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Bijoux en F1 : Ben Sulayem assume, aucun passe-droit pour Hamilton

Le président de la FIA soutient pleinement la démarche de la direction de course et l'application désormais stricte de la règle. Lewis Hamilton s'expose donc à de grosses amendes s'il ne retire pas ses bijoux à partir du Grand Prix de Monaco.

Lewis Hamilton, Mercedes-AMG, en conférence de presse

Président de la FIA depuis quelques mois seulement, Mohammed Ben Sulayem assume le changement d'ère qui s'opère pour la Formule 1. Celui qui est à l'origine de la refonte de la direction de course – processus selon lui toujours en cours – soutient sans condition l'exigence et la stricte application des règlements qu'a imposées Niels Wittich lors des cinq premiers Grands Prix de la saison.

Si la gestion des premières épreuves par l'Allemand, qui cèdera sa place à Eduardo Freitas à Barcelone, a été saluée dans le paddock, son intransigeance sur certains sujets a tout de même provoqué quelques crispations. Principalement depuis qu'il a rappelé les pilotes à l'ordre à Melbourne quant au port des bijoux au volant, avant de durcir le ton à Miami. Lewis Hamilton a notamment jusqu'au Grand Prix de Monaco pour se mettre en conformité avec le règlement, sans quoi il s'exposera à des amendes.

Je dis simplement qu'il y a un règlement. Ce n'est pas à moi de décider de ce que préconise la science, mais aux médecins.

Mohammed Ben Sulayem, président de la FIA

Pour Mohammed Ben Sulayem, il s'agit de bon sens, de sécurité et d'équité. Le président de la FIA renvoie la question à ses prédécesseurs quant à la non application par le passé d'une règle qui existe en réalité depuis de nombreuses années, et tord le cou à certaines accusations selon lesquelles il s'agirait de cibler particulièrement Lewis Hamilton.

"Après le [Grand Prix du] Brésil [2021], je lui ai souhaité le meilleur alors qu'il prenait l'avion pour rentrer", raconte le président de la FIA au Daily Mail. "Vous pouvez demander à Toto Wolff, à quel point je l'ai soutenu. J'étais libre, car je n'étais pas président. Je voulais vraiment qu'il gagne ce huitième titre, car les records sont faits pour être battus. Les gens disent que j'ai fait ce que Lewis et Toto voulaient en écartant Michael Masi. J'aurais fait ça pour eux, et maintenant je leur en voudrais, ça n'a pas de sens."

"Lewis a vu un médecin à Miami pour discuter du problème des bijoux, et devinez quoi, c'était un médecin britannique. Je dis simplement qu'il y a un règlement. Ce n'est pas à moi de décider de ce que préconise la science, mais aux médecins. J'aimerais que Lewis soit un modèle, un ambassadeur, pour envoyer le bon message à tous les jeunes pilotes et éviter une tragédie. Nous devons faire appel à lui pour la bonne cause."

"J'aime les bijoux, j'adore ça, mais dans une voiture, il ne peut pas y avoir de choix", ajoute Mohammed Ben Sulayem. "Les gens disent que ça n'a pas été appliqué auparavant. Ne me demandez pas pourquoi, vous pouvez demander à l'ancienne gouvernance pourquoi ce n'était pas le cas."

Le président de la FIA place donc Lewis Hamilton devant ses responsabilités. Il n'y aura aucun passe-droit et le Britannique écopera d'une amende de 50 000 € à Monaco s'il n'est pas dans les clous, puis de 250 000 € s'il récidive.

"C'est à lui de décider", prévient Mohammed Ben Sulayem. "Il y a des amendes qui s'appliquent. C'est comme lorsque quelqu'un fait un excès de vitesse sur la route : on ne peut pas l'empêcher de le faire, mais il reçoit une amende, même si c'est accidentel. On ne peut pas laisser faire les gens parce que ce sont des amis. Il doit y avoir une règle pour tout le monde, et c'est tout."

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