Albon : "Je vais utiliser tout ce que je sais" de Red Bull
Alexander Albon ne va pas hésiter à mettre à profit ses connaissances de l'écurie Red Bull afin d'aider sa nouvelle équipe, Williams.
Cette saison, Alexander Albon fait son retour sur la grille de départ au sein de l'écurie Williams, où il remplace George Russell, parti chez Mercedes. Un retour qui intervient après une année passée au poste de pilote de réserve Red Bull Racing, où Albon a parcouru des milliers de kilomètres… sur le simulateur, afin de trouver les réglages idéaux en week-end de Grand Prix et de développer la monoplace 2022.
Confirmé chez Williams dès septembre, Albon a néanmoins continué de travailler au simulateur Red Bull "relativement tard", plus précisément jusqu'à la fin de la saison, partageant toujours son temps entre la course au titre 2021 et le nouveau bolide. "J'ai travaillé sur la RB18 pendant un moment", confirme l'intéressé. "C’est-à-dire que si elle est performante d'emblée, j'adorerais en prendre la responsabilité ! En même temps, si elle ne l'est pas, alors je n'en prends pas la responsabilité. Je plaisante !"
"Ça aide beaucoup. Bien sûr, je sais plus ou moins quelle est la sensation avec la voiture, mais c'est toujours dur de comparer, car les simulateurs eux-mêmes sont différents, ainsi que leur fonctionnement et la sensation en mouvement, c'est extrêmement différent. On se fait une idée, mais pour vraiment concrétiser, cela prend un peu de temps, cela prend un peu d'expérience."
Alex Albon au volant de la Williams FW44
La situation d'Albon en 2022 est assez particulière. "Je me vois vraiment comme un pilote Williams pour cette année", assure l'Anglo-Thaïlandais, qui conserve néanmoins des liens étroits avec Red Bull. Il s'est désormais familiarisé avec la structure de Grove, "surpris par la taille" de l'usine et satisfait d'un simulateur "quand même très bon", bien que difficile à comparer à celui de l'écurie de Milton Keynes.
Justement, Albon est-il libre de mettre à profit les connaissances accumulées chez Red Bull selon son bon vouloir ? "Bien sûr, je vais utiliser tout ce que je sais", répond-il. "En même temps, je ne suis pas aérodynamicien, je ne sais pas à quoi ressemble l'aileron arrière de la RB18. Je connais juste la sensation. Mais ce que je pense pouvoir apporter à Williams, c'est plutôt la manière dont ils travaillent et leur approche, plus qu'autre chose."
"Et bien sûr, en plus de ça, les voitures conservent des caractéristiques même si le règlement change énormément cette année. Il est assez normal que les voitures gardent leurs petites subtilités. Et je pense avoir une bonne idée de ce qui rendait la Red Bull rapide, je sais comment ils exploitaient le temps au tour de la voiture. Et je sais en même temps pourquoi la Williams était rapide sur certains circuits, je vois comment ces choses-là s'organisent. Il s'agit donc d'essayer d'utiliser ces connaissances dont je dispose bel et bien, afin de nous rendre plus compétitifs."
Propos recueillis par Adam Cooper
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