est à eux de présenter une proposition correcte."
Directeur de Visa Cash App RB, Laurent Mekies a fait écho aux propos de son homologue : "C'est un signe fantastique pour notre discipline ; il n'y aura quasiment que des constructeurs automobiles, à l'exception de Williams et de nous - même Haas est désormais lié à un constructeur automobile [Toyota]."
"[La F1 est] une bataille de géants et c'est un autre indicateur que le sport s'oriente vers cela. Les détails financiers font encore l'objet de discussions et nous espérons qu'ils ne pèseront pas lourd dans la balance globale pour que la discipline atteigne un nouveau palier."
Pas de réel avantage pour Cadillac par rapport à 2026
Même si Cadillac n'est pas encore soumis aux contraintes de la réglementation F1, l'avantage sera minime selon les équipes.
Photo de: Cadillac Communications
Quand la question de l'avantage que Cadillac pourrait tirer d'une arrivée en 2026, sans être soumise aux contraintes des écuries déjà impliquées en F1, a été posée, Vowles a estimé que tout bénéfice sera limité en raison de l'absence, pour le moment, de cadre arrêté sur la réglementation aérodynamique. Quant au directeur d'Aston Martin, Mike Krack, il juge que le moindre avantage tiré par le constructeur américain serait contrebalancé par le temps et les investissements nécessaires pour construire l'équipe de zéro, ou presque.
"Je pense que c'est une tâche monumentale que de mettre en place une équipe pour 2026 avec un ensemble réglementaire complètement différent", a déclaré le Luxembourgeois. "Il n'y a pas non plus de gouvernance pour la période des '12 mois précédents', pour ainsi dire. Tout ce que les gens font avant cela dépend d'eux, car personne n'a les moyens de contrôler cette période."
"Mais je me dis qu'à partir du 1er janvier, il ne restera plus que 12 mois pour mettre tout cela en place et fabriquer une voiture. Je pense que c'est une tâche énorme. Donc, même s'il y avait une petite avance, je pense que cela s'équilibrerait très rapidement."
Avec Jake Boxall-Legge
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