Alonso évoque deux mois "cruciaux" pour McLaren

Après trois années de vache maigre, Fernando Alonso attend son retour aux avant-postes avec plus d'envie que jamais. Le Grand Prix d'Australie a montré que McLaren était sur la bonne voie, mais son pilote star piaffe d'impatience.

Bien que les MCL33 aient été battues par les autres monoplaces à moteur Renault en qualifications à Melbourne, elles ont mené une course solide et Fernando Alonso s'est même classé cinquième grâce à une intervention opportune de la voiture de sécurité.

En Q2, le retard sur le meilleur temps était toutefois de près de deux secondes, et Alonso demeure conscient que le plus dur reste à faire, se satisfaisant toutefois que McLaren ait son destin entre ses mains après avoir dépendu de Honda pendant longtemps.

"Je pense que l'écart à réduire sur les leaders reste assez conséquent, mais c'est à nous de jouer", déclare l'Ibère. "C'est à l'équipe d'obtenir la performance lors des semaines à venir, lors des quatre, cinq ou six prochains Grands Prix, et de parvenir à obtenir cette performance, à réduire l'écart et à être à distance raisonnable de la pole position et du podium. Puis c'est à nous d'obtenir les résultats le week-end."

"Les deux prochains mois sont cruciaux pour nos espoirs dans le championnat de cette année. Espérons pouvoir continuer à améliorer la voiture et à gagner en performance. Si nous ne nous battons pas pour le titre mondial, espérons que ce sera pour le podium ou pour être dans le top 5 ou le top 6 à la régulière. Ce doit être la première fois depuis trois ans que c'est à nous d'obtenir les résultats, et nous allons faire de notre mieux."

Sur le papier, le podium paraît hors d'atteinte pour McLaren avec les Mercedes, Ferrari et Red Bull qui sont théoriquement supérieures, mais Alonso ne manque pas de rappeler ses exploits au volant de monoplaces de milieu de tableau à la fin des années 2000.

"Nous n'étions déjà qu'à deux places de ce podium en Australie, et c'était très serré lors des dix derniers tours, [Daniel] Ricciardo et Kimi [Räikkönen] se battaient."

"J'ai gagné deux courses en 2008 avec la Renault, j'étais sur le podium en 2009 avec l'arrivée du KERS, au volant d'une voiture qui nous a placés neuvièmes au championnat du monde [des constructeurs]. Donc tout peut arriver en F1 ; si on en est proche auparavant, l'opportunité finit par se présenter tôt ou tard, et nous la saisirons", conclut le double Champion du monde.

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