Leclerc : "Alpine va être un grand rival pour la 3e place"

Charles Leclerc est impressionné par la performance d'Esteban Ocon avec Alpine à Barcelone. L'écurie française va-t-elle se mêler à la lutte avec McLaren et Ferrari ?

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Comme l'an passé, c'est une bataille acharnée qui s'annonce pour la troisième place du championnat des constructeurs, et si McLaren et Ferrari ont déjà pris la poudre d'escampette avec 53 et 42 points respectivement lors des trois premiers Grands Prix, Alpine pourrait représenter une menace, estime Charles Leclerc. Grâce au double top 8 signé par ses pilotes au Portugal, l'écurie tricolore a 13 points à son actif ; surtout Esteban Ocon a signé une prometteuse cinquième place en qualifications au Grand Prix d'Espagne, pris en sandwich par les Ferrari.

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Lorsque Motorsport.com lui demande s'il est surpris devoir l'Alpine à ce niveau, Leclerc répond : "Je ne suis pas surpris, je ne savais pas vraiment à quoi m'attendre. C'est vrai qu'après Portimão, je ne savais pas vraiment si c'était l'exception qui confirme la règle. Je ne savais pas s'ils allaient être à ce niveau avec constance, et on dirait que c'est le cas. Ils vont être un grand rival dans la bataille pour la troisième place côté constructeurs, j'en suis sûr."

Le Monégasque a en tout cas brillé ce samedi malgré un premier run en pneus usés en Q3 : il a pris la quatrième position des qualifications, lui qui n'était que septième en Q2. "En Q3, une fois que j'ai attaqué un peu plus, la voiture a pris vie et le chrono est arrivé", se satisfait-il. "Je pense que le meilleur tour était probablement sur le train rodé. Le premier run était très, très bon, puis en tendres [neufs], j'ai commis quelques erreurs dans le dernier secteur. Mais dans l'ensemble, c'est une bonne journée pour nous."

Charles Leclerc, Ferrari SF21

Une bonne journée effectivement, avec la sixième place d'un Carlos Sainz un poil déçu puisqu'il était six centièmes plus rapide que Leclerc en Q2, et deux dixièmes plus compétitif lors du premier run en Q1, après lequel son partenaire a été obligé de reprendre la piste pour assurer la qualification et s'est montré plus véloce.

vrai dire, j'étais devant en Q1 et en Q2, et même si je suis parvenu à économiser deux trains de pneus pour la Q3, aucun des tours n'a été comme je le voulais. Je pense qu'aujourd'hui j'aurais pu être devant avec deux tours solides", estime Sainz, qui précise : "Je pense que j'aurais pu faire un 1'17"4 lors de chaque run. Mais je n'y suis pas arrivé, et c'est quelque chose à étudier."

"Je reste en grande difficulté dans certains types de virage, comme le virage 10 et le virage 7, je peine à sentir l'avant. Mais le point positif, c'est qu'encore une fois, en Q1, je n'ai fait qu'un run, et cela montre que la confiance croît. Et que je peux en fait être très rapide quand je fais le tour parfait."

Le niveau de performance affiché par la Ferrari SF21 à Barcelone est en tout cas extrêmement encourageant. "Je pense qu'avoir un peu moins de ligne droite sur cette piste contribue à notre compétitivité relative", analyse Sainz. "Mais comme vous pouvez le voir, le dernier secteur marche bien, la voiture fonctionne bien dans les virages, et nous avons eu un très bon équilibre tout le week-end."

Cependant, une certaine inquiétude subsiste en vue de dimanche. "Nous avons un petit déficit pour la course, nous savons ne pas être au niveau souhaité pour la gestion des pneus. À Portimão, nous étions en grande difficulté, et nous avons vu à nouveau vendredi que nous n'avions pas le meilleur rythme de course ni la meilleure dégradation pneumatique. Mais en même temps, si nous prenons un bon départ et exécutons bien la stratégie, je pense quand même que nous pouvons finir devant les autres", conclut l'Espagnol.

Propos recueillis par Adam Cooper

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