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Horner manque-t-il à Wolff ? "Il faut un salopard en F1"

Christian Horner commence-t-il à manquer à Toto Wolff ? L'Autrichien estime en tout cas que la F1 a besoin d'un "salopard".

Toto Wolff, team principal et PDG, Mercedes AMG, Christian Horner, team principal, Red Bull Racing, se serrent la main sur la grille

Photo de : Sam Bloxham / Motorsport Images

Alors que Christian Horner ne préside plus aux destinées de Red Bull depuis le début du mois de juillet, après plus de 20 ans à la tête de la structure - ce qui faisait de lui le directeur en exercice depuis le plus longtemps -, c'est désormais Toto Wolff qui fait figure, avec Flavio Briatore, de manager le plus expérimenté de la discipline. L'Autrichien reconnaît par ailleurs qu'il est "étrange" pour lui de ne plus avoir à faire face à lui celui qui était devenu son plus grand ennemi ces 12 dernières années.

Bien entendu, même s'ils ont eu maille à partir sur différents sujets tout au long de leurs années en commun, Wolff et Horner ont connu leur confrontation la plus virulente à l'occasion de la saison 2021, véritable guerre totale entre les clans Mercedes et Red Bull, où les principales figures des deux écuries ont rarement retenu leurs coups. Depuis lors, même si épisodiquement ils avaient ferraillé, notamment sur les règlements 2022 et 2026, l'intensité a diminué.

Avec le remplacement de Horner par Laurent Mekies, au style très différent, Wolff a reconnu devant les médias néerlandais du côté de Zandvoort qu'il était étrange pour lui de ne plus avoir Horner dans l'environnement de la F1, devenu un peu moins bruyant, au moins en public. Il a aussi révélé qu'ils avaient échangé depuis l'éviction du Britannique.

"Il m'a dit : 'Tu vas faire quoi maintenant, puisque tu adores me détester et que je suis parti ?!'", a déclaré Wolff. "C'est un peu ambivalent car, d'une part, son palmarès est très bon, l'un des plus brillants de la Formule 1. Il est donc évident qu'il a fait du bon travail. Au sein de l'équipe, je pense qu'il était, dans une certaine mesure, respecté à Milton Keynes."

Toto Wolff et Christian Horner.

Toto Wolff et Christian Horner.

Photo de: Red Bull Content Pool

"Mais nous n'avions pas souvent la même opinion ou le même point de vue. Il a donc été un formidable ennemi au fil des ans. Est-ce qu'il me manque ? C'est assez étrange de venir ici et de savoir que Christian ne sera pas là. Je veux dire, que faire sans lui ? C'est un peu bizarre."

"Et puis, il y a le pragmatisme de Laurent Mekies. Tout à coup, on peut avoir une conversation sur le long terme. Nous sommes des personnes totalement différentes, mais même votre plus grand ennemi peut être votre meilleur ami."

Christian était l'un de ces protagonistes. Il était franc, controversé, c'était un con, et il adorait jouer ce rôle. Il faut un salopard, les gens ont besoin de détester quelqu'un.

Wolff a reconnu que la présence de personnalités marquantes et controversées ne pouvait être que bénéfique pour la discipline, estimant vendredi dernier que les rumeurs associant Horner, Flavio Briatore et Bernie Ecclestone à un rachat d'Alpine pourrait créer beaucoup d'intérêt autour de la F1.

Wolff a développé ce point de vue de manière plus informelle par la suite : "Ce que je dis, c'est que chaque film a besoin d'un gentil, d'un méchant et d'un vilain. Maintenant que le méchant est parti, il ne reste plus que Fred [Vasseur chez Ferrari] et moi... Fred a mis un certain temps à y réfléchir", a déclaré Wolff en plaisantant.

"Le sport en a besoin. Par le passé, nous avions ces personnages hauts en couleur et j'espère que certains des nouveaux directeurs d'écurie vont endosser ces rôles de manière authentique, car on ne peut pas faire semblant. Christian était l'un de ces protagonistes. Il était franc, controversé, c'était un con, et il adorait jouer ce rôle. Il faut un salopard, les gens ont besoin de détester quelqu'un."

Avec Filip Cleeren et Ronald Vording

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