La course de Quartararo "difficile à comprendre" pour Yamaha

Fabio Quartararo n'a pas souhaité parler à Yamaha juste après l'arrivée du GP de Thaïlande, laissant l'équipe dans le flou quant à sa contre-performance.

La course de Quartararo "difficile à comprendre" pour Yamaha
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La pluie a pris des allures de douche froide pour Fabio Quartararo et Yamaha à Buriram. En l'espace de quelques virages, le Français a été sorti d'un top 15 qu'il n'a jamais pu retrouver et il a vu l'arrivée à 17e place, son deuxième plus mauvais résultat en MotoGP hors abandon, avec un retard de plus de trente secondes sur le vainqueur.

Au lendemain de cette contre-performances très couteuse dans l'optique du titre, Pecco Bagnaia ayant profité de son podium et de la prudence de Johann Zarco derrière lui pour revenir à deux points, aucune explication n'a été fournie par Quartararo et Yamaha. Et pour cause : le Champion du monde n'a parlé avec aucun journaliste une fois la ligne d'arrivée franchie.

Son équipe est également restée dans le flou puisque Quartararo a préféré s'isoler juste après l'arrivée, sans parler à ses ingénieurs. "Comme vous pouvez l'imaginer, ce n'est pas vraiment la situation que nous voulions avoir à gérer", a confié Maio Meregalli, team manager de l'équipe Yamaha officielle, au site officiel du MotoGP dans les instants suivants la fin de la course.

"Nous n'avons pas parlé à Fabio après l'arrivée parce qu'il était probablement très déçu et frustré, et il s'est directement dirigé vers son bureau pour décompresser. C'est également dur à juger pour nous avant de parler avec lui. Il faut vraiment discuter avec lui, analyser les données et voir s'il y a une correspondance entre les deux. C'est très difficile à comprendre."

Fabio Quartararo, Yamaha Factory Racing MotoGP, et Darryn Binder, RNF MotoGP Racing

Fabio Quartararo a souffert au GP de Thaïlande

Fabio Quartararo a plusieurs fois été en difficulté sous la pluie en 2020 et 2021 mais la dernière course disputée dans ces conditions, à Mandalika en début de saison, l'avait vu prendre une belle deuxième place. Meregalli peine à trouver une explication à la débâcle de dimanche mais pense que le faible niveau d'adhérence offert par la piste de Buriram a joué un rôle.

"Cette course a été un pari pour tout le monde parce que toutes les séances étaient sur le sec et que la pluie est arrivée, mais c'était aussi le cas en Indonésie et nous avions été très performants. Ici, c'était complètement l'inverse. La raison n'est pas claire, il faut du temps pour comprendre mais il faut aussi lui parler."

"C'est juste une supposition mais le niveau de grip était probablement beaucoup pus faible qu'en Indonésie et cela a dû avoir une influence", a ajouté l'Italien. "On a eu beaucoup de mal. Quand l'asphalte donne de l'adhérence, les performances sont très bonnes. C'est un problème quand ça ne mord pas."

Dimanche, Cal Crutchlow a avancé d'autres arguments. Le pilote d'essais de Yamaha, aligné chez RNF depuis la retraite d'Andrea Dovizioso, pense que Quartararo a fait les frais des limites actuelles de la M1 et d'un pneu avant dont la pression avant se serait envolée. El Diablo ayant simplement évoqué des "sensations horribles" sur les réseaux sociaux, il faudra peut-être attendre son arrivée à Phillip Island, la semaine prochaine, pour comprendre les causes précises de ses difficultés sur le circuit de Chang.

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