Fabio Quartararo mécontent de la diminution des tests

Fabio Quartararo est déçu que le MotoGP ait réduit le test post-saison à une seule journée, tandis que Marc Márquez soutient la mesure.

Fabio Quartararo, Yamaha Factory Racing

Jusqu'en 2019, le MotoGP avait l'habitude d'organiser deux tests en fin d'année, le premier à Valence, dans la foulée de la dernière manche de la saison sur ce circuit, et le second à Jerez. La crise sanitaire a bouleversé les plans ces deux dernières saisons : les pilotes titulaires n'ont plus pris la piste après la dernière course de la saison 2020 tandis que l'an passé, seul Jerez a accueilli un test, d'une durée de deux jours.

Face à l'expansion du calendrier, il a été décidé de réduire le nombre de journées de tests pour la saison 2023. Cinq journées en piste seront maintenues au mois de février mais le programme sera réduit dans les jours suivant la fin de la saison. Le test de Valence va faire son retour, en lieu et place de celui de Jerez, et ne durera qu'une seule journée.

Fabio Quartararo n'était pas favorable à ce changement. "Cette année, c'était la première fois qu'on fait deux jours en Malaisie [au lieu de trois], et pour moi c'était suffisant", a déclaré le pilote Yamaha en conférence de presse. "Enlever un jour en fin de saison, je ne suis pas vraiment d'accord avec ça, mais c'est la même chose pour tout le monde."

Fabio Quartararo semble être l'un des rares à s'inquiéter de ce changement. Álex Rins a conscience que chaque journée en piste aide à faire la différence mais juge la situation évolutive. "Je pense que cela dépend si les choses que l'on teste fonctionnent bien ou non", a commenté celui qui compte le même nombre de points que Quartararo au championnat. "Par exemple, dans notre cas, nous avons eu de la chance que le moteur apporté par Suzuki à la pré-saison ait super bien fonctionné. Nous avons eu suffisamment de jours d'essais. Mais si ce moteur ou telles pièces n'avaient pas si bien fonctionné, nous aurions aimé faire plus de jours."

Marc Márquez partage l'opinion de son compatriote et va plus loin, estimant que l'allègement du programme de tests s'imposait dans un calendrier toujours plus riche en courses. "Si on reçoit un bon package, un jour suffit, on peut faire une course dès le deuxième jour", a expliqué l'Espagnol. "Mais si on a des problèmes ou si les pièces que l'on reçoit ne fonctionnent pas comme prévu, je pense qu'on a suffisamment de marge parce qu'on peut jouer les réglages de la moto sans recevoir des nouveautés."

"Le moteur qu'on aura à Valence sera plus ou moins le même qu'on aura en Malaisie à la fin de l'hiver et on l'utilisera en course [mais] sur le châssis ou le bras oscillant, on peut travailler sur ça en cours d'année. Donc je suis d'accord [avec le nouveau calendrier] parce qu'on ne peut pas garder autant de journées d'essais en augmentant le nombre de courses, il faut trouver un équilibre, parce qu'on ne peut pas augmenter le nombre de week-ends dans l'année."

Avec Benjamin Vinel

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