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Quel avenir pour un Yamamoto qui n'a pas les "critères" ?

Naoki Yamamoto pourrait-il s'octroyer un baquet en Formule 1 à l'avenir ? Christian Horner juge cette éventualité peu probable mais n'y ferme pas la porte non plus.

Naoki Yamamoto, Toro Rosso

Protégé de Honda, qui motorise Red Bull Racing et la Scuderia Toro Rosso, Naoki Yamamoto est également éligible à la Super Licence grâce aux titres remportés l'an passé en Super Formula et en Super GT – et il est bien parti pour en obtenir un troisième dans le championnat de monoplace nippon, dont il est l'actuel leader. Il y avait déjà été sacré en 2013.

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Le Japonais a fait ses premiers tours de roue en Formule 1 lors des Essais Libres 1 à Suzuka et s'est illustré en tournant à moins d'un dixième de son coéquipier Daniil Kvyat. De quoi susciter les louanges de Christian Horner, directeur de Red Bull Racing, qui ne manque néanmoins pas de souligner qu'à l'âge de 31 ans, sans la moindre expérience du sport automobile européen, Yamamoto ne part pas favori pour un baquet en Formule 1.

"Je ne connais pas leur programme précis, mais il est généralement similaire entre les deux voitures", a déclaré Horner quant aux chronos des Toro Rosso, au micro de Sky Sports F1 juste après cette séance. "[Yamamoto] a donc fait du très bon travail pour sa première séance dans une Formule 1, je pense qu'il s'en est très bien tiré. C'est un mec très sympa, très rapide, très talentueux. C'est un circuit qu'il connaît extrêmement bien, il a eu une carrière pleine de succès ici avec Jenson [Button] en [Super] GT. Il ne correspond pas aux critères pour l'instant, mais il mérite certainement qu'on lui donne sa chance et qu'on s'intéresse à lui aujourd'hui."

Naoki Yamamoto, Toro Rosso
Naoki Yamamoto, Toro Rosso et Pierre Gasly, Toro Rosso

Pierre Gasly, qui a été l'équipier de Yamamoto en Super Formula, confirme : rejoindre le Vieux Continent serait un défi très relevé. "En Super Formula, les pilotes sont spécialistes de cette discipline sur les circuits japonais, et je pense que venir sur les pistes européennes ne sera pas facile pour lui, mais pourquoi pas ? Il pourrait très bien s'adapter, même si ce challenge de découvrir les nouveaux circuits serait difficile", analyse le Français.

Le principal intéressé, lui, espère surtout ouvrir la voie à de nouveaux pilotes japonais : le pays du Soleil-Levant n'a plus été représenté dans l'élite depuis le départ de Kamui Kobayashi fin 2014. Yamamoto ne sait en revanche pas s'il a tapé dans l'œil de Helmut Marko lors de cette séance d'essais libres. "Il a observé mon run, je ne sais pas ce qu'il pense de moi", commente-t-il. "Mais je souhaite dire un grand merci à Marko, il m'a donné une très belle opportunité. Je suis donc content."

"Cette opportunité, ce n'est pas seulement la mienne. Il y a beaucoup de pilotes japonais rapides qui sont plus jeunes. Pour eux, peut-être que je vous montre un peu mon niveau de performance, et l'on peut espérer qu'à l'avenir, beaucoup de pilotes japonais perceront."

Quant à savoir si on le reverra en Formule 1 un jour, Yamamoto reste prudent : "Pour l'instant, je ne peux pas le dire. Je viens juste de finir les EL1. Je dois parler des EL1 avec l'équipe. Après, je discuterai avec quelqu'un : Honda, Red Bull ou Marko." Mais conserver un double programme en Super Formula et en Super GT n'aurait rien d'un plan B.

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