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Pas d'abandon possible en 2020, selon Aleix Espargaró

Le pilote Aprilia a beau être ambitieux, il se veut aussi prudent face à un calendrier court et condensé, qui ne laissera pas de place à l'erreur.

Aleix Espargaro, Aprilia Racing Team Gresini

Très impatient d'en découdre lorsque le championnat pourra enfin débuter, dans un mois, Aleix Espargaró n'a pourtant pas l'intention de se jeter tête baissée dans la compétition en cherchant à accrocher des résultats prestigieux coûte que coûte. Le pilote espagnol sait qu'il va falloir doser la prise de risque pour trouver le juste équilibre entre les ambitions nourries pour les courses et celles du placement final au championnat.

"Ces dernières saisons, on a vu que si on veut se battre pour le top 8 du championnat, on ne peut pas enregistrer plus de deux scores vierges parce que le niveau est très, très élevé. Alors avec sept courses en moins, on ne pourra pas enregistrer ne serait-ce qu'un zéro !" estime-t-il auprès du site officiel du MotoGP.

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Avec un coup d'envoi prévu le 19 juillet à Jerez, le championnat MotoGP, profondément chamboulé par la pandémie de COVID-19, prévoit en l'état 13 courses en 18 semaines, avant d'être possiblement complété par trois autres épreuves hors d'Europe lors des quatre semaines suivantes, si l'évolution de la situation sanitaire permet les longs déplacements. 2020 sera donc une saison réduite où la moindre erreur sera lourde de conséquence en termes de points, mais dont le rythme très soutenu signifiera aussi que toute blessure pourrait faire perdre plusieurs courses à un pilote.

"Il va falloir essayer de finir toutes les courses dans le top 10, sans chutes et sans soucis mécaniques. Ça ne sera pas facile mais je pense que ça doit être l'objectif", décrypte Espargaró. "Avec un championnat aussi court que celui-ci, le pilote qui sera le plus stable et qui commettra le moins d'erreurs est celui qui sera le plus proche du top à la fin de la saison."

"Bien sûr, je veux être compétitif, mais pour moi l'important sera de ne pas faire de fautes", poursuit-il. "Ça ne va pas être facile à gérer et à organiser, parce qu'il faudra faire attention sur les courses. On va vouloir être rapides, mais dans le même temps on ne peut pas faire d'erreurs parce que le championnat sera plus court et avec beaucoup de courses consécutives on ne peut pas se blesser."

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Reprendre la compétition va imposer de suivre un protocole sanitaire strict et contraignant, néanmoins Aleix Espargaró n'a pas l'intention de s'en plaindre : si c'est le prix à payer pour relancer le championnat et assurer la sécurité de tous, il est justifié. "Ça ne sera pas facile mais ce sera bien, ce sera très chouette de voyager en Europe avec ma deuxième famille, disputer beaucoup de courses consécutives, vivre dans le paddock… Ce sera une belle expérience, j'essaye toujours de voir le côté positif des choses et ce sera très intense mais très sympa."

"Piloter la moto me manque, évidemment. J'ai roulé avec l'Aprilia Superbike il y a trois semaines, mais ça n'est pas la même chose. J'ai vraiment hâte de courir, mon ADN est fait pour la course, même l'entraînement ça ne me plaît pas !" sourit le pilote espagnol, qui sera à Misano la semaine prochaine. "J'ai un test avant la première course, mais ce que je veux c'est courir, voir les feux passer au vert et commencer à me battre avec mes adversaires et les autres constructeurs pour voir à quel point la nouvelle RS-GP 2020 est bonne ou mauvaise. Je suis vraiment motivé, parce que je pense que c'est la meilleure moto que j'ai jamais eue chez Aprilia et j'ai hâte de voir à quel point on est proche des premiers."

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