Dall'Igna confiant de ne pas devoir faire appel au TAS

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Dall'Igna confiant de ne pas devoir faire appel au TAS
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18 mars 2019 à 13:53

Dans l'attente du verdict de la Cour d'appel de la FIM, le patron de Ducati Corse se montre confiant et ne veut pas penser à un recours auprès du Tribunal arbitral du sport. Du moins, pas encore.

Après une première interview accordée la semaine dernière à la télévision italienne, Gigi Dall'Igna a une nouvelle fois exposé sa position auprès du site officiel du MotoGP après la réclamation déposée à l'encontre d'une nouvelle ailette placée sur le bras oscillant des Ducati GP19.

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Alors qu'un doute quant à l'impact aérodynamique de cette pièce a fait l'objet d'une réclamation de la part de quatre constructeurs du championnat (Honda, Suzuki, Aprilia et KTM) et que leur requête a dans un premier temps été rejetée par le panel de commissaires MotoGP dans la soirée de la première course de la saison, les plaignants ont porté un recours auprès de la Cour d'appel de la FIM, qui statuera dans les prochains jours. Le patron de Ducati Corse, lui, se dit confiant, retenant que la pièce en question avait reçu l'aval du directeur technique du championnat.

"Nous sommes confiants quant au fait que notre travail répond parfaitement au règlement technique. Nous sommes convaincus et confiants que l'appel sera lui aussi rejeté", assure Gigi Dall'Igna, qui sait toutefois que si la décision de la Cour d'appel ne va pas en son sens, le seul recours possible sera alors celui du Tribunal arbitral du sport (TAS).

"Je ne veux même pas penser en arriver là", affirme-t-il. "Nous sommes tellement convaincus que nous sommes dans le cadre du règlement et dans notre droit que nous ne voyons pas les raisons pour lesquelles la Cour d'appel pourrait prendre une décision différente. Si tel est le cas, nous l’évaluerons et nous y penserons, mais plus tard."

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Dans cet entretien, le patron de Borgo Panigale avoue à nouveau sa perplexité face à la réclamation déposée à l'encontre de Ducati et au déroulement des faits, sachant que la pièce qui se trouve actuellement dans l'œil du cyclone a été approuvée par Danny Aldridge avant d'être utilisée lors du Grand Prix du Qatar. Il voit dans ce procédé un tournant net dans les manières de faire des constructeurs engagés en MotoGP et ne cache pas sa crainte d'une escalade.

"C'est la première fois qu'une équipe décide de déposer une réclamation contre quelqu'un d'autre sur la base d'un doute technique. Cela marque une différence claire avec le passé, une différence négative", souligne le patron des troupes italiennes, qui redit également sa déception à l'égard de Honda, partenaire historique du championnat.

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Il ajoute : "En remettant en question le directeur technique de la fédération, qui est le seul habilité par le règlement à décider si quelque chose qui est monté sur la moto est conforme ou non, on court le risque de devenir comme une ville du Far West où le shérif aurait lui aussi été tué. On risque d'avoir des recours à chaque course."

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Auteur Léna Buffa
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