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Quartararo : "J'espère marquer des points dès ma 1re course"

Le rookie souhaite confirmer ses bonnes dispositions des tests officiels pour faire un top 15 dès sa première sortie en MotoGP.

Fabio Quartararo, Petronas Yamaha SRT

Il a beau avoir ne pas encore avoir 20 ans, Fabio Quartararo va participer à son tout premier Grand Prix dans la catégorie reine le 10 mars prochain à l'occasion de l'ouverture du championnat au Qatar.

Mais la valeur n'attend pas le nombre des années, chose que le Niçois a parfaitement su vérifier lors des essais menés jusqu'ici cet hiver. Pour preuve : à Sepang il n'a fini qu'à trois dixièmes de seconde de son coéquipier Franco Morbidelli, Champion du monde Moto2 en 2017 et considéré comme l'une des jeunes pépites de la discipline.

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2019, le moment idéal pour aller en MotoGP

De quoi le conforter dans son choix d'avoir rejoint le MotoGP dès 2019, alors que beaucoup ne le voyaient pas encore suffisamment mâture. Mais c'est qu'une offre en catégorie reine ne se refuse pas, et que le timing était opportun pour le jeune Français.

Le changement de machine en Moto2 cette année (avec en point d'orgue le passage d'une motorisation Honda à une motorisation Triumph) aurait en effet de toute façon nécessité une période d'adaptation.

Alors, quitte à devoir changer de moto, autant que ce soit pour une MotoGP, surtout que les propositions de guidon étaient rares cette année, la majorité des renouvellements devant s'opérer en 2020.

"Cette année en Moto2 il y allait avoir une nouvelle catégorie avec un nouveau moteur", rappelle Quartararo. "Je me suis dit que je ne pouvais pas manquer l’opportunité de monter sur une Yamaha. Je pense qu’on prend énormément d’expérience en allant en MotoGP, et je pense que plus tôt on y est, mieux c’est."

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En Malaisie, le faible écart séparant le pilote tricolore de Morbidelli a été d'autant plus appréciable que les deux hommes n'évoluent pas tout à fait sur le même matériel.

Quartararo a ainsi beau recourir lui aussi à une Yamaha de 2019, elle n'en demeure pas moins une "spécification B", avec les inconvénients qui vont avec en termes de bride et de vitesse de développement.

"C’est une moto 2019 et c’est toujours [une spécification] B", reprend-il. "Je ne connais pas bien ma moto mais je sais que j’ai 500 tours en moins et que quelques petites pièces sont différentes par rapport à l’officielle."

Fabio Quartararo, Petronas Yamaha SRT

De plus en plus à l'aise sur la M1

Premier surpris par les phases de freinage en MotoGP, bien plus intenses qu'en Moto2, le Français a finalement pris le pli de sa nouvelle monture, et se sent désormais plus à l'aise.

À tel point qu'il commence à jouer sur des paramètres nouveaux pour lui, tels que l'électronique et la cartographie du moteur, le tout pour rendre sa M1 toujours plus docile.

"J’ai appris énormément, surtout durant les deux derniers jours en Malaisie", assure-t-il. "Lorsque les pneus sont usés on met une map moteur avec moins de puissance, mais on va plus vite. Il ne faut donc pas penser que les chronos seront meilleurs si on a plus de puissance."

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Quel résultat viser alors au Qatar dans ces circonstances ? Sachant qu'il bénéficiera de trois jours d'essais supplémentaires en préambule de l'épreuve, ce qui ne sera pas de trop pour l'aider à appréhender le circuit.

"J’espère pouvoir marquer mon premier point durant la première course, ça serait cool, mais je pense que si on continue à travailler comme ça, ça sera possible. On a réussi à faire un très bon rythme de course durant [la simulation] et il faudra être satisfait."

S'il reproduit ses bonnes performances des essais hivernaux, il fait peu de doutes que Quartararo sera bel et bien en mesure de tenir cet objectif dès on premier Grand Prix en catégorie reine.

Avec Charlotte Guerdoux

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