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Bilans Saison 2020
Dossier

Bilans Saison 2020

Bilan 2020 - Bottas, au bord du KO

La saison 2020 de Valtteri Bottas s'est terminée de façon laborieuse et par une série de contreperformances tombée au plus mauvais moment.

Bilan 2020 - Bottas, au bord du KO

Sur le papier, la mission de Valtteri Bottas a été remplie en 2020. Même si les espoirs de titre pilotes ont rapidement pris du plomb dans l'aile, il a terminé à la seconde place du classement et participé pour la quatrième saison consécutive à la victoire de Mercedes chez les constructeurs.

La cruelle réalité c'est que dans une saison où Lewis Hamilton a réduit la concurrence à l'état de présence lointaine, empochant (malgré un Grand Prix d'absence) suffisamment de points pour assurer seul la couronne de la marque allemande au classement des équipes (347 contre 319 pour Red Bull), Bottas n'a inscrit que neuf points de plus que Max Verstappen et signé autant de victoires que le Néerlandais, à savoir deux.

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Depuis son arrivée chez Mercedes, le Finlandais a souvent été plus performant en première partie de saison qu'en seconde (les mauvaises langues diront "plus performant avant de prolonger son contrat qu'après"). Cela se vérifie assez nettement cette année, en dépit de son caractère ramassé, si l'on pousse jusqu'au GP de Russie. Mais même sans parler d'une comparaison directe avec Hamilton, dont le niveau de performance est particulièrement élevé, il y a tout de même déjà eu beaucoup de points laissés en route.

Sur cette période, plusieurs départs ratés lui coûteront cher en course, que ce soit en Hongrie (il le volera presque) et en Espagne où il terminera derrière Verstappen, ou bien en Italie où il se retrouvera englué dans le peloton sans jamais parvenir à s'en défaire, manquant l'occasion de reprendre beaucoup de points à un Hamilton qui lui avait laissé une rare opportunité de pouvoir le faire. En Toscane, il réussira le premier départ et prendra la tête mais la course sera ensuite interrompue deux fois, occasionnant deux autres départs arrêtés, où il perdra une ou plusieurs positions.

Même les deux succès qui encadrent cette première partie de saison n'ont pas eu la saveur des grandes conquêtes : en Autriche, il signe la pole et l'emporte le lendemain, mais la bataille avec Hamilton a été gâchée par les problèmes de capteurs qui ont obligé les deux hommes à la prudence. En Russie, le Britannique s'auto-élimine en encaissant deux pénalités avant même le début de la course, laissant la voie royale à un Bottas pourtant auteur de qualifications en demi-teinte.

Au sortir de Sotchi, dixième GP de la saison, il pointe à 44 points de son équipier et en compte 33 d'avance sur Verstappen ; des écarts importants qu'il faut tout de même légèrement relativiser en tenant compte de sa grande malchance en Grande-Bretagne où sa crevaison l'exclut du top 10 (lui coûtant au moins 18 points) alors que celle de Hamilton n'a aucun impact sur son résultat final.

Il y avait toutefois peu d'illusions à se faire à ce stade de la saison sur l'issue du championnat tant Hamilton paraissait clairement au-dessus. Aussi, l'on aurait pu croire que libéré d'une certaine pression (il avait été reconduit pour 2021 au bout de quatre GP), il allait pouvoir tenter de contrarier son chef de file dans la quête de succès supplémentaires. Et en cela, les choses avaient plutôt bien démarré au GP de l'Eifel où, après la pole, il résistera autoritairement à son équipier au départ. Avant de céder sur une grossière erreur quelques tours plus tard et de connaître aussi l'unique abandon de Mercedes en 2020, ce qui n'a pas arrangé ses affaires.

Un certain manque de réussite jouera un rôle non négligeable lors de quelques courses, à Silverstone donc mais également Imola où un débris percuté alors qu'il avait fait le plus dur l'empêchera de gagner, ou encore lors des deux courses à Bahreïn lors desquelles, même s'il ne sera jamais en position de l'emporter, des problèmes pneumatiques (crevaison et arrêt au stand manqué) accentueront ses difficultés. Évoquer la malchance réelle ne doit pas éloigner de l'essentiel : Bottas a été particulièrement en difficulté lors du dernier tiers de saison.

Il semble que le premier gros coup de massue puisse remonter au Grand Prix du Portugal où, après avoir mieux géré les premiers tours qu'Hamilton, il prendra les commandes avec plusieurs secondes d'avance avant d'être progressivement rattrapé puis oublié par le #44 qui, en sus, gérera mieux ses pneus. Dans une F1 moderne où, quoi qu'on en dise, les écarts sont extrêmement faibles sur la durée d'une épreuve, Bottas finira à 25 secondes de son équipier. Une claque.

Mais les dernières courses réservaient au Finlandais pire encore. En Turquie, il est d'abord malheureux en étant pris un peu malgré lui dans l'accrochage du départ, mais va ensuite totalement se rater et abîmer sa Mercedes dans un accrochage inutile avec Ocon. S'en suivra une course catastrophique où il partira au total six fois en tête-à-queue et subira l'humiliation terrible de finir hors des points à un tour d'Hamilton, en route vers la validation de son septième titre. À Bahreïn, un nouveau départ vendangé le relègue dans le milieu du top 10 avant sa crevaison.

On pensait sincèrement que les choses ne pouvaient aller plus mal, que le boxeur titubant qu'était désormais Bottas n'avait plus que deux rounds à faire le dos rond face à Hamilton avant de bénéficier d'une pause salvatrice. C'est à ce moment-là que le Britannique est testé positif au COVID. Outre l'ironie que cela survienne une fois le titre assuré, les projecteurs se sont surtout soudainement braqués sur Bottas : le prometteur George Russell fut en effet appelé pour remplacer le septuple Champion. La situation était à partir de là objectivement impossible à gagner pour le #77 : nettement devant, la logique aurait été respectée, sans plus, sinon cela aurait été forcément inquiétant (à des degrés divers).

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Et c'est ce qui s'est passé : il faut dire que Bottas a très mal géré son week-end et signé de justesse la pole. En course, son départ est à nouveau manqué et Russell prend la tête en réalisant une course à la manière d'Hamilton. Le cauchemar semble alors sur le point de se concrétiser avant que ne s'effondre dans les stands la victoire retentissante qui s'annonçait ; mais Bottas, alors très pénalisé par la situation (non seulement il n'a pas pu changer de pneus, mais ceux-ci ont passé 30 secondes à refroidir le temps de les retirer et de les remettre sur la W11), allait subir un ultime affront en subissant un extérieur par son équipier temporaire dans le virage 6 avant de sombrer dans le classement pour franchir la ligne en huitième place... juste devant Russell victime d'une crevaison.

Le retour de Hamilton à Abu Dhabi verra Bottas face à une nouvelle situation sans issue positive : privé de la chance de montrer qu'il pouvait battre Russell sur un tracé plus conventionnel, il se retrouve face à un Britannique affaibli. Il le devance de peu en qualifs et en course, mais surtout perd nettement face à Verstappen même si des doutes pèsent sur la valeur réelle de la W11 ce jour-là.

En résumé, Valtteri Bottas aura sans doute à bien des égards vécu sa saison la plus compliquée. En 2018, sa cinquième place au classement pilotes était problématique, mais la concurrence était plus présente et le contexte différent. En 2020, sa deuxième place laborieuse est véritablement rendue très inquiétante par cette fin de saison qui s'apparente clairement à un enchaînement d'uppercuts et de crochets reçus dans les cordes face à un adversaire inatteignable. Cet adversaire inatteignable n'a pas réellement de visage, c'est un ennemi composite : c'est évidemment Hamilton la plupart du temps, mais ce sont aussi les propres errements de Bottas, Verstappen, un peu de malchance et enfin l'invité surprise Russell.

L'avenir du Finlandais ne peut que s'être assombri. Russell a prouvé qu'il avait ce qu'il fallait pour qu'il lui soit fait confiance sans trop de craintes et le cycle de progression du Britannique fait de lui le candidat logique à un baquet Mercedes en 2022, moment où la nouvelle réglementation rebattra les cartes. En 2021, Bottas devra être extrêmement solide et corriger d'un coup d'un seul tous les défauts déjà entrevus depuis 2017 pour espérer que la balance penche en sa faveur.

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