Quartararo a pris un risque en arrivant en MotoGP à 19 ans

Fabio Quartararo fait partie des plus jeunes pilotes arrivés en MotoGP et reconnaît avoir eu conscience de l'enjeu qui ne lui laissait pas le droit à l'erreur.

Quartararo a pris un risque en arrivant en MotoGP à 19 ans
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L'âge d'arrivée en MotoGP n'a eu de cesse de diminuer ces dernières années avec des pilotes de plus en plus jeunes et qui n'ont pas encore forcément fait leurs preuves dans les catégories intermédiaires. Certaines promotions ont été pointées du doigt, comme celle de Fabio Quartararo, propulsé en catégorie reine un mois avant son 19e anniversaire en 2019 alors qu'il ne comptait qu'une victoire en Moto2 après être passé par le Moto3.

Pourtant, le Français s'est totalement révélé en décrochant la pole position dès son quatrième Grand Prix et en montant sur le podium lors de son septième. Candidat au titre l'année suivante, il l'a finalement décroché l'an dernier, ce qui a définitivement balayé l'idée reçue selon laquelle il était trop jeune pour parvenir à de telles performances.

Quartararo est néanmoins le premier conscient du risque qu'il a pris en décidant de passer en MotoGP, et a reconnu ne pas avoir eu le droit à l'erreur pour parvenir à conserver son guidon une fois ses deux ans de contrat avec l'équipe satellite Yamaha terminés.

"J'ai profité de l'opportunité de monter en MotoGP, à 19 ans. Et à 19 ans on sait que si les deux années [qui arrivent] se passent mal on redescend en Moto2 ou on part en Superbike. Et à 21 ans je ne voulais aller ni en Superbike ni en Moto2, je voulais continuer ce que j’aime le plus, c’est-à-dire [être] en MotoGP", a-t-il expliqué.

"Je pense que j'ai eu une transformation en 2019 parce que ce que j’avais en tête, c’était de rester longtemps dans mon équipe. Je crois que je n'ai pas profité du fait qu'il y ait eu Valentino [Rossi] ou un autre, c'est moi, tout seul, qui voulais me battre pour être dans le top 10, ensuite le top 5, le podium et la victoire."

Celle-ci est arrivée lors de la première course de 2020 et huit autres se sont ajoutées depuis, en plus d'une officialisation dans le team Yamaha officiel en lieu et place de Valentino Rossi.

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Fabio Quartararo derrière Pecco Bagnaia au GP d'Espagne

Fabio Quartararo derrière Pecco Bagnaia au GP d'Espagne

Plus solide mentalement, Quartararo a gagné en sérénité et gère différemment ses courses depuis l'an dernier, avec l'objectif de toujours assurer plutôt que de trop en faire, en témoigne son début de saison 2022. En difficulté avec sa Yamaha depuis les premiers essais, il est tout de même parvenu à remporter le GP du Portugal et est en tête du championnat grâce aux points qu'il a marqués à chaque course, signe d'une solidité qu'il a acquise avec l'expérience.

À Jerez il y a dix jours, le Français n'a pas été en mesure de disputer la victoire à Pecco Bagnaia et a su se contenter de la deuxième place tout en tirant les enseignements nécessaires pour la suite : "J'ai fait la course derrière Pecco et j'ai appris [des choses]. Peut-être qu'on ne sait pas qu'on apprend, c'est inconscient mais on voit des choses qu'on refait automatiquement ensuite. [...] Il n'y a pas eu de lutte car je savais que je ne pouvais pas le doubler à cause de mon pneu avant. J'étais là mais je ne pouvais rien faire. Je suis resté là, j'ai maintenu la pression et j'ai appris à le faire avec une température [de pneu] élevée."

Le Champion du monde en titre tentera de conserver sa ligne directive au Grand Prix de France, qui sera forcément plus fort en pression et en émotions. "Je crois que ça va être de la folie d'arriver au Mans dans cette position, j'ai hâte que le week-end commence", a-t-il déclaré.

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