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Hamilton à la faute : "Vraiment rien à voir avec la pression"

Lewis Hamilton déplore son erreur commise dans les stands lors des qualifications du Grand Prix de Russie, mais assure que la pression de la course au titre n'est pas en cause.

Les mécaniciens avec la monoplace endommagée de Lewis Hamilton, Mercedes W12, pendant les qualifications

Dans une semaine où Lewis Hamilton a lui-même évoqué la pression qui allait selon lui s'exercer sur Max Verstappen dans la course au titre, difficile d'épargner le Britannique d'une question sur le sujet ce samedi. Lors des qualifications du Grand Prix de Russie, à Sotchi, le pilote Mercedes a commis deux erreurs qui l'ont empêché de se battre pour la pole position. La première, qui a indirectement engendré la deuxième, s'est produite à l'entrée de la voie des stands en Q3, au moment de passer aux gommes slicks. Un contact avec le mur a nécessité un changement d'aileron avant et fait perdre un temps précieux dans la préparation du train de pneus suivant.

Pendant ce temps, Max Verstappen était spectateur de cette fin de séance, puisque condamné à un départ en fond de grille en raison d'une pénalité moteur. Hamilton insistait dès vendredi sur son devoir de "capitaliser" et de profiter d'une telle situation, mais il devra donc s'élancer depuis la quatrième place dimanche sur la grille de départ. Particulièrement déçu d'être parti à la faute, le septuple Champion du monde écarte toutefois le théorème de la pression. "Ça n'a vraiment rien à voir avec la pression, honnêtement", assure-t-il ce samedi soir. "Ce n'était vraiment pas un scénario sous pression. C'est juste que ces erreurs arrivent, littéralement."

Hamilton explique en revanche cette erreur par le fait qu'il se devait d'attaquer pour perdre le moins de temps possible en piste avec les pneus slicks dans sa quête de la pole position. "Je savais que j'allais avoir besoin d'autant de temps que possible en piste", confirme-t-il. "Les fois précédentes, en entrant dans la voie des stands, on pouvait y aller relativement doucement. La piste séchait et l'adhérence était plutôt bonne, et je suis entré un peu plus vite que la normale, j'ai perdu l'arrière et j'ai glissé vers le mur. Oui, bien sûr, c'est embarrassant. Je suis déçu de moi-même, mais ça arrive."

Pour le Britannique, son palmarès et ses nombreux records jouent également un rôle dans la manière dont sont perçues ses erreurs lorsqu'il en commet. "Le problème quand on a le succès que j'ai, c'est que tout ce qui n'est pas parfait paraît très décevant", estime-t-il. "Je ne suis qu'un humain. Mon père m'a appelé après, on en a parlé et on passe à autre chose. Demain, je vais remettre le casque et me concentrer, et j'espère faire une bonne course."

À la tête de l'écurie Mercedes, Toto Wolff ne croit pas non plus à un effet de la pression sur les épaules du Champion du monde en titre. "Je pense que ce n'était pas la pression aujourd'hui, car il était évident que Max allait s'élancer depuis le fond de grille", rappelle l'Autrichien. "Je ne peux pas dire pourquoi c'est arrivé. Je ne crois pas que ce soit la pression du championnat. Et ce n'est pas le seul à qui c'est arrivé."

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