"Je n'y crois pas p.... !" : Alonso explique son message radio
Fernando Alonso est revenu sur ses propos virulents lâchés à la radio lors des premiers tours du Grand Prix du Qatar.
Photo de: Zak Mauger / Motorsport Images
Huitième sur la grille du Grand Prix du Qatar, Fernando Alonso a conservé sa position dans le premier tour, avant l'entrée en piste de la voiture de sécurité suite à l'accrochage entre la Haas de Nico Hülkenberg, l'Alpine d'Esteban Ocon et la Williams de Franco Colapinto.
Mais, au redémarrage à l'amorce du cinquième tour, le pilote espagnol a perdu deux positions au profit de Lewis Hamilton (Mercedes) et Yuki Tsunoda (VCARB) qui ont déposé son Aston Martin dans la ligne droite avant le premier freinage. Dans la foulée, Alonso a laissé éclater sa frustration à la radio en lâchant : "Je n'y crois pas p... ! Deux ans avec le même p... de problème dans les lignes droites !"
Le pilote espagnol est revenu après la course sur ses propos lâchés dans le feu de l'action, pointant le déploiement d'énergie en sortie de virage sur l'AMR24. "Ce n'est pas la première fois que nous manquons de vitesse de pointe dans le premier tour de la course, ou après la voiture de sécurité", a-t-il ainsi expliqué.
"Je pense que la voiture est confuse car elle pense toujours que nous sommes derrière la voiture de sécurité, donc nous ne déployons pas l'énergie correctement dans le dernier virage lorsque le drapeau vert apparaît. C'est évidemment très coûteux si on ne déploie pas l'énergie alors que l'on a toutes les voitures autour de soi. Nous avons perdu, je pense, deux ou trois places lors du premier restart, et c'était très inquiétant pour le résultat final de la course."
Fernando Alonso (à gauche) a été déposé par Lewis Hamilton (Mercedes) et Yuki Tsunoda (VCARB) à la relance du cinquième tour après la voiture de sécurité.
Photo de: Andy Hone / Motorsport Images
Alonso a par la suite terminé la course à la septième place, non loin de Pierre Gasly (Alpine) et Carlos Sainz (Ferrari) qui se sont disputés la cinquième position dans les derniers tours. "Nous avons compensé à la fin avec quelques voitures de sécurité et plus de réussite", continue-t-il. "Nous continuons donc à enquêter. Je pense que nous connaissons le problème. Il ne nous reste plus qu'à trouver la solution."
Mike Krack, le directeur de l'écurie Aston Martin, a réagi aux propos de son pilote, et a reconnu que son équipe devait se pencher sur ce problème. "Je pense qu'il [Alonso] était un peu frustré de ne pas pouvoir attaquer davantage à la relance", a expliqué le dirigeant luxembourgeois. "C'est un point sur lequel nous devons nous pencher."
"Je pense que notre motricité n'était pas très bonne, et c'est ce qu'il ressent principalement. Évidemment, du point de vue d'un pilote, il y a d'abord la frustration. C'est la première chose. Mais ensuite, on se dit que l'énergie se déploie différemment chez les autres équipes, ou qu'ils utilisent l'énergie différemment. Nous allons donc nous pencher sur la question."
"Il est important que nous discernions ce qu'il en est, parce qu'il s'agit peut-être d'un commentaire trompeur pour l'avenir. Mais je comprends qu'il ait été fait, parce que c'est ce que vous ressentez à ce moment-là, et vous êtes frustrés en voyant les autres vous dépasser."
De son côté, Lance Stroll a connu une nouvelle course chaotique, accrochant la Williams d'Alexander Albon dans le premier tour, avant d'abandonner quelques instants plus tard.
Propos recueillis par Jonathan Noble
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