Haas - Progrès à venir au freinage
Haas F1 Team apporte ses dernières évolutions majeures de la saison au Grand Prix de Singapour, et Esteban Gutiérrez a bon espoir que cela porte ses fruits avec un niveau de performance accru dans les rues de la ville-État.
Haas disposera sur le circuit de Marina Bay d'un nouvel aileron avant, d'un fond plat revu et d'écopes de freins modifiées. Ces évolutions visent notamment à rendre la voiture plus stable. En effet, le freinage et les virages lents font partie des faiblesses de la VF-16.
"Nous avons de nouvelles pièces aérodynamiques à l'arrière de la voiture, d'autres à l'avant, qu'il faut encore évaluer", déclare Esteban Gutiérrez. "La plus importante, c'est celle à l'arrière. L'objectif est d'attaquer les faiblesses de la voiture, principalement en fin de freinage au moment de tourner. Cela nous donnera, si tout fonctionne comme prévu, plus de confiance pour tirer bien davantage de la voiture."
"C'est donc vraiment une bonne chose à avoir. Nous avons le moteur évolué de Monza, l'équipe attaque fort dans ces domaines-là, ils améliorent vraiment les faiblesses. Je pense que si tout marche comme prévu, nous devrions faire un bon pas en avant."
Selon Gutiérrez, c'est au freinage qu'il y a le plus de temps au tour à gagner pour Haas : "Je pense que c'est le domaine où on gagne le plus de temps, le freinage, ainsi que les virages lents, selon la vitesse avec laquelle on peut les aborder. Cela dicte ensuite comment la voiture se comporte en milieu de virage."
"Si on améliore la première partie du virage, c'est évident qu'on a plus de stabilité, et on peut passer le virage avec plus de confiance, et être plus constant. Je pense que c'est principalement lié à ça. Espérons que ces choses amélioreront ce domaine."
Des performances prometteuses à Monza
Selon le pilote Haas, l'Autodromo Nazionale Monza a mis en exergue les faiblesses de la VF-16 en raison de ses caractéristiques très particulières, imposant des appuis faibles à toutes les monoplaces même si les F1 peuvent se permettre d'embarquer des ailerons un peu plus relevés depuis l'arrivée du DRS.
"Monza, c'était fantastique", poursuit-il. "Quand on a une voiture qu'on a pilotée toute la saison et qu'on a, disons, amélioré les réglages dans de nombreux domaines, et qu'on comprend mieux la voiture, mais qu'on arrive à Monza et qu'on enlève tout l'appui de la voiture, alors les vraies faiblesses se font connaître."
"Avec mes ingénieurs, c'était très intéressant de sentir ça dès les premiers essais libres, puis d'essayer d'attaquer pour progresser seulement avec les réglages de la voiture, pas vraiment avec des évolutions, pour améliorer ce domaine."
Gutiérrez s'est montré performant dans ces conditions, obtenant le premier passage de Haas dans la dernière partie des qualifications avec le septième chrono de Q2.
"C'est fantastique de savoir qu'avec les réglages de la voiture à faible appui, nous avons pu l'améliorer pendant le week-end. Et maintenant que nous avons des évolutions qui se focalisent là-dessus, cela nous donne beaucoup de confiance : les choses vont dans le bon sens."
"Bien sûr, il y a tant de variables qu'on ne peut garantir que ce sera le cas, il faut tester ces pièces en piste. La voiture peut se comporter différemment, elle peut requérir des ajustements de réglages pour être équilibrée. Nous avons bon espoir de les faire fonctionner", conclut le Mexicain.
Propos recueillis par Adam Cooper
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