Aprilia doit encore progresser sur l'accélération selon Espargaró

partages
commentaires
Aprilia doit encore progresser sur l'accélération selon Espargaró
Par :
8 avr. 2019 à 11:09

L'Espagnol se dit satisfait en ce début de saison des gains en vitesse de pointe obtenus par sa RS-GP, mais reste sur sa faim en matière d'accélération.

Aleix Espargaro, Aprilia Racing Team Gresini
Aleix Espargaro, Aprilia Racing Team Gresini
Aleix Espargaro, Aprilia Racing Team Gresini
Aleix Espargaro, Aprilia Racing Team Gresini
Aleix Espargaro, Aprilia Racing Team Gresini
Aleix Espargaro, Aprilia Racing Team Gresini
Aleix Espargaro, Aprilia Racing Team Gresini
Aleix Espargaro, Aprilia Racing Team Gresini
Aleix Espargaro, Aprilia Racing Team Gresini
Aleix Espargaro, Aprilia Racing Team Gresini
Aleix Espargaro, Aprilia Racing Team Gresini
Aleix Espargaro, Aprilia Racing Team Gresini
Aleix Espargaro, Aprilia Racing Team Gresini
Aleix Espargaro, Aprilia Racing Team Gresini, Maverick Vinales, Yamaha Factory Racing
Aleix Espargaro, Aprilia Racing Team Gresini

Durant tout l'hiver, et même un peu plus tôt en fin de saison dernière, Aprilia a fait du moteur son axe de travail principal en vue de l'exercice 2019. Après une année 2018 marquée par des problèmes techniques à répétition sur la RS-GP et un manque criant de puissance de son bloc propulseur, le constructeur italien a donc mis les petits plats dans les grands pour rectifier le tir, et force est de constater que cela semble pour l'heure porter ses fruits.

Jugez plutôt : lors du GP d'Argentine, Aleix Espargaró a affiché ni plus ni moins que la septième meilleure vitesse de pointe du plateau, chose pour ainsi dire inimaginable l'an dernier.

Lire aussi :

Perte de poids et travail sur la combinaison

Pour parvenir à cette tendance, tout le monde y a mis du sien du côté de Noale, avec d'abord une perte de poids de la part d'Espargaró, mais aussi un travail sur l'aérodynamisme de la combinaison de l'Espagnol. "J'ai perdu un peu de poids cet hiver, tout en prenant un peu de muscle. Je parle d'un demi-kilo. C'est difficile de descendre plus bas", a expliqué le numéro 41 en marge du GP d'Argentine. "Pour les lignes droites, j'ai aussi essayé de travailler sur ma position, ainsi qu'avec Ixon sur le plan aérodynamique. Tout cela combiné avec le couple de l'Aprilia dans les hauts régimes nous permet d'avoir une bonne vitesse de pointe."

La mise en place d'un nouveau système d'échappement participe également à ces gains en termes de vitesse de pointe dans les derniers rapports. Mais si les avancées sont indéniables sur ce dernier point, le bât blesse encore à bas régime, c’est-à-dire dans les phases d'accélération où la RS-GP accuse encore des lacunes face à ses rivales. "En théorie, les échappements nous donnent plus de chevaux à haut régime", poursuit Espargaró. "La vitesse de pointe est bonne, mais il faut que nous progressions aussi à bas régime."

Lire aussi :

Selon l'Ibère, ce problème à l'accélération se fait essentiellement ressentir en début de course, les choses rentrant dans l'ordre au fil des tours, lui permettant d'afficher un rythme correct dans les dernières encablures. Un facteur qui a sans doute joué dans la bataille qui l'a opposé à son frère Pol en fin d'épreuve en Amérique du sud. "Nous devons donc progresser sur l'accélération, en particulier avec des pneus neufs, car je souffre beaucoup pour rester avec les gars de devant", a-t-il souligné. "Par contre, quand les pneus commencent à se dégrader, le déficit à l'accélération est un peu moindre, mais pour moi l'obsession en ce moment est d'améliorer le couple dans les bas régimes."

"Dès que je touche les gaz le pneu arrière glisse. Je n'arrive pas à abaisser l'arrière pour créer de la traction, et c'est le problème car quand j'essayais de suivre les gars de devant je glissais beaucoup et je consommais les pneus. C'est donc notre objectif à présent, nous le savons depuis les trois dernières pistes [visitées]."

Besoin d'augmenter l'appui sur l'arrière

Comment remédier à ce point faible sur la RS-GP ? Espargaró avance une hypothèse avec un travail accru sur l'aérodynamisme de sa machine, afin d'accroître le poids sur le pneu arrière. "Nous n'avons pas beaucoup d'appui, au niveau de l'aérodynamique nous pouvons progresser", poursuit-il. "De cette façon [en augmentant l'appui] nous allons progresser sur l'accélération mais nous allons aussi perdre en vitesse de pointe. Mais parfois l'accélération est plus importante que le gain de deux ou trois dixièmes en ligne droite."

Lire aussi :

Ces axes d'amélioration ne doivent cependant pas faire passer sous silence les importants progrès réalisés par Aprilia cette année, qui affiche un niveau de performance autrement plus élevé que l'an dernier. Dixième en ouverture du championnat à Losail, Espargaró s'est en effet fendu d'un deuxième top 10 à Termas de Río Hondo il y a huit jours.

Une première étape réussie donc, même si l'Espagnol reconnaît que le chemin est encore long avant de pouvoir ferrailler sur le groupe de tête. "Je me suis senti fort, j'arrivais à freiner super tard, avec le réservoir plein, et à la fin j'ai pu me battre pour des positions car j'avais un bon feeling avec l'avant, ce qui n'était pas le cas l'an dernier", reprend-il. "C'est donc un peu mieux, oui, mais si nous pouvons voir le groupe devant nous, nous ne pouvons pas encore rester avec eux. C'est l'objectif, et nous en sommes encore loin." 

Article suivant
Poncharal : Nous savions en venant qu'il y aurait du travail avec KTM

Article précédent

Poncharal : Nous savions en venant qu'il y aurait du travail avec KTM

Article suivant

Márquez : Ça ne sera pas toujours aussi facile qu'en Argentine

Márquez : Ça ne sera pas toujours aussi facile qu'en Argentine
Charger les commentaires

À propos de cet article

Séries MotoGP
Pilotes Aleix Espargaró
Équipes Aprilia Racing Team
Auteur Willy Zinck
Soyez le premier à recevoir
toute l'actu