Ricciardo : Le manque d'opportunités en F1 "ne me fait pas peur"
Alors qu'il a fait le choix de rester sur la touche pour la saison 2023 de Formule 1, Daniel Ricciardo n'est pas effrayé par le manque d'opportunités sur le marché des transferts en vue d'un retour l'année prochaine.
En dépit d'une victoire historique au Grand Prix d'Italie 2021, l'on ne peut pas dire que l'histoire entre Daniel Ricciardo et McLaren a été couronnée de succès. En fait, le divorce entre les deux parties a été acté lors de la deuxième des trois années de contrat de l'Australien avec l'équipe de Woking, qui lui a préféré le rookie Oscar Piastri pour la campagne 2023.
En perte de vitesse et de confiance, Ricciardo a alors choisi de se passer de F1, bien que des opportunités aient pu exister au sein de structures plus modestes. Comme il l'a confirmé lors d'un entretien avec Top Gear, l'auteur du huit victoires en Grand Prix cherche à se faire une place dans un top team pour 2024, ce qui constitue un objectif difficilement réalisable compte tenu des différents contrats liant ceux aux avant-postes à leur équipe sur un plus long terme.
S'il en a pleine conscience, Ricciardo n'est cependant pas perturbé par cette situation difficile. "Ça ne me fait pas peur, ça a toujours été le cas et je savais qu'il y aurait un risque à me retirer", a-t-il expliqué au sujet du manque d'opportunités au sommet de la grille. "Mais ce que je ne veux pas est clair. Je ne veux pas de n'importe quel volant l'année prochaine. Je ne veux pas repartir de zéro et construire ma carrière [en F1] à partir de zéro."
"Ce n'est pas de l'arrogance mais j'ai dépassé ce stade. Je ne pense pas que cela va me stimuler ou me donner le second souffle que je recherche. C'est pourquoi les meilleures places se font encore plus rares. Mais c'est là que je sais que je pourrai donner le meilleur de moi-même et m'épanouir."
Cette année, Ricciardo a trouvé refuge chez Red Bull, une structure dans laquelle il a évolué de 2014 à 2018 et avec laquelle il a décroché la grande majorité de ses meilleurs résultats. L'Australien est cantonné au rôle de réserviste, avec une attention particulière accordée au simulateur.
La tâche peut sembler ingrate pour un homme ayant souvent fréquenté le podium ces dernières années, mais l'environnement familier de l'équipe de Milton Keynes permet à Ricciardo de s'exécuter sans rechigner.
"Le premier jour de mon retour chez Red Bull, je ne me suis jamais autant amuser à piloter dans le simulateur, ce qui est fou surtout parce qu'à ce stade de ma carrière, c'est normalement l'aspect du travail le plus ennuyeux", a-t-il affirmé. "Simon [Rennie], mon ingénieur de l'époque chez Red Bull, dirige maintenant le simulateur. C'était comme si nous étions de retour dans la routine de 2018 et j'ai adoré. Il m'a fallu quelques tours pour me mettre en route et, après cela, tout m'a semblé familier. Je dirais honnêtement qu'en une journée, ma confiance est passée d'un niveau probablement assez bas à celui dont je me souviens."
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