Alonso : C'était "trop facile" pour Hamilton !

Lewis Hamilton a continué d'écrire l'Histoire de la Formule 1, ce dimanche à Mexico, avec un quatrième titre mondial. Double Champion du monde, Fernando Alonso estime toutefois que son ancien coéquipier a eu la vie "trop facile".

 Alonso : C'était "trop facile" pour Hamilton !
Lewis Hamilton, Mercedes-Benz F1 W08
Le Champion du monde 2017 Lewis Hamilton, Mercedes AMG F1
Le Champion du monde 2017 Lewis Hamilton, Mercedes AMG F1
Lewis Hamilton, Mercedes-Benz F1 W08
Le Champion du monde 2017 Lewis Hamilton, Mercedes AMG F1
Le Champion du monde 2017 Lewis Hamilton, Mercedes AMG F1
Fernando Alonso, McLaren, avec un Sombrero
Marcus Ericsson, Sauber C36 et Fernando Alonso, McLaren MCL32 battle
Fernando Alonso, McLaren MCL32et Romain Grosjean, Haas F1 Team VF-17 en lutte
Fernando Alonso, McLaren MCL32et Romain Grosjean, Haas F1 Team VF-17 en lutte
Fernando Alonso, McLaren MCL32 et Romain Grosjean, Haas F1 Team VF-17 en lutte
Lewis Hamilton, Mercedes AMG F1 W08, Fernando Alonso, McLaren MCL32

Après trois saisons de suprématie sans partage, Mercedes a pourtant subi la concurrence de Ferrari en 2017, et c'est une lutte pour le titre passionnante qui s'annonçait entre Lewis Hamilton et Sebastian Vettel jusqu'à la trêve estivale, au moment de laquelle ce dernier comptait même 14 points d'avance en tête du championnat. Une série de victoires de Hamilton, tandis que Vettel subissait plusieurs abandons, a toutefois scellé le sacre bien plus tôt qu'on ne l'aurait imaginé.

D'après Alonso, Hamilton a toutefois bénéficié de l'absence d'un coéquipier qui affiche un niveau de performance similaire : ces dernières années, l'actuel retraité Nico Rosberg lui avait rendu la tâche particulièrement difficile, jusqu'à remporter le titre 2016.

"C'était très facile cette année, pas de rivaux", estime Alonso. "L'an dernier il a eu Nico jusqu'à la dernière course, ils se battaient à chaque course."

Le pilote McLaren se sent pousser des ailes suite à l'accord de son écurie avec Renault pour la fourniture moteur 2018, convaincu que la MCL32 est déjà le meilleur châssis du plateau, et semble croire en ses chances de titre concernant la saison prochaine.

"Cette année, c'était trop facile", répète Alonso. "Mercedes Champion des constructeurs quatre courses avant la fin, Hamilton Champion des pilotes trois courses avant la fin. L'an prochain, avec McLaren-Renault, ce ne sera pas si facile pour lui."

Un point pour Alonso

Dix-huitième sur la grille de départ à cause de pénalités moteur, l'Ibère a profité des nombreux incidents et abandons pour se hisser dans le top 10 dès le 18e tour de course, et il s'y est maintenu avec succès, marquant un petit point qui porte son compteur à 11 unités.

"Je pense que c'était bien", poursuit-il. "Nous sommes partis derniers et nous avons fini dans les points, ce qui est un bon objectif pour nous. Je pense que nous avions la vitesse tout le week-end, la voiture était toujours très agréable à piloter, très maniable et bien équilibrée tout au long de la course."

"Je pense que nous manquons un peu de vitesse de pointe pour attaquer ou pour défendre, donc nous avons été coincés derrière la Sauber [de Marcus Ericsson] pendant la moitié de la course [dix tours plus précisément, ndlr], puis nous n'avons pas pu doubler Magnussen. Et nous sommes très vulnérables quand il y a une voiture juste derrière nous."

En effet coincé derrière la Haas de Kevin Magnussen à partir du 52e des 70 tours parcourus, Alonso a dû résister au retour de Lewis Hamilton. Les deux champions ont connu une bataille acharnée, se retrouvant roue contre roue à plusieurs reprises, mais Hamilton a trouvé l'ouverture pour la neuvième place à quelques boucles du but.

"À la fin avec Hamilton, dès qu'on commence à se battre, on manque un peu de vitesse de pointe. Nous avons essayé de freiner un peu plus tard à chaque fois, de défendre la position, mais ça n'a pas été possible."

Lorsqu'il lui est demandé s'il a profité de cette bataille pour rappeler son existence à Hamilton, Alonso répond : "Je pense qu'il le sait, il le sait. Il sait aussi à quel point la McLaren est bonne dans les virages, il l'a vu aujourd'hui. J'espère que l'an prochain, nous pourrons lui donner du fil à retordre."

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