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La cohésion d'équipe testée par les contre-performances chez Williams

Avec le délicat passage traversé par l'équipe Williams tend à se poser la question de qui pourrait être le prochain maillon fort à quitter la structure.

Robert Kubica, Williams Martini Racing
Lance Stroll, Williams Racing, entre dans sa voiture
Lance Stroll, Williams Racing
Sergey Sirotkin, Williams FW41
Sergey Sirotkin, Williams Racing, est interviewé
Robert Kubica, Williams
Claire Williams, team principal Williams Martini Racing, lors de la conférence de presse

Nul doute que quelques points feraient le plus grand bien à une équipe Williams en proie à de grands doutes depuis le début de saison. Alors que Charles Leclerc a de nouveau impressionné en se qualifiant en treizième position sur la grille de départ avec la plus proche rivale qu'est la Sauber, l'équipe anglaise ne semble pas en total contrôle de son destin et ne peut que redouter de nouvelles performances solides de la concurrence.

Avec quatre points au compteur, Williams, dont les pilotes Lance Stroll et Sergey Sirotkin partiront respectivement 17e et 18e au Canada, occupe actuellement la dernière place du Championnat du monde des constructeurs et a besoin d'un renversement important dans sa saison pour espérer pouvoir éviter l'écueil de la lanterne rouge au terme de l'exercice 2018.

Manque de chance également, le team ne peut compter ce week-end sur des évolutions espérées du moteur Mercedes pour un gain de performance garanti que le team ne parvient pas à trouver dans l'exploitation de sa rétive monoplace, qui accuse de plus en plus le coup par rapport au rythme de développement de la concurrence depuis l'introduction de l'ère V6 turbo hybride.

Face à de tels doutes, Claire Williams, la meneuse de troupes, tente tant bien que mal de colmater toutes les brèches du navire, tandis que sponsors et éléments de personnel clé fuient progressivement la structure et laissent planer de sombres perspectives de cycle négatif duquel il est toujours bien difficile de s'extraire.

"L'impact sur l'équipe ? On passe clairement par un assez difficile début de saison", avoue la directrice adjointe. "Nous avons une équipe technique vraiment solide à Grove, qui travaille très dur et avec cohésion, et c'est le plus important. Tout le monde est concentré et essaie de nous sortir des difficultés dans lesquelles nous sommes actuellement."

Les dernières rumeurs traversant le paddock depuis Monaco faisaient état de contacts d'intérêt du pilote de tests Robert Kubica pour le volant de Brendon Hartley chez Toro Rosso, aussi surveillé par Lando Norris. Le vainqueur du Grand Prix du Canada 2008 se refuse à tout commentaire sur le sujet, mais admet que le team est testé dans son unité de par sa situation actuelle.

"Ce n'est pas évident à résoudre", explique-t-il à Sky Italia. "Il y a eu de bons signes en course à Monaco, mais ensuite il y a eu des problèmes de surchauffe. Nous ne parvenons même pas à résoudre de petits problèmes à l'heure actuelle. Il y a une règle en F1 qui fait que si les choses vont bien, elles vont bien des ingénieurs jusqu'aux gens qui font l'entretien. Mais on est à deux secondes…"

Lors du Grand Prix d'Espagne le mois dernier, Alex Wurz, conseiller Williams, avait affirmé que la FW41 souffrait d'une perte de performance à l'arrière dans les virages. Il a expliqué que la cause "devait être une erreur quelque part dans le logiciel et la simulation". L'Autrichien avait aussi indiqué que la corrélation des données entre usine et piste posait problème depuis un certain temps et que l'équipe devrait le corriger pour sauver sa campagne 2018.

Un programme d'urgence a été mis en place avec de nouvelles pièces prévues avant la pause estivale.

Avec Fabien Gaillard 

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