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Conflit au Moyen-Orient : la Formule E confiante pour maintenir Djeddah

Alors que l'organisation des courses prévues par la F1, le MotoGP et le WRC au Moyen-Orient en fin d'année est incertaine, la Formule E affiche son optimisme quant au maintien du lancement de sa saison en Arabie saoudite en fin d'année.

Oliver Rowland, Nissan Formula E Team

Photo de : Simon Galloway / LAT Images via Getty Images

Le conflit au Moyen-Orient fait planer le doute sur les courses prévues dans cette région du monde au cours des prochains mois. La guerre impliquant les États-Unis, Israël et l'Iran perturbe les chaînes d'approvisionnement, fait grimper les prix du pétrole et complique les déplacements.

La Formule 1 a annulé les courses qui étaient prévues à Bahreïn et en Arabie saoudite en avril (même si l'appellation GP de Bahreïn a été conservée pour une course à Sepang) et une décision est attendue mi-septembre concernant les manches du Qatar et d'Abu Dhabi en fin d'année.

Le WEC avait repoussé la date du Qatar et l'a finalement annulée, tout comme celle de Bahreïn. Le doute subsiste aussi concernant le GP du Qatar en MotoGP, une annonce étant possible avant la fin du mois, et le Rallye d'Arabie saoudite en WRC.

Ce dernier doit se tenir à Djeddah, à proximité du circuit où la F1 devait se rendre en début de saison. La ville doit aussi accueillir la première manche de la saison 2026-2027 de la Formule E, quelques semaines après le passage des autres championnats au Moyen-Orient, puisque les courses sont prévues les 18 et 19 décembre.

Pour le moment, la Formule E s'attend à ce que les courses de Djeddah se déroulent comme prévu, après avoir été rassurée par les autorités compétentes et plusieurs organisations internationales qui suivent la situation. La ville de Djeddah est située à l'ouest de l'Arabie saoudite, à plus de 1000 km du golfe Persique, où les tensions sont les plus fortes.

"Nous estimons que la course de Djeddah peut avoir lieu et qu'elle aura lieu", a déclaré Alberto Longo, le responsable du championnat, à Motorsport.com. "Nous échangeons régulièrement avec les responsables dans le pays et dans la ville de Djeddah. Ils sont passionnés par la Formule E, ce sera notre neuvième année là-bas."

"Nous sommes évidemment conscients du conflit. Nous avons un plan B en cas de besoin. Mais je peux confirmer que si la course devait se tenir dans les deux prochaines semaines, elle aurait lieu. Ce n'est pas parce que la Formule E le dit, c'est parce que les autorités [nationales] et locales nous disent que c'est parfaitement sûr de rouler là-bas."

"Et ce n'est pas que ça, mais nous consultons aussi trois organisations mondiales : une aux États-Unis, une au Royaume-Uni et une en Europe. Elles nous envoient un rapport hebdomadaire sur la situation dans le pays et sur le niveau de danger pour se rendre à Djeddah, faible, modéré ou 'inenvisageable'. Pour le moment, les trois organisations nous disent que le risque est faible à modéré."

Longo n'a "pas une boule de cristal" et ne peut évidemment pas savoir comment la situation va évoluer d'ici au mois de décembre. Comme il l'a évoqué, un plan B existe, déjà communiqué à chaque équipe, qui consisterait simplement en un report et non une course de remplacement. "On ne peut pas bouger les choses maintenant", a précisé Longo.

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