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Formule E E-Prix de Tokyo I

E-Prix de Tokyo : Jean-Éric Vergne dans les points

La pluie a bouleversé le scénario de la première des deux courses de Formule E disputées ce week-end dans les rues de Tokyo. Jean-Éric Vergne décroche une neuvième place méritée après avoir figuré un temps dans le top 5, au terme d'une épreuve marquée par les interruptions et une météo capricieuse.

Maximilian Guenther, DS Penske

Photo de : DPPI

Deux semaines seulement après la manche monégasque le paddock de la Formula E s'est installé au Japon pour la deuxième édition consécutive du Tokyo E-Prix. Dans les rangs de l'écurie franco-américaine DS Penske l'optimisme était de mise : Jean-Éric Vergne, élu pilote du jour lors du second E-Prix de Monaco, espérait tirer profit des conditions prévues humides, lesquelles lui réussissent souvent. Un espoir partagé par ses ingénieurs, sa DS E-Tense FE25 ayant déjà prouvé sa vélocité sur piste glissante.

Son coéquipier Max Günther, vainqueur ici-même en 2024 avec Maserati (équipe cousine de DS Penske), nourrissait également de grandes ambitions. On se souvient que l'Allemand avait privé Nissan d'un triomphe à domicile en doublant Oliver Rowland, actuel leader du championnat, dans le dernier virage de la course. 

Un tracé revu et une météo piégeuse

Maximilian Guenther, DS Penske

Photo de: DPPI

Pour cette seconde édition, les organisateurs ont apporté quelques ajustements au tracé tokyoïte, notamment au niveau du virage 3, autrefois point critique où les monoplaces décollaient, risquant d'endommager batteries et châssis. Avant que la pluie ne s'invite durablement sur les 2,575 km du circuit urbain (18 virages, dont trois chicanes), les pilotes ont pu effectuer quelques tours sur piste sèche vendredi. Vergne, toujours détenteur du record de pole positions en Formule E (17), s'est montré performant, tout comme Günther, deuxième de la première séance d'essais libres (et premier en mode 300 kW).

Mais en début de de la seconde séance d'essais libres, samedi matin, les averses annoncées sont bien là et elles sont diluviennes. Les DS Penske se montrent volontaires, s'élançant tôt pour collecter un maximum de données. Résistant à la pression des autres concurrents les pilotes DS Penske restent prudents et signent les 8ème et 9ème temps qui deviendront déterminants. Car en raison d'une piste devenue impraticable, les qualifications sont annulées. La grille de départ est donc figée à l'issue de la seconde séance d'essais libres 2, Jean-Éric Vergne et Max Günther conservant leurs positions dans le milieu du peloton.

Une course hachée, mais stratégique

Maximilian Guenther, DS Penske

Photo de: DPPI

Malgré la météo instable, la course est lancée avec un léger retard. Le départ se fait d'abord derrière la voiture de sécurité, restée en piste pendant cinq tours. Une fois libérées selon une vraie procédure de départ les monoplaces peuvent activer leur mode Attack, crucial pour gagner en motricité sur sol détrempé. Les DS Penske temporisent, lançant leur offensive quelques virages plus tard.

Mais après un total de 14 tours, un coup de théâtre survient : Günther, alors dans le top 10, abandonne à la suite d'un problème de batterie. Le drapeau rouge est brandi. Au moment de la relance, Vergne est 8ème, deux places derrière son compatriote Norman Nato. En fin stratège, le double champion du monde conserve sa position avant de céder du terrain dans les derniers tours, franchissant l'arrivée avec les points de la 9ème position.

Avec cette première course mouvementée, Tokyo marque le passage à la seconde moitié de saison. La météo devrait se montrer plus clémente pour la deuxième manche prévue ce dimanche, même si quelques averses restent à craindre. 

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