L'idée de changer de marque n'effraie pas Quartararo

Fabio Quartararo n'a pas une volonté de quitter Yamaha à tout prix mais veut choisir le meilleur projet pour la suite de sa carrière, quitte à devoir découvrir une moto différente.

Fabio Quartararo, Yamaha Factory Racing

L'avenir de Fabio Quartararo continue d'agiter le paddock du MotoGP. Incertain de sa capacité à conserver son titre mondial avec une Yamaha qui a peu évolué cette année, le Français a confié qu'il n'avait pas encore pris de décision pour 2023 et son manager, Éric Mahé, a confirmé des discussions avec des marques rivales, sans les nommer.

Interrogé sur la possibilité de changer d'équipe la saison prochaine, Quartararo n'a pas souhaité révéler les constructeurs avec qui son entourage a pris contact, laissant ce dernier gérer la situation. Le Niçois n'a pas une volonté de quitter Yamaha à tout prix et il espère se décider avant la fin du mois de mai.

"Sincèrement, actuellement je suis concentré sur le présent, ce n'est pas comme si on étudiait des options parce que je voulais partir", a déclaré Quartararo après les premiers essais du Grand Prix des Amériques. "Ce n'est pas du tout ça. En ce moment, je sens que ma priorité est de jouer le championnat cette année et je n'ai pas beaucoup de temps pour penser au reste."

"Dans un week-end de course, je me concentre totalement pour faire de mon mieux tout au long du week-end. Mais c'est vrai qu'il faut aussi penser à mon avenir et on y réfléchira ce mois-ci ou le prochain."

Fabio Quartararo

Fabio Quartararo

Pol Espargaró, qui fait lui aussi partie des nombreux pilotes en fin de contrat, a jugé tout changement de marque risqué car dans un plateau plus compétitif que jamais, le temps d'adaptation nécessaire à une nouvelle moto pourrait être très pénalisant. Ces considérations n'entreront pas dans la réflexion de Quartararo, avant tout en quête de la meilleure solution pour son avenir.

"Je ferai ce que je pense être bon. Si tout le monde réfléchit comme [Pol], au final personne ne changera d'équipe et tout le monde restera dans la même. Au final, il ne faut pas penser à ces choses-là, s'habituer à une moto ou pas. Si je sens que la moto a du potentiel, ça prendra du temps, c'est sûr, parce que quand on passe autant de temps avec une marque, [on a des habitudes]. Au final, il ne faut pas penser à l'adaptation à une moto. Je n'ai pas du tout ça à l'esprit."

"Pour moi, c'est une question de projet. C'est le plus important. Après, pour le style de pilotage, il faut s'adapter, quoiqu'il arrive. Même avec notre moto parfois : on a fait un changement énorme à Mandalika. Évidemment, c'était différent, mais on s'y est habitués. On sent des sensations différentes, on s'adapte et au final, c'est bien de voir qu'avec les données, il est plus facile de s'adapter parce qu'on peut faire des comparaisons avec beaucoup de pilotes."

"Dans mes deux premières saisons, on a fait beaucoup de comparaisons avec Maverick [Viñales], Valentino [Rossi] et Franky [Morbidelli], et on voyait comment progresser par rapport aux autres. C'est ce qui compte."

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