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Tech3 se prépare à un début de saison modeste avec ses nouveaux pilotes

L'adaptation à la KTM se révèle compliqué pour Enea Bastianini et Maverick Viñales. Si l'Espagnol insiste sur le temps qu'il faut se donner pour trouver ses marques avec la moto, l'Italien n'a pu masquer sa déception lors des derniers tests d'avant-saison.

Enea Bastianini, Red Bull KTM Tech 3

Photo de: Gold and Goose Photography / LAT Images / via Getty Images

Le test organisé en Thaïlande en conclusion de l'intersaison a livré des conclusions peu ou prou inchangées chez Tech3, avec un Enea Bastianini qui semble quelque peu perdu et un Maverick Viñales qui s'en tient à la patience nécessaire lorsque l'on change de moto. Tous deux sont en phase d'adaptation à la KTM, une moto dont les freinages en particulier font office de casse-tête pour eux, et si l'un s'évertue à retenir les signes encourageants, l'autre ne peut occulter l'ampleur des difficultés affrontées.

Au chrono, les deux pilotes ont enregistré des progressions parmi les plus fortes de la grille entre le début et la fin de cette séance thaïlandaise, pourtant Bastianini a dû se contenter du 15e temps final à près d'une seconde de la meilleure performance. Bien que sa vitesse sur le tour lancé soit pour lui le signe de progrès réalisés au fil du temps, c'est sa capacité à performer sur la durée qui inquiète particulièrement le pilote italien.

"Ces deux jours ont été très difficiles parce qu'on a essayé beaucoup de choses et, à un moment donné, je ne savais plus quoi faire", admet Bastianini. "J'ai essayé de remettre les compteurs à zéro [jeudi] et de me relancer pour tenter de comprendre la direction à suivre. Il en est sorti un petit quelque chose, mais on est encore loin et je n'arrive pas à piloter de façon répétitive, c'est ce qui le plus compliqué en ce moment."

"Je n'ai pas encore de références avec cette moto et ça complique les choses", poursuit le pilote italien. Et il a beau savoir ce qu'il doit faire, il n'y parvient pas de façon naturelle. "Je ne suis pas très content de mon rythme actuellement parce que j'ai fait beaucoup d'erreurs dans mes tours. Parfois, je n'arrive pas à freiner fort et parfois oui. Pour le moment, je ne connais pas très bien la situation. Il va falloir qu'on fasse quelque chose de plus pour la course, qu'on comprenne mieux. C'est une période dans laquelle il est important de bien étudier les données et d'apprendre, parce que la moto est différente et mon approche à l'heure actuelle n'est pas la bonne."

Bastianini admet en effet avoir compris sa part de responsabilité dans son manque d'efficacité au guidon. "Le principal problème vient au final de moi, parce que j'ai le style Ducati en tête et cette moto ne requiert pas cela", expliquait-il dès mercredi, se disant surpris par la différence de style entre les deux motos : "Un peu, oui parce que de l'extérieur, sur la piste, elles semblaient assez similaires, mais de l'intérieur, la moto est complètement différente. J'ai besoin de plus de temps que ce à quoi je m'attendais pour me sentir plus à l'aise et être plus rapide."

Maverick Viñales

Maverick Viñales

Photo de: Gold and Goose / Motorsport Images

Maverick Viñales a, lui, impressionné dans ses derniers time attacks, jeudi en fin de journée, avec un meilleur chrono qui l'a placé dans le top 10 de l'ensemble de ce test, à sept dixièmes et demi de la référence. Il a aussi pu travailler sur un long relais dans la matinée, avec des sensations qu'il veut juger encourageantes.

"Je me suis senti plutôt à l'aise en termes de rythme, mais sur un tour je continue de sentir qu'il me manque des choses ici ou là. Je ne suis pas parfait quand je fais un véritable tour lancé. Ceci dit, ça n'était pas mal et je suis beaucoup plus proche qu'à Sepang, alors c'est bien", retient l'Espagnol.

Comme son coéquipier, Viñales a identifié les freinages comme étant le plus gros challenge à relever le concernant, néanmoins il a réussi jeudi à y obtenir des gains notables. "C'est une moto différente. J'ai réussi à renforcer un peu la phase d'arrêt de la moto, c'est là que je progresse. Il faut que je comprenne vraiment les freins et comment cette moto fonctionne. En sortie de virage, le grip est plutôt bon, mais en entrée, qui est le plus gros point fort de la moto, je n'arrive toujours pas à être au maximum. Mais ça vient."

"Mon adaptation est bonne, on est chaque jour un peu plus proche de la première KTM", retient donc celui qui a la particularité d'avoir gagné avec trois marques. "Ça n'est pas facile, c'est une manière différente de piloter la moto, mais la progression est là néanmoins, je me sens chaque fois de mieux en mieux sur la moto."

Si je commence à me montrer impatient maintenant, mon processus va probablement en être ralenti.

Déjà passé par Suzuki, Yamaha et Aprilia, Viñales sait pertinemment que maîtriser une toute nouvelle moto requiert des efforts et de la patience. Il s'évertue donc à garder son calme. "Pour moi, chaque changement est un challenge, donc la manière de l'aborder fait qu'on sera rapide ou lent. Si je commence à me montrer impatient maintenant, mon processus va probablement en être ralenti. Alors il faut que je garde mon calme, que je sois relax, et que je laisse les choses arriver au lieu de trop me précipiter."

"Ça va prendre du temps. Ça n'est pas une question de croire en la moto ou d'avoir confiance dans le fait qu'elle soit rapide ou pas, c'est que j'ai besoin d'en extraire le maximum et j'y arriverai. Mais ça prend du temps ! J'aimerais bien sûr déjà tout connaître de la moto mais j'aurais peut-être eu besoin de trois jours de tests supplémentaires pour continuer à la comprendre."

Des objectifs modestes pour commencer

Au terme de tests qui ont livré des performances assez disparates chez KTM, il ne fait aucun doute que les pilotes Tech3 sont les plus en retard. "Il va sans dire que ça n'est pas si évident pour le moment. Ce serait un mensonge de dire que nous visons des podiums ou des entrées dans le top 5. [...] Pour le moment, nous ne sommes pas en position de nous battre pour les meilleures places", admettait le team manager Nicolas Goyon mercredi, interrogé par le site officiel du MotoGP.

Mais ce retard est on ne peut plus logique compte tenu du peu d'expérience de Viñales et Bastianini avec la moto. L'approche de ces essais n'était donc pas la même que pour le team d'usine, et le Français veut lui aussi rappeler que le chemin à parcourir requiert de la patience.

"Notre objectif était clairement de définir les motos pour la course, ce que nous avons fait, donc nous nous sentons plus ou moins prêts", explique Nicolas Goyon. "Les deux pilotes se sentent maintenant plus à l'aise sur la RC16 et ils ont commencé à comprendre comment danser avec elle, mais l'apprentissage se poursuivra lorsque nous ferons face au week-end de course et à tout ce qui en découle. Ce n'est que le début de notre histoire, alors écrivons la première page dans deux semaines quand nous reviendrons à Buriram pour la première course de la saison."

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