Quartararo regrette l'absence de référence venant de Morbidelli
S'il estime qu'avoir un équipier plus performant que l'est actuellement Franco Morbidelli n'aurait pas un gros impact sur le développement de la Yamaha, Fabio Quartararo juge toutefois avoir besoin d'une véritable référence pour savoir lui-même où il en est.
Les difficultés de Yamaha et de Fabio Quartararo au guidon de la M1 sont désormais bien connues de tous, et il est dit qu'il va falloir au Français s'accommoder de ces défauts pour espérer mieux que jouer les accessits face à un redoutable peloton où les Ducati ont l'avantage mais où d'autres parviennent à tirer de temps en temps leur épingle du jeu, comme l'a fait Álex Rins du côté d'Austin.
Si, sur le plan technique, les problèmes sont évidents, il demeure que l'une des difficultés pour la marque aux trois diapasons réside dans son pool très limité, pour ne pas dire réduit à peau de chagrin, de motos disponibles pour tenter d'avancer et trouver des solutions. Et, en sus, outre la question d'un team satellite, Quartararo n'a récemment pas hésité à se montrer direct quant aux soucis posés par la différence de performances entre son équipier Franco Morbidelli et lui.
Un mois après cette déclaration du Portugal, l'Italien a connu un très bon GP d'Argentine (quatrième du sprint et de la course) avant une épreuve du COTA plus discrète, tout de même marquée par une huitième place à la fin d'une course qui a vu une dizaine de chutes. Son avenir demeure en suspens, même si Yamaha a récemment assuré qu'il était le choix numéro 1, alors que la rumeur Toprak Razgatlioglu prend de l'ampleur.
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Quand la question de savoir ce qu'un équipier rapide pourrait apporter au développement de sa moto lui a été posée, Quartararo s'est montré clair sur le fait que c'est surtout d'une référence et d'une source d'émulation, comme celle que pouvait être Maverick Viñales lors de ses premiers pas dans l'équipe officielle, dont il a besoin : "Sur le développement, pas grand-chose mais je pense que ça peut aider pour moi, pour voir où est vraiment la limite de la moto. En Argentine, il avait fait une très bonne qualif sous la pluie mais en termes de rythme il n'a jamais été vraiment beaucoup plus rapide que moi."
Fabio Quartararo et Maverick Viñales après les qualifications du GP de France 2021.
"Avec Maverick, pendant ma première année [dans l’équipe] Yamaha officielle, la demi-saison qu'il a faite avec moi, je pense qu'on s'est vraiment aidés entre nous et qu'on a pu avoir une vitesse plus élevée. Il y a peut-être des circuits ou des virages où il passe plus vite, où j'essaye moi aussi de passer plus vite, et le fait que j'aie un peu une idée d'où est la limite de la moto [m’aide]. Là, je me sens à la limite partout. Mais parfois, en sentant [qu'on va] plus doucement, le chrono est plus rapide. C'est ça, pour moi, la plus grande différence."
Interrogé à Austin sur le faible apport que pouvait avoir Morbidelli, Quartararo s'était montré positif tout en rappelant que, équipe satellite ou pas, si les performances des autres Yamaha ne sont pas au rendez-vous, les choses ne vont guère s'arranger, comme l'a montré l'exemple RNF de l'an passé : "Je pense que Franky a fait des progrès, surtout en Argentine. Mais l'an dernier, le fait d'avoir une équipe satellite n'a pas été d'une grande aide, parce que Darryn [Binder] arrivait du Moto3 et que Dovi [Andrea Dovizioso] revenait après avoir été arrêté un an."
Dans ces conditions, tourner la tête vers le clan Ducati permet d'entrevoir ce que serait, pour le Champion du monde français, un idéal en termes de collaboration pour le développement d'une machine : "Quand je vois Pramac par rapport à l'usine, ils utilisent deux carénages différents, ils travaillent vraiment bien et je pense que c'est ce dont on a besoin."
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Quant à la rumeur Razgatlioglu, Quartararo avait préféré botter en touche du côté d'Austin, n'affichant aucune préférence : "Ça ne me regarde pas. C'était une super opportunité pour lui d'essayer la moto pendant deux jours mais je ne lui ai jamais vraiment parlé au sujet de ce test. L'avenir de Yamaha n'est pas entre mes mains. On verra qui sera mon coéquipier l'année prochaine. Ça pourrait être Franco ou quelqu'un d'autre."
Avec Léna Buffa
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