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Wolff veut se "mettre des claques" après la déroute de Melbourne

Le double abandon des pilotes Mercedes au Grand Prix d'Australie ainsi que l'absence de progrès de la W15 mettent les nerfs de Toto Wolff à rude épreuve.

Toto Wolff, Team Principal Mercedes-AMG F1 Team

Avec l'abandon de Lewis Hamilton, immobilisé au bout de 15 tours en raison d'une défaillance de l'unité de puissance, et celui de George Russell, perturbé par le ralentissement soudain de Fernando Alonso ayant mené à son accident en fin de course, Mercedes quitte l'Australie sur un zéro pointé.

Une fois de plus, la marque à l'étoile semble avoir découvert plus de problèmes qu'elle n'a trouvé de réponses au cours du week-end, alternant entre optimisme et résignation. Un nouvel exemple a été constaté lors de la course, avec un rythme changeant.

"Il y a eu des moments dans la course où nous manquions énormément de rythme. Et puis, sur la fin, il y a eu des moments où ça allait", raconte Toto Wolff, directeur d'équipe. "Nous ne sommes pas encore là où nous voulons être. Dans le deuxième relais, nous ne pouvions pas nous approcher de Fernando, sur des [pneus] mediums. Les temps au tour étaient une seconde plus lents que ceux des McLaren. Et soudain, dans le dernier relais, quand nous avons attaqué sans trop nous inquiéter, les temps au tour étaient compétitifs. Pas de quoi [égaler] Sainz mais c'était beaucoup mieux."

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Difficile de garder espoir, d'autant que l'épreuve de Melbourne porte un sérieux coup aux objectifs de l'équipe allemande. La pénalité d'Alonso permet à Mercedes de garder la quatrième place du championnat constructeurs, mais son retard sur McLaren, troisième, et Ferrari, deuxième est respectivement passé à 29 et 67 points.

Luttant pour ne pas sombrer dans le pessimisme, Wolff n'oublie pas l'amélioration de Ferrari, qui avait connu à Melbourne son pire résultat de la saison 2023. "Il est clair que nous avons débuté la saison en pensant que cette voiture était meilleure que celle de l'année dernière. Et puis vous regardez [le GP d'Australie] de l'année dernière et vous voyez que [chez Ferrari] Leclerc était sorti de la piste et que Sainz était quatrième avant d'être sorti du top 10 à cause d'une pénalité. [Maintenant] ils ont 40 secondes d'avance sur nous", constate-t-il.

"Évidemment, d'un côté, j'ai envie de me mettre des claques. Mais d'un autre côté, ça illustre que lorsque vous faites bien les choses, vous pouvez renverser la situation assez rapidement et que vous devez simplement continuer à y croire. Mais en ce moment, c'est une période très, très difficile. C'est dur, très dur. Je mentirais si je disais qu'à tout moment, je me sens positif et optimiste. Mais il suffit de surmonter les pensées négatives et de se dire que nous allons renverser la situation. Mais aujourd'hui, c'est très, très, très brutal."

VIDÉO - Le résumé du Grand Prix d'Australie

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