Latifi sans volant : "Je comprends la décision" de Williams

Nicholas Latifi accepte que Williams se sépare de lui à l'issue de la saison 2022 et admet avoir eu du mal à s'adapter au nouveau Règlement Technique.

Latifi sans volant : "Je comprends la décision" de Williams
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Williams et Nicholas Latifi se sépareront à l'issue de la saison 2022, les performances du pilote canadien pour sa troisième saison dans l'équipe n'ayant pas donné satisfaction. Il faut dire qu'en omettant Nico Hülkenberg, qui a disputé les deux premières courses de la saison chez Aston Martin, Latifi est le seul pilote de la grille à ne pas avoir débloqué son compteur alors qu'Alexander Albon et Nyck de Vries ont atteint le top 10 à quatre reprises.

Compte tenu de son absence de bons résultats, le natif de Toronto comprend pourquoi il ne sera pas prolongé pour 2023. Néanmoins, alors que ses heures à Grove sont désormais comptées, il n'éprouve aucun regret.

"C'est vraiment simple : [la F1] est basée sur les résultats et, évidemment, la performance n'a pas été au rendez-vous cette année pour de nombreuses raisons", a-t-il expliqué dans le paddock de Singapour. "L'équipe a dû prendre une décision qui lui semblait la meilleure. Et elle a dû aller dans une autre direction. Donc c'est très, très simple."

"Je comprends la décision, évidemment. Je l'ai déjà acceptée et je dois passer à la prochaine phase de ma carrière. Je suis complètement satisfait de ce que j'ai fait. D'une certaine manière, ça a facilité mon acceptation de la décision, parce que je n'ai pas vraiment de regrets sur la façon dont j'ai fait mon travail, que ce soit en dehors de la piste ou sur la piste. Ça n'a tout simplement pas marché. Aucun regret de mon côté, donc."

Après avoir passé sa première année dans l'élite en fond de grille, Latifi a montré un meilleur visage en 2021 en se rapprochant de son coéquipier George Russell et en marquant sept points. Le changement de réglementation technique semble néanmoins avoir nui à ses performances, le Canadien admettant volontiers qu'il n'a pas réussi à s'adapter à sa nouvelle monture, la FW44.

"La philosophie de ces voitures, pas nécessairement la nôtre, a rendu les choses plus difficiles en quelque sorte. Elles sont évidemment très différentes, plus nerveuses, moins souples, moins tolérantes, en partie à cause des pneus, de l'aérodynamique, de la rigidité, etc.", a-t-il énuméré.

"À première vue, elles ne sont pas aussi agréables à piloter. Et de manière générale, notre voiture a quelques défauts fondamentaux concernant l'équilibre. Nous savons qu'il nous manque de l'appui, c'est évidemment un problème parce qu'on en veut toujours plus. Nous savons qu'il nous en manque beaucoup parce que lorsque nous arrivons sur des circuits demandant un appui maximum, nous sommes les moins compétitifs, ou moins compétitifs par rapport à d'autres circuits."

"Je me sentais un peu mieux avec la voiture de l'an dernier. Mais quand même, pour être honnête, ça n'a jamais été une voiture qui convenait à mon style de pilotage, j'ai dû changer pas mal de choses et m'adapter un peu. Mais je trouve que c'était plus facile à gérer l'année dernière. C'était un peu plus facile avec cette génération de monoplaces, alors que cette année, ça n'a tout simplement pas accroché."

Propos recueillis par Jonathan Noble

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