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La FIA évalue la nécessité d'une enquête après un juron de Leclerc

La FIA évalue la nécessité d'une enquête après que Charles Leclerc a juré en revenant sur sa course lors de la conférence de presse après le Grand Prix du Mexique.

Charles Leclerc, Scuderia Ferrari, 3e

Depuis le mois de septembre, le langage des pilotes est surveillé de près par la FIA. Avant le Grand Prix de Singapour, le président de la FIA, Mohammed Ben Sulayem, avait indiqué, dans un entretien exclusif avec Motorsport.com, vouloir sanctionner les propos considérés injurieux de la part des acteurs du championnat du monde, que ce soit lors de leurs échanges radio avec leur équipe, ou lors de déclarations publiques.

Dans la foulée, Max Verstappen avait d'ailleurs été puni pour avoir juré en conférence de presse officielle d'avant-course. Le pilote Red Bull, qui s'est vu signifié l'obligation de suivre des travaux d'intérêt général, s'était révolté contre cette sanction, et avait boycotté les conférences de presse de la FIA en signe de protestation, invitant les journalistes à le rencontrer hors contexte officiel.

Motorsport.com croit savoir aujourd'hui que la FIA évalue la nécessité d'ouvrir une enquête pour savoir si Charles Leclerc doit lui aussi être épinglé après des propos tenus à l'issue du Grand Prix du Mexique, où il a terminé troisième après avoir manqué de peu fracasser sa Ferrari à la sortie du dernier virage du circuit. S'il a pu rattraper sa monoplace, le Monégasque a perdu sa deuxième place au profit de Lando Norris à cet instant.

Charles Leclerc a rejoint Lando Norris et Carlos Sainz lors de la conférence de presse officielle après le Grand Prix du Mexique.

Charles Leclerc a rejoint Lando Norris et Carlos Sainz lors de la conférence de presse officielle après le Grand Prix du Mexique.

Photo de: Mark Sutton / Motorsport Images

Interrogé au sujet de sa mésaventure lors de la conférence de presse officielle, Charles Leclerc a expliqué : "J'ai eu un survirage, et j'ai perdu le contrôle. Quand j'ai rattrapé le survirage, la voiture est partie de l'autre côté et je me suis dit 'putain' [fuck, en anglais, ndlr]." Dans la foulée, Leclerc s'est immédiatement excusé : "Oh, désolé ! Oh non, oh non ! Je ne veux pas rejoindre Max !"

À l'issue de la conférence de presse, le pilote Ferrari s'est longuement entretenu avec le délégué des médias de la FIA, auprès duquel le Monégasque s'est à nouveau excusé.

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Quoi qu'il en soit, Charles Leclerc pourrait, dans les faits, être sanctionné en vertu de l'article 12.2.1k du Code Sportif International de la FIA, qui dispose que le fait d'émettre "des paroles, actes ou écrits ayant causé un préjudice moral ou une perte à la FIA, à ses organes, à ses membres ou à ses dirigeants, et plus généralement sur l'intérêt du sport automobile et sur les valeurs défendues par la FIA" constitue une infraction.

Après la conférence de presse, Motorsport.com croit savoir que le délégué des médias de la FIA a dû signaler l'incident aux responsables sportifs de l'instance dirigeante et aux commissaires sportifs, qui discutent de la nécessité d'ouvrir une enquête formelle sur les commentaires de Leclerc.

Les éventuelles suites données aux propos de Charles Leclerc pourraient être communiquées par la FIA à l'occasion du prochain Grand Prix de São Paulo le week-end prochain.

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