Ricciardo ne voulait pas attendre pour rejoindre McLaren

Daniel Ricciardo a expliqué qu'il risquait de perdre l'opportunité de rejoindre McLaren s'il avait encore attendu pour prendre sa décision.

Ricciardo ne voulait pas attendre pour rejoindre McLaren

Le mois dernier, McLaren a officialisé l'arrivée dans ses rangs en 2021 de Daniel Ricciardo pour remplacer Carlos Sainz, en partance pour Ferrari. Ces deux annonces faisaient suite à celle du départ de Sebastian Vettel de la Scuderia et ont surpris un monde de la F1 qui vivait alors au rythme de la pause forcée liée à la pandémie de COVID-19. 

D'aucuns se sont interrogés sur le fait que ces annonces ont eu lieu aussi tôt dans une année aussi incertaine et alors que la réglementation 2021 avait été repoussée à 2022, notamment vis-à-vis du choix fait par Ricciardo. Toutefois, ce dernier affirme que s'il avait patienté jusqu'au début de saison, il n'aurait ensuite pas eu de réponse claire sur le sujet une fois les hostilités lancées.

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"Je pense que l'annonce de Vettel ou les nouvelles chez Ferrari ont en quelque sorte tout déclenché", a déclaré l'Australien pour le podcast de la F1. "Et puis les choses se sont mises à bouger assez rapidement autour de Carlos et de tout le reste. Même s'il semblait y avoir encore du temps, je ne pense pas que c'était le cas, pour [changer d'équipe], si c'était ce que vous vouliez."

"Si vous commencez à courir en juillet, ce qui n'était pas encore [sûr à] 100% mais visiblement probable, vous ne saurez pas lors de la première ou la deuxième course. Vous aurez probablement à attendre jusqu'en août ou peut-être septembre pour savoir où tout le monde se situe, et puis je pense avoir cru qu'il allait être trop tard pour obtenir ce que je voulais."

"Seul le temps nous le dira..."

Ricciardo admet que le choix entre rester chez Renault et aller chez McLaren n'était pas évident et qu'il a dû se baser sur une combinaison entre la forme affichée en 2019 et le potentiel encore inconnu du package 2021 renforcé par le moteur Mercedes.

"La réalité est évidemment que vous avez des discours de la part de n'importe quelle équipe qui vous parle et, dans une certaine mesure, surtout maintenant qu'il n'y a pas de courses ni de preuves autres que celles de l'année dernière, vous devez aller vers le discours qui vous enthousiasme le plus. Vous y allez en fonction de ce que vous ressentez et de ce que vous pensez à ce moment-là. Qui sait ?"

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"Évidemment, si je remonte à l'année dernière, qui est notre meilleure référence pour l'instant, c'est l'équipe qui a fait le plus de bruit. Mercedes a encore gagné le championnat, mais il était clair pour beaucoup que McLaren était l'équipe qui avait connu la plus forte progression. C'était vraiment encourageant pour eux, et c'est vraiment tout ce sur quoi vous pouvez vous baser. Et puis le discours pour l'avenir. Bien sûr, ils changent d'unité de puissance et tout. Même en en parlant maintenant, c'est assurément difficile, parce que ce n'était en aucun cas une décision facile, et n'avoir pas grand-chose à évaluer en 2020, c'était assez compliqué."

Quand il lui est demandé l'élément clé de sa décision, il répond : "Honnêtement, il n'y a pas eu un seul facteur décisif. C'était vraiment différent de la situation avec Red Bull [en 2018]. J'ai l'impression que Red Bull avait fait son temps pour moi, personnellement ; j'étais là depuis longtemps, nous avions essayé et essayé, et nous avions gagné des courses, mais pas le championnat. Alors, je me suis dit : 'OK, j'ai juste besoin de changement'. Je ne dirais pas que c'était aussi clair que cela, car oui, nous n'avons pas obtenu ce que nous voulions l'année dernière, mais je ne m'attendais pas non plus à gagner l'année dernière. Disons que ce n'était pas du tout facile et que le temps nous dira [si c'était le bon choix]."

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