Quartararo sent que Yamaha plus progressé en un hiver qu'en cinq ans
Fabio Quartararo estime que Yamaha réduit l'écart sur ses rivaux pour la première fois depuis qu'il a rejoint le MotoGP après un test très encourageant à Sepang.
Photo de: Gold and Goose Photography / LAT Images / via Getty Images
Fabio Quartararo a vécu une très bonne semaine en Malaisie. Leader du Shakedown pendant le week-end, il a récidivé lors du premier jour du test collectif et a été le seul à contenir la domination des pilotes Ducati les deux journées suivantes.
Plus que ces performances brutes, le champion du monde 2021 se réjouit d'avoir pu être performant dans toutes les conditions, et pour cause : Yamaha n'a selon lui jamais fait un bond en avant aussi spectaculaire depuis qu'il a rejoint le MotoGP en 2019. Le manque d'adhérence à l'arrière se fait toujours ressentir mais dans tous les domaines, la M1 semble réduire l'écart avec les autres machines du plateau, sur un tour comme en rythme de course, avec des comparaisons désormais possibles avec les Ducati.
De quoi espérer un retour au premier plan dès cette année ? Quartararo ne répondra pas, préférant éviter tout excès d'optimisme...
Tu es enfin entré dans les 1'56 à Sepang...
Je suis vraiment content. [...] Mon tour le plus rapide était en qualifications l'an dernier, c'était un 1'57"5, donc je pense que l'écart est de plus de huit dixièmes. On a gagné six dixièmes entre 2019 et 2024, et huit dixièmes entre 2024 et 2025. Évidemment, on peut être heureux. Je pense qu'on doit rester calme, ce ne sont que des tests, mais je pense que c'est assez bon. L'an dernier, au test Pecco [Bagnaia] a roulé en 1'56 ou 1'56"5, c'est plus ou moins le chrono qu'ils ont fait cette année, donc je pense que l'on peut être assez satisfaits.
Comment s'est déroulée ta simulation de sprint ?
Ce n'était pas vraiment une simulation de sprint, il a fallu que je fasse six tours avec des réglages et six autres avec d'autres, avec des pneus neufs. C'était bien mais pas comme Marc [Márquez] qui a fait de gros 1'57 ou de très, très petits 1'58. Mais vous savez, je pense qu'il faut prendre en compte que l'an dernier, on était 11e et 12e et que maintenant, on regarde les rythmes de Marc, Pecco et Álex [Márquez], qui sont les plus rapides ici. Je pense que le bond est assez grand et je suis assez content du chrono que j'ai fait, parce que ce n'était pas seulement sur un tour.
Les progrès sont-ils surtout sur un tour ou en rythme de course ?
L'an dernier, le pire ce n'était pas en course, c'était sur un tour, parce qu'on partait toujours super loin et qu'on avait du mal à doubler. Je pense que maintenant, avant de faire mon premier time attack, je savais que j'allais faire un 1'56. Avec Maio [Meregalli], depuis le premier jour on plaisantait sur le fait de faire 1'56, tous les jours on s'en est rapprochés et c'est devenu une réalité aujourd'hui. Le problème était que l'an dernier, en mettant un pneu neuf, on ne savait pas quel chrono on allait faire. Ces trois derniers jours, sur un tour c'était vraiment bon mais le rythme n'a jamais vraiment été le problème. Le problème était de partir 15e, c'était impossible de doubler. Notre moteur est aussi un peu plus rapide donc on verra lors des premières courses comment on gèrera.
Fabio Quartararo
Photo de: Gold and Goose / Motorsport Images
Visuellement la moto a peu changé, donc quelles sont les différences ?
Plusieurs choses. Ça paraît similaire mais ce n'est pas la même chose. En fait, l'électronique a pas mal changé, ma façon de piloter [aussi], on a des nouveautés sur la moto. Évidemment, c'est difficile à voir mais c'est nouveau. On peut voir que dans les chronos, on est beaucoup plus rapides que l'an dernier.
Quelles ont été les choses qui ont le plus progressé et que reste-t-il à faire ?
On a beaucoup amélioré nos sensations en courbe, dans les changements de direction aussi. Mais notre point faible est surtout le grip. Aujourd'hui, la piste avait beaucoup de grip, elle était noire de gomme [mais] je ne dirais pas que notre chrono est trompeur, parce que l'an dernier c'était la même chose et qu'on était à une seconde de la première place, et que là on est à trois dixièmes. Je suis impatient de voir avec une piste qui aura très, très peu d'adhérence. Ce sont vraiment les plus mauvaises conditions pour nous."
As-tu comparé la vitesse de pointe avec les Ducati ?
C'est aussi l'une des choses que vous ne pouvez pas voir mais nous avons progressé. Elle est plus élevée et je pense que c'est bien. On ne double toujours pas des motos en ligne droite mais je pense que ça dépendra beaucoup de la façon de sortir du premier virage, surtout en Thaïlande, ou du virage 3. On verra et j'espère qu'on pourra doubler."
Le gain est-il dû à une meilleure sortie des virages ?
Non, au moteur.
Fabio Quartararo
Photo de: Gold and Goose / Motorsport Images
La Yamaha a-t-elle retrouvé son âme ?
Tous les ans, surtout entre 2022 et 2024, j'avais l'impression que l'on faisait un pas en avant mais que Ducati et les autres en faisaient deux ou trois. Cette année, on a réussi à faire beaucoup plus de pas en avant. Je pense que c'est un pilotage différent de 2019 ou 2021 mais que la moto est rapide. Le pilotage est un peu différent d'avant mais je pense que c'est la première année où l'on a réussi à réduire l'écart. Par le passé, on progressait mais les autres progressaient encore plus. Maintenant, l'écart est plus serré.
Quelles sont les attentes réalistes pour Buriram ?
Dans l'équipe, on entend au moins dix fois par jour que l'on n'a pas d'attentes. Mon chef mécanicien a même fait un t-shirt avec mon visage et 'pas d'attentes' ! Donc on verra. C'est la première année où je sens que j'ai eu un bon hiver, où je sens que j'ai eu cinq bonnes journées d'essais. L'objectif est de faire deux bonnes journées à Buriram donc je me pousse au maximum et ce qui viendra, ça viendra. Si c'est un top 7, ça sera un top 7 ; un top 5, ce sera un top 5 ; un podium... Je donnerai 100% quelle que soit la position pour laquelle on se battra.
Es-tu heureux et optimiste ?
Heureux et optimiste, mais jamais trop optimiste ! [rires]
Partager ou sauvegarder cet article
Meilleurs commentaires
Abonnez-vous pour accéder aux articles de Motorsport.com avec votre bloqueur de publicité.
De la Formule 1 au MotoGP, nous couvrons les plus grands championnats depuis les circuits parce que nous aimons notre sport, tout comme vous. Afin de continuer à vous faire vivre les sports mécaniques de l'intérieur avec des experts du milieu, notre site Internet affiche de la publicité. Nous souhaitons néanmoins vous donner la possibilité de profiter du site sans publicité et sans tracking, avec votre logiciel adblocker.