Wolff défend l'attaque d'Antonelli sur Leclerc : "C'est ce qu'on veut"
Kimi Antonelli a payé cher sa tentative de dépassement sur Charles Leclerc à Zandvoort, tout comme le pilote Ferrari. L'Italien veut se canaliser, mais Mercedes l'encourage aussi à rester offensif.
Photo de: Clive Rose / Getty Images
En quête de confiance après un début d'été difficile, Kimi Antonelli a connu une rentrée des classes compliquée à Zandvoort. Éliminé aux portes de la Q3, le pilote Mercedes s'était bien repris en déroulant une course solide, jusqu'au moment où sa tentative trop audacieuse de prendre l'avantage sur Charles Leclerc en pneus froids, dans le virage 3, a mal tourné.
On venait d'entrer dans le 53e tour du Grand Prix des Pays-Bas et le rookie a mal jugé le risque pris, provoquant l'abandon du pilote Ferrari et écopant d'une pénalité de 10 secondes pour sa responsabilité dans l'accrochage.
"J'ai foncé sur l'occasion parce que c'est très difficile de dépasser", explique Kimi Antonelli. "Plus on passe de tours dans l'air sale, plus ça affecte les pneus et le rythme. J'y suis allé et c'était un peu trop. Maintenant, je revois les choses : j'ai essayé de lâcher à un moment donné, mais ça n'a pas suffi. Je suis évidemment désolé pour lui. La prochaine fois, je réfléchirai probablement à deux fois avant de faire la manœuvre, à moins que je ne sois à 100 % sûr de la réussir."
Charles Leclerc a été contraint à l'abandon par Kimi Antonelli.
Photo de: Gabriele Lanzo / Alessio Morgese / NurPhoto via Getty Images
"C'est dommage, parce que le rythme était bon, je remontais. Je savais que c'était probablement la meilleure chance de passer, car j'étais très proche de lui et il avait des pneus froids. J'ai essayé mais j'ai un peu trop insisté. Quand j'ai vu qu'il revenait devant moi, j'ai essayé de relâcher, mais pas assez."
Mercedes veut un Antonelli flamboyant
Dès la fin de la course, Kimi Antonelli est allé présenter des excuses à Frédéric Vasseur, un geste très apprécié par le patron de Ferrari. Le jeune Italien peut également compter sur le soutien sans faille de Toto Wolff chez Mercedes, qui ne veut pas que son protégé s'interdise d'être offensif en piste.
"Je me demandais pendant la course ce qui se serait passé si Kimi avait doublé une Ferrari", confie le directeur de l'écurie allemande. "Je pense que les Italiens auraient été contents. Le public italien veut un pilote italien qui se bat, qui pousse sa voiture à la limite, et parfois au-delà. Et c'est ce qui s'est passé."
"Naturellement, on ne veut pas mettre une Ferrari dehors, certainement pas. Et je suis certain que Kimi ne voulais pas sortir une Ferrari. Mais c'est comme ça, c'est de la course acharnée. Je suis désolé pour Charles et Ferrari. Mais on veut qu'il tente des dépassements, et il devrait le faire. Au volant d'une voiture de course, c'est un compétiteur féroce, et il l'est depuis le karting. Quand la visière s'abaisse, c'est un monstre, et c'est ce qu'on veut."
Kimi Antonelli conserve la confiance totale de Mercedes.
Photo de: Andrew Ferraro / LAT Images via Getty Images
Si le week-end s'est mal conclu pour Kimi Antonelli, il avait aussi très mal débuté, avec une sortie de piste coûteuse dès la première séance d'essais libres. Toto Wolff y voit néanmoins les étapes incontournables d'un processus d'apprentissage auquel Mercedes s'était préparé, alors que la prolongation de contrat du duo qu'il forme avec George Russell devrait prochainement intervenir.
"Nous avons été clairs sur le fait qu'en lui donnant cette opportunité, nous lui accorderions une année d'apprentissage, et qu'il y aurait des moments à s'arracher les cheveux, et d'autres brillants", insiste l'Autrichien. "Je pense que le week-end résume assez bien cela."
"Son erreur en EL1 complique évidemment tout le reste du week-end. En course, il y a eu des moments de pilotage de haut niveau : avec la piste libre, il était le plus rapide derrière les McLaren. Il est remonté, et il a malheureusement eu cet accident qui a mis fin à la course de Charles mais aussi à la sienne. Il y a des hauts et des bas, et je m'y attendais cette saison. Chacune de ces journées sera une leçon pour l'an prochain."
"On ne se bat pas pour un titre constructeurs. Il y a bien sûr la deuxième et la troisième place en jeu, mais ça a moins d'importance que l'an prochain, quand il sera essentiel de marquer des points. Kimi a 18 ans, il est propulsé dans cette immense équipe qui représente Mercedes, et il va commettre des erreurs. On souhaite toujours que l'apprentissage soit moins chaotique qu'il ne l'est aujourd'hui, mais le potentiel est là et nous n'avons aucun doute. Je crois à 100 % en lui sur le long terme."
VIDÉO - Le double abandon des Ferrari à Zandvoort
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