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La FIA discutera avec les pilotes du cas Alonso/Räikkönen

Le prochain briefing des pilotes, au Mexique, permettra à Michael Masi de clarifier avec les pilotes la position à adopter pour certaines luttes en piste. Une conséquence des incidents survenus à Austin entre Fernando Alonso et les pilotes Alfa Romeo.

Antonio Giovinazzi, Alfa Romeo Racing C41, Fernando Alonso, Alpine A521, et Kimi Raikkonen, Alfa Romeo Racing C41

La lutte qui a animé le peloton entre Fernando Alonso et les Alfa Romeo lors du Grand Prix des États-Unis n'en restera pas là. Comprenant une forme de "frustration" endurée par le pilote espagnol, qui a quant à lui remis en cause la gestion "étrange" des commissaires à Austin, Michael Masi entend tirer les choses au clair avec l'ensemble des pilotes lorsque tout le monde se retrouvera au Mexique, dans deux semaines.

L'objet du courroux d'Alonso, c'est le dépassement qu'a effectué Kimi Räikkönen après être allé au-delà des limites de piste à la sortie du virage 1. L'incompréhension du double Champion du monde a été exacerbée quelques instants plus tard lorsqu'il a lutté face à l'autre Alfa Romeo, d'Antonio Giovinazzi cette fois, et a reçu l'ordre de rendre sa position à l'Italien après avoir énormément retardé son freinage et être lui aussi passé hors des limites de la piste. Une situation également vécue ensuite par le même Giovinazzi, à son tour incité à rendre la position à Alonso lorsqu'il a fait de même.

Il n'en fallait pas moins pour que le pilote espagnol manifeste son incompréhension devant l'absence de sanction des commissaires envers Räikkönen, qui lui n'a pas eu à rendre sa position. "Donc il y a eu trois incidents, exactement les mêmes. Deux [ont été tranchés] dans un sens et un dans l'autre", a-t-il notamment déploré.

Rappelant la doctrine à laquelle il est profondément attaché, à savoir le jugement au cas par cas et la prise en compte des circonstances différentes d'un incident à l'autre, Michael Masi a reconnu qu'il était nécessaire de mettre le sujet sur la table après cette séquence. Le directeur de course a néanmoins rappelé que dans le cas Alonso/Räikkönen, le premier cité avait contraint le second à aller hors de la piste, contrairement aux deux passes d'armes face à Giovinazzi.

"Je peux comprendre sa frustration", explique Michael Masi. "La décision concernant Kimi et lui au virage 1 était certainement limite. Nous aurons certainement une discussion au prochain briefing avec tous les pilotes à ce sujet, car je pense qu'il y a deux parties dans cette histoire, disons-le comme ça. Il y a évidemment le dépassement et le fait de forcer l'autre à sortir de la piste, puis bien sûr le deuxième élément du dépassement. C'est quelque chose dont nous discuterons lors du prochain briefing."

"On met le doigt sur le problème, et c'est pour ça qu'il s'agit d'une décision limite. Il y a deux éléments qui ont été analysés, et c'est sur cette base que la décision limite a été prise en disant : 'Laissons les choses telles qu'elles sont'. Mais il ne fait aucun doute que ce sera discuté lors du prochain briefing des pilotes."

"L'important est vraiment d'examiner les choses et de prendre en compte tout ce qu'il y a autour. Et quand j'appelle les équipes [pour dire de rendre la place], c'est une recommandation. Ils peuvent choisir de ne pas suivre ça, et si c'est le cas, je n'ai pas le pouvoir de dire qu'ils doivent le faire. Je leur suggère de le faire. S'ils ne le font pas, j'en réfère aux commissaires pour qu'ils étudient la chose et rendent leur jugement en conséquence."

Depuis quelques Grands Prix maintenant, Fernando Alonso est régulièrement impliqué dans des incidents et des débats autour des limites de piste. Plusieurs fois, l'Espagnol a pointé du doigt l'incohérence des décisions et des sanctions, assurant même avoir volontairement enfreint les règles à Sotchi pour démontrer sa théorie. Malgré ce contexte, Michael Masi insiste sur la nécessité de prendre le recul nécessaire. "C'est amusant de voir comment les incidents surgissent, mais je m'occupe de chaque incident et j'ai un regard sur chacun d'entre eux, peu importe qui est impliqué", conclut-il.

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