Hamilton prend "mille fois plus de plaisir" à batailler qu'à mener

La victoire échappe encore à Lewis Hamilton cette saison, et pourtant, le plaisir est au rendez-vous.

Hamilton prend "mille fois plus de plaisir" à batailler qu'à mener
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Lewis Hamilton s'est régalé ce week-end à Monza. Relégué en fond de grille par des pénalités moteur, le pilote Mercedes n'était que 19e sur la grille de départ, et il lui a fallu tracer son chemin dans le peloton pour revenir dans les points. Hamilton a ainsi réalisé pas moins de 11 dépassements dans cette course, dont cette fameuse double manœuvre sur Pierre Gasly et Daniel Ricciardo, pour atteindre la cinquième place. Ce n'est pas une victoire, ni même un podium, et pourtant, celui qui attend toujours de monter sur la plus haute marche cette année en était ravi.

"Je prends mille fois plus de plaisir à batailler avec les autres", s'est délecté le Britannique. "Quand j'ai commencé, mon premier kart était vieux, tout tordu et déformé. Il fallait toujours partir du fond de grille, en pneus usés. Et c'est ce que j'ai toujours aimé faire. Les batailles que j'ai eues aujourd'hui, c'est bien plus fun que de partir premier et de creuser l'écart. C'est un défi différent, mais je préfère largement batailler avec les autres."

"Quand on gagne, c'est quelque chose de complètement différent, et on se sent fier pour tout le monde. J'adore l'idée d'avancer, et aujourd'hui j'ai eu l'impression de monter une échelle. La progression, c'est quelque chose de bien."

Lewis Hamilton, Mercedes AMG, dans le parc fermé

Lewis Hamilton (Mercedes) n'a pas eu la tâche facile à Monza

Lors des 200 derniers Grands Prix, il est arrivé six fois que Hamilton s'élance hors du top 15. Et dans les cinq autres cas, à chaque fois en partant 20e à 22e au volant d'une Mercedes dominatrice entre 2014 et 2017, il est remonté trois fois sur le podium, atteignant les quatrième et septième places lors des deux autres courses.

Le podium, cette fois, lui a nettement échappé, peut-être en partie à cause de dégâts subis au premier tour. "Je ne crois pas avoir touché quelqu'un, mais j'ai vu des pièces s'envoler d'autres voitures et percuter la mienne", a révélé Hamilton. "Je crois que cela a endommagé l'ailette au-dessus du pneu avant. Ce truc-là, je ne sais même pas à quoi il sert. Mais il était secoué, il était abîmé, et c'est un obstacle dans le champ de vision, c'est tout !"

Cependant, le septuple Champion du monde a bénéficié du fait que la course se soit achevée sous Safety Car : il avait conservé ses pneus chaussés au 33e des 52 tours, quand ceux de Sergio Pérez et Lando Norris derrière lui étaient neufs ou presque.

"Mes pneus n'avaient pas l'air d'être en mauvais état", tempère-t-il. "Je parvenais à maintenir leur température. Et je ne voulais pas renoncer [à attaquer Sainz devant]. Ils ont dit qu'il y avait deux pilotes dans ma fenêtre d'arrêt au stand, alors si je m'étais arrêté, je serais ressorti derrière eux. Et je ne voulais pas prendre ce risque. Je suis donc resté en piste. Cette fois, ça m'a été favorable. C'est comme jouer à la roulette : noir ou rouge."

Sixième du championnat avec 168 points contre 335 à l'actif de Max Verstappen, Lewis Hamilton est en tout cas définitivement éliminé de la course au titre… après seulement 73% des Grands Prix au programme cette année : du jamais-vu depuis le début de sa carrière.

Propos recueillis par Adam Cooper

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