Aston Martin : "Attention à ne pas tirer de conclusions catégoriques"
Mike Krack est encouragé par les performances d'Aston Martin en ce début de saison 2023 mais reste prudent malgré tout.
Quel début de saison réalise Aston Martin ! Avec 65 points au compteur, la structure de Silverstone a déjà engrangé davantage d'unités que sur l'ensemble de la saison passée (55) et elle s'est globalement affirmée comme la principale rivale de Red Bull, même si Mercedes était plus en verve en Australie.
Fernando Alonso est monté sur le podium lors de chacun des trois premiers Grands Prix de la saison, et lorsque Motorsport.com lui demande si avoir été compétitif à la fois à Bahreïn, Djeddah et Melbourne est encourageant, le directeur d'équipe Mike Krack répond : "C'est tout à fait vrai, trois circuits avec des caractéristiques toutes différentes. Être compétitif sur les trois signifie évidemment que notre confiance va être au maximum sur les autres circuits."
"Ceux-ci vont être très différents : nous avons Bakou avec des lignes droites gigantesques, puis il y a Monaco sans ligne droite, et toutes ces choses-là vont forcément faire évoluer la hiérarchie dans un sens et dans l'autre. C'est pourquoi je dis toujours que nous devons faire attention à ne pas tirer de conclusions d'un seul Grand Prix."
"Et quand on voit la manière dont la course [de Melbourne] s'est passée au niveau stratégique, avec la gestion, le rythme n'est même pas représentatif. C'est pourquoi je fais toujours très attention à ne pas tirer de conclusions catégoriques."
Il faut toutefois souligner que Charles Leclerc avait l'avantage sur les Aston Martin à Bahreïn comme à Djeddah en qualifications, tandis que ce sont les Flèches d'Argent qui ont pris le dessus en Australie. L'AMR23 est plus compétitive en course mais n'a su tenir le rythme des Mercedes à Melbourne.
"C'est aussi pour ça que je dis qu'il faut attendre quelques courses", souligne Krack. "On ne peut pas dire après une course qu'on est ici ou là, il faut davantage de données pour vraiment comprendre où l'on se situe. On a vu à Bahreïn que nous étions très compétitifs contre de nombreuses équipes, à Djeddah ça allait, et ici [à Melbourne] il y a eu une vraie bataille. Alors si l'on prend toutes les données et que l'on regarde où on se situe, encore une fois, la conclusion sera que les écarts sont très faibles."
Propos recueillis par Adam Cooper
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