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Hamilton a ressenti la pression de Bottas début 2019

S'il paraît très souvent imperméable à la pression, Lewis Hamilton n'en ressent pas moins les effets, y compris lorsqu'un certain Valtteri Bottas se montre performant.

Le poleman Lewis Hamilton, Mercedes AMG F1 et Valtteri Bottas, Mercedes AMG F1 dans le Parc Fermé

A posteriori, la saison 2019 de Lewis Hamilton ressemble à une domination incontestée : 11 victoires, 17 podiums, 5 pole positions et un titre acquis avec une avance de 87 points sur son dauphin Valtteri Bottas. Pourtant, le sextuple Champion du monde l'assure, il a ressenti la pression d'un coéquipier devenu plus menaçant en début de saison. Après une année 2018 vierge de tout succès et qui lui avait valu des critiques, Bottas s'était imposé dès le premier Grand Prix en Australie et occupait encore la tête du championnat après son succès à Bakou, fin avril. Ce n'est qu'ensuite qu'Hamilton a peu à peu inversé la tendance de manière irrémédiable.

"Les qualifications étaient bonnes à Melbourne mais j'ai perdu la course", se souvient Hamilton. "J'avais des dégâts [sur le fond plat] et je me suis retrouvé assez loin. Généralement, les premières courses ne sont pas parfaites pour moi. Elles restent pas mal, toujours mieux que la moyenne, mais il y a ensuite eu toutes les pressions extérieures avec les histoires de 'Valtteri 2.0' et je me suis dit : 'Nous sommes à 2-2 à ce stade, deux victoires chacun'. Je devais rester solide dans ma tête, je ne pouvais pas laisser l'extérieur [m'affecter]… mais quand on est humain, c'est très dur de ne pas remarquer ces choses-là."

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Après la prise de pouvoir de Bottas à Bakou, Hamilton a signé une série de quatre victoires consécutives, lui permettant de prendre l'ascendant. Si l'on excepte l'erreur commise à Hockenheim, où il n'a finalement pris que la neuvième place, sa route vers le titre a été empreinte d'une très grosse régularité. Il est d'ailleurs le seul à avoir terminé dans les points lors de chacun des 21 Grands Prix de la saison. S'il admet avoir recherché davantage de constance en course, Hamilton réfute l'idée de s'être montré plus sage que par le passé en qualifications.

"Avoir plus de régularité en course était vraiment important pour moi", confie le Britannique. "C'est fou parce que nous sommes arrivés au mois d'août et je me suis dit : 'Bon sang, j'ai huit victoires' , et l'équipe a décroché quelque chose comme 14 victoires [15, ndlr]. Tu as tendance à oublier ce genre de choses car tu regardes juste devant toi et le temps passe. Mais ce n'était pas intentionnel de ne pas faire des choses épatantes."  

"J'ai été en quête de ce tour qui en met plein la vue cette année. Et franchement, j'ai fait de bons tours, mais ils n'ont pas forcément été vus comme ça. Je pense que certaines de mes deuxièmes places qui séparaient les Ferrari [en qualifications] étaient pour moi relativement impressionnantes, mais vu que je n'étais pas en pole avec une demi-seconde d'avance ça ne semblait pas être le cas pour vous. Pour moi, intérieurement, ça l'était."

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