"Rien n'est garanti" : Evans prudent après l'annulation de l'Arabie saoudite
Le leader du championnat du monde des rallyes, Elfyn Evans, affirme qu'il lui reste encore beaucoup à faire pour décrocher son premier titre mondial en Sardaigne le mois prochain, malgré l'annulation du Rallye d'Arabie saoudite.
Photo de : Toyota Racing
Elfyn Evans estime que la course au titre WRC reste "très ouverte" malgré l'annulation du Rallye d'Arabie saoudite. Il souligne en sus qu'il n'est pas question pour lui de "se contenter de rouler tranquillement" lors de la finale en Sardaigne.
La lutte au championnat a pris une tournure inattendue, la saison devant désormais s'achever une manche plus tôt, dans deux semaines en Italie, après que la FIA et le WRC ont pris la décision d'annuler l'étape en Arabie saoudite, qui devait être le théâtre de la finale, du 11 au 14 novembre.
Le conflit qui sévit actuellement au Moyen-Orient a finalement contraint les organisateurs à renoncer à l'épreuve saoudienne et les responsables de la discipline ont décidé de ne pas organiser de manche de remplacement.
Cela veut dire qu'Evans, cinq fois vice-champion, s'impose désormais comme le grand favori pour décrocher son premier titre WRC. Le Gallois dispose en effet d'une avance de 17 points sur son équipier chez Toyota, Sami Pajari, tandis qu'Oliver Solberg, vainqueur du Rallye du Chili, est revenu à 21 points.
Avec 35 points maximum encore à prendre sur la terre de Sardaigne, Evans affirme cependant que la lutte pour le titre est loin d'être achevée et soutient qu'il ne peut pas se permettre de changer d'approche.
"En fin de compte, il y a eu beaucoup de travail en coulisses pour tenter de trouver une solution à cette [situation en Arabie saoudite]", a-t-il déclaré. "Bien sûr, certains vont être déçus. Mais je pense qu'au final, [l'annulation du rallye] était la bonne décision à prendre en termes de sécurité générale et pour tout le reste."
"Mais sur le plan sportif, en réalité, cela ne change pas grand-chose pour moi pour le moment. Bien sûr, il y a une manche de moins, mais comme elle se déroule sur terre, ouvrir la route rendra les choses difficiles en Sardaigne."
Elfyn Evans s'avance avec 17 points d'avance vers la dernière manche de la saison 2026 du WRC.
Photo de: Toyota Racing
"Je pense que tout reste très ouvert avant la Sardaigne et que rien n'est garanti. À bien des égards, ce sera un véritable défi d'essayer d'en sortir champion."
"Prenez l'exemple d'Oliver [Solberg] au Chili : nous avons eu une crevaison le dernier jour, dont nous ne connaissons pas l'origine, et il a réussi à rattraper 20 points grâce à ça. C'est la réalité du système de points et la réalité de ce sport en ce moment. Se contenter de rouler tranquillement n'est donc absolument pas une option."
"Je pense qu'il faut encore aborder cette épreuve comme n'importe quelle autre et faire abstraction de la situation au championnat."
"On ne peut pas vraiment se permettre de [penser à notre avance] ; je crois que c'est exactement la même que celle que j'avais sur Sébastien [Ogier] en 2020 au moment d'aborder [la dernière manche à] Monza", a souligné Evans, qui avait en réalité 14 points d'avance et s'était incliné face au Français. "J'ai beaucoup d'expérience sur ce qu'il ne faut pas faire. Je pense que la situation est bien moins certaine qu'elle ne le paraît sur le papier."
Evans n'aurait pas boudé une manche de remplacement
Evans affirme qu'il aurait par ailleurs accueilli favorablement l'organisation d'une épreuve de remplacement, alors que des rumeurs laissaient entendre que le Rallye de Catalogne, en Espagne, était susceptible de combler le vide laissé par l'Arabie saoudite.
"J'aurais été plus qu'heureux d'avoir une épreuve de remplacement. Je ne sais pas vraiment ce qui s'est passé en coulisses. Je ne connais pas les détails quant aux raisons pour lesquelles cela n'a pas abouti. Mais il semble que cela ait été impossible cette fois-ci. Organiser un événement de cette envergure représente un travail colossal. Je suis sûr qu'il était difficile de trouver une solution", a ajouté Evans.
Interrogé sur la possibilité que le WRC remplace l'étape d'Arabie saoudite, le PDG du championnat, Éric Boullier, a ajouté : "Ce n'est jamais agréable d'annuler des manches, surtout lorsque nous avons un partenaire à long terme comme l'Arabie saoudite. Ce n'est pas une question de bonne ou de mauvaise décision. C'est une décision qui a été prise par l'ensemble des parties prenantes, y compris la FIA, afin de garantir la sécurité des personnes."
"Je sais ce que les gens disent : 'il n'y a pas de remplacement'. C'est ainsi. La situation est la même pour tout le monde, et nous avons dû prendre cette décision."
"Nous devons évidemment mettre en place certaines procédures et certains protocoles, et plus cela prend du temps, moins nous en avons pour organiser [une manche de remplacement] dans les conditions requises par le WRC, en matière de sécurité et à tous les autres égards."
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