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Bourdais : Contre Vettel, Leclerc a "tout à gagner et va en jouer à 100%"

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Bourdais : Contre Vettel, Leclerc a "tout à gagner et va en jouer à 100%"
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21 avr. 2019 à 15:20

Sébastien Bourdais est revenu sur la dynamique du début de saison 2019 de Formule 1 chez Ferrari entre un Charles Leclerc "qui n'a pas de question à se poser" et un Sebastian Vettel en situation "difficile".

Actuellement en IndyCar, où il se prépare à vivre le Grand Prix puis les 500 Miles d'Indianapolis au mois de mai, Sébastien Bourdais a couru en Formule 1 en 2008 et 2009 au sein de l'écurie Toro Rosso. Lors de sa première saison dans la discipline reine, le Français avait été associé à un certain Sebastian Vettel, qui avait d'ailleurs remporté cette année-là son tout premier GP, lors d'une course pluvieuse à Monza

Même si l'expérience fut courte, Bourdais a eu de quoi jauger celui qui est aujourd'hui de nouveau sous le feu des critiques. L'Allemand est en effet, depuis plusieurs mois, accusé d'une incapacité à tenir son rang de quadruple Champion du monde sur le plan mental (en raison de quelques erreurs lors de luttes en piste) mais aussi d'être favorisé de façon injuste par la Scuderia en ce début d'année 2019, qui a adressé trois consignes en trois courses à son nouvel équipier, Charles Leclerc.

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Interrogé dans le cadre de l'émission Motors sur RMC, Sébastien Bourdais estime pour sa part qu'il est "un peu tôt" pour émettre un jugement sur les consignes de Ferrari : "Je pense que s'ils ont demandé d'inverser les positions [en Chine], il y avait probablement une bonne raison, au-delà du fait que, en tout cas jusqu'à présent, il y a l'air d'y avoir clairement un numéro 1 et un numéro 2, même si ça se voit pas forcément autant sur la piste. Ils ont clairement cette philosophie-là."

"Charles est clairement celui qui a surpris tout le monde d'entrée de jeu et c'est super parce qu'il a énormément de talent – ça se voit depuis le début, depuis quelques années même, maintenant – donc je pense que ça va être intéressant à suivre. Est-ce que ça leur coûtera cher au final, je sais pas. Je pense qu'ils ont une philosophie, ils vont s'y tenir. Pour l'instant, c'est trop tôt pour dire."

"Si Charles est devant c'est exceptionnel, s'il est derrière c'est normal"

Alors que Mattia Binotto, le directeur de l'écurie, a en effet rapidement indiqué que Ferrari favoriserait Vettel dans les situations de "50/50", Leclerc doit composer avec la hiérarchie et les consignes qu'elle implique, au risque d'être cantonné à un rôle de porteur d'eau, mais également avec son désir de se montrer performant, au risque de semer la zizanie. Mais pour Bourdais, la situation du Monégasque n'est pas difficile.

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"Ah, non, non, je pense que c'est très facile", a-t-il lancé sur le sujet. "Il a tout à gagner, Charles a tout à gagner. Il le sait et il va en jouer à 100%. Je pense que le plus difficile, c'est pour le vétéran en l'occurrence, de se dire : 'Bon attention, aujourd'hui on a un 'étalon' qui arrive dans la carrière'. Et c'est difficile parce qu'en tant que vétéran c'est sûr qu'il a l'expérience, mais il y a tellement de ressources aujourd'hui pour se préparer pour un Grand Prix et arriver hyper affiné."

"On voit bien aujourd'hui comment ça se passe dans ces équipes de F1 : ils passent tellement d'heures en simulateur, les voitures sont des valeurs connues au moment où elles touchent le sol et commencent à rouler en piste, donc il y a tellement peu d'inconnues sur un week-end de course... En même temps, Charles, la raison pour laquelle je dis qu'il a tout à gagner c'est que s'il est devant c'est exceptionnel et s'il est derrière c'est normal. Il n'a pas de question à se poser. S'il se sent bien, que l'auto lui convient et qu'il est devant Vettel, c'est tout bonus."

"Le plus gros problème de Vettel, c'est la pression qu'on lui met"

Quant à la fragilité de Vettel sur le plan mental, Bourdais estime qu'elle résulte tout à la fois des limites naturelles que tout un chacun peut avoir, qui pouvaient déjà être entrevues en 2008 chez Toro Rosso, et de la pression que l'Allemand peut subir au vu de son statut. "Je pense que tout le monde a ses limites, personne n'est infaillible."

"Autant quand il est en confiance, il est difficile à déloger, difficile à battre, [autant] quand il perd un tout petit peu de son hégémonie, c'est vrai que je pense qu'il est prenable. On l'a vu avec Ricciardo il y a quelques années [en 2014], ça lui a fait beaucoup de mal. Je sais pas pourquoi, cette année-là, l'auto ne lui convenait pas à ce point-là."

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"Mais moi, de mon vécu, c'est sûr que dans une voiture difficile à conduire, qui peut à la limite bien lui convenir, il est difficile à prendre, [mais] dans une voiture vraiment bien réglée, avec un pilote qui fait bien le boulot, il y a de la place pour lui tenir tête. Enfin, je vais pas fanfaronner, je n'ai pas une expérience en F1 qui a été particulièrement heureuse, mais dans la première version, avec la première Toro Rosso, je crois qu'on était à 3-2 en qualifs, il n'y avait pas [de quoi] crier à la domination. Après c'est sûr que dans une auto dans laquelle moi j'étais vraiment très, très, très inconfortable, lui s'en accommodait. Et par contre l'auto avait du potentiel, à ce moment-là, pour se montrer beaucoup plus à l'avant ; là, ce n'était plus la même histoire."

"Le plus gros problème qu'il a aujourd'hui, c'est cette pression qu'on lui met, même pas que lui se met, où tout le monde attend qu'il tape le nouveau, sauf que le nouveau a beaucoup de talent et n'a rien à perdre. Ce sont toujours des situations difficiles pour les pilotes qui sont en place, quand arrive un jeune pilote qui n'a rien à perdre et au contraire tout à gagner."

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